CAHIER DES CHARGES (COUSSINETS
Àil
Fîg. 11.2
rupture et une dureté suffisante pour ne pas s'user trop rapidement par le choc. On exige qu'elles résistent à un effort de traction de 1300 kilogrammes par centimètre carré. Pour constater cette résistance, on fond fréquemment des pièces d'essai de la forme représentée figure 112, et l'on tourne la tige t t exactement au diamètre de O'^yOl. La pièce est suspendue à un point fixe par un des anneaux et le poids qui en mesure la résistance est suspendu au second anneau.
La fonte au bois, quand elle présente les qualités requises, peut être employée en première fusion ; la fonte au coke subit généralement une seconde fusion. On n'a admis pour les premiers chemins de fer construits aux environs de Paris que des fontes de seconde fusion , mais l'expérience a prouvé que celles de première fusion bien choisie étaient d'un très-bon emploi ; seulement, comme les fourneaux qui produisent la fonte de première fusion sont bien plus sujets à se déranger que ceux d'où provient celle de seconde fusion , il faut exercer une surveillance plus sévère sur la fabrication des coussinets de première fusion que sur celle des coussinets de seconde.
On fait subir aux coussinets des épreuves par pression , comme aux rails ; il serait convenable de les soumettre également à des essais par le choc. On stipule enfin un délai de garantie qui est en général d'un an.
CheTiiietteB. • — Outre les Conditions relatives aux formes, dimensions et poids des chevillettes , on doit exiger que le fer qui les compose soit doux et nerveux. Les têtes doivent être refoulées et non soudées. La réception se fait en présentant les chevilles à deux gabarits en acier trempé ; elles doivent toutes entrer jusqu'à la tête dans le plus grand et ne pas entrer jusqu'à la tête dans le plus petit.
On enfonce un certain nombre de chevilles dans un bloc de chêne jusqu'à moitié de leur longueur, puis on recourbe à coups
41 s ÉTABLISSEMENT DE LA VOIE.
de masse la partie excédante , de manière qu'elle fasse un angle de 45 degrés avec la verticale. Les chevilles soumises à cette épreuve ne doivent présenter aucune altération.
€•!»•. — lies coins doivent être en chêne sec de bonne qualité * , sans aubier et de droit fil. Afixi de s'assurer que cette dernière condition est remplie , on exige souvent que les coins soient débités à la hache au lieu de l'être à la scie , puis rabotés.
On vérifie leurs dimensions au moyen de deux gabarits en acier ; cha(]^ue coin doit traverser presque totalement l'un de ces gabarits et entrer à peine dans l'autre.
On a reconnu que les traverses devaient faire saillie de O^'^GO au moins en dehors des rails. Si elles sont moins longues, leurs extrémités vibrent fortement au passage des trains et font tasser la chaussée, de sorte que les traverses finissent par ne plus reposer sur le ballast qu'en leur milieu. Pour la voie ordinaire de l'^.SO, les traverses doivent donc avoir 2°", 70 de longueur.
La largeur et l'épaisseur des traverses influent également sur la stabilité de la voie. Si les traverses sont trop minces, elles fléchissent au passage des machines ; si elles sont trop étroites, elles ne reposent pas sur une surface assez étendue sur le ballast, et la voie tasse fréquemment. D'un autre coté, leur largeur ne doit pas dépasser 0"',36, sans quoi l'on ne parvient que difficilement à bourrer uniformément le sable sur lequel elles portent.
Les dimensions sont généralement plus fortes pour les traverses qui sont placées sous les joints des rails que pour les intermédiaires ; on fixe ces dimensions en indiquant la tolérance que l'on accordera.
Les traverses de joint équarries employées en France ont Qm 14 ào-,!? d'épaisseur sur 0"',32 à 0'»,35 de largeur ; les mêmes traverses demi-rondes ont de 0*",14 à 0"',18 d'épaisseur sur 0",32 à O^.Sô de largeur. La tolérance accordée en