‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 3)Chapitre 140 sur 184 · On fait auu! d'exoellenta coins aveo le bois d'aeaoia · texte numérisé non relu

On fait auu! d'exoellenta coins aveo le bois d'aeaoia

CAHIER DES CHARGES (COINS). 4i9

plus OU en moins est de 0'"»02 à 0™,04 sur la largeur, de 0"*,01 à 0'°,02 sur rëpaisseur et de 0™,10 à 0'"»25 sur la longueur.

Les traverses intermédiaires éqnarries n'ont que 0'",14 à 0™,15 d'épaisseur sur 0",21 à 0",28 de largeur ; demi-rondes, elles ont de 0",14 à 0-,17 d'épaisseur sur 0'",21 à O-.SS de large ; les tolérances sont les mêmes que pour les traverses de joint.

Traverses. — Nous avons dit que les traverses des chemins européens étaient en chêne, en hêtre ou en sapin. Le hêtre ne peut être employé que lorsqu'il a été préparé par un des procédés indiqués plus haut. On prépare aussi généralement le ^apin. Au chemin de l'Est on a remarqué que les chevillettes prenaient du jeu bien plus facilement dans le sapin que dans les autres bois. Elles se maintiennent beaucoup mieux dans le bois de hêtre.

Les traverses sont payées en raison de leur volume ou à la pièce. Dans ce dernier cas les tolérances en plus doivent compenser les tolérances en moins et Tépaisseur de l'aubier est limitée. Quand les traverses sont payées au cube, on ne tient pas compte de l'aubier ou l'on indique une tolérance. Il est trës>important d'indiquer au cahier des charges le mode de mesurage des traverses. Autrement le fournisseur pourrait avoir la prétention de les mesurer, suivant certains usages du commerce au grand détriment de la Compagnie.

On stipule que toute traverse présentant des défauts sera rejetée ; on exige que le bois ait été abattu en bonne saison (du 15 octobre au 15 mars, à l'époque où la circulation de la sève est ralentie); enfin l'on n'admet que des bois qui aient moins de deux ans de coupe.

Quant à la forme des traverses, on exige que les deux faces horizontales soient planes, et l'on indique une courbure limite dans l'autre sens.

Baïu^t . — Le ballast doit être perméable et avoir une certaine consistance. On emploie comme ballastdiflerentes substances. Le plus souvent on se sert de sable; mais dans les pays où le sabl(>

de bonne qualité est rare, comme par exemple aux environs de Lille , on le remplace par d'autres substances , des pierres concassées (chemins d'Orléans, de Strasbourg, etc.), des mélanges de briques pilées et de laitiers (chemin de Lille à la frontière belge), de la menue houille (chemin de Darlington), de la craie (chemin du Nord).

Le sable, pour être suffisamment perméable, doit être composé de grains de moyenne grosseur et assez durs pour ne pas être écrasés et réduits en poudre au passage des convois. L'eau circule moins bien dans le sable fin ; ce dernier , d'ailleurs , étant facilement soulevé par le vent ou même par le simple courant d'air que produit le passage d'un convoi, devient trèsnuisible aux machines , en se logeant dans leur mécanisme. Il pénètre dans les joints, et jusque sur les fusées des essieux , s'y attache au moyen de la graisse qui les lubrifie et en occasionne promptement la destruction.

Le sable qui contient une forte proportion d'argile à l'état de mélange , absorbe l'eau et se convertit en boue à la suite des grandes pluies. Il doit donc être rejeté. Mais si l'argile n'est qu'en petite quantité , loin d'altérer la qualité du sable , elle lui donne une certaine consistance et l'empêche de se dé* placer trop facilement.

Les pierres concassées sont moins homogènes que le sable , et leur emploi rend l'entretien plus difficile. Les mélanges de briques pilées et de laitiers ont donné toute satisfaction. La menue houille est d'un excellent usage. Mais il faut pour cela qu'elle ne contienne qu'une très-petite quantité de pyrite de fer, autrement elle s'enflammerait spontanément. La craie est souvent gelive et forme alors de la boue. On l'a employée au chemin du Nord pour l'assise inférieure de la chaussée ; recouverte de sable elle a été soustraite aux influences de la gelée et s'est bien comportée.

Il est certaines conditions communes à tous les cahiers de charges. Nous allons les indiquer :

Conditions générales. — Pendant l'exécution des travaux il

CAHIER DES CHARGES (CONDITIONS GÉNÉRALES.) 4âl

peut se présenter des améliorations qu'il soit convenable d'adopter; il faut toujours se réserver la faculté de le faire moyennant une indemnité réglée de gré à gré ou par experts. Il ne faut pas négliger de stipuler que toutes les contestations qui pourraient s'élever entre la Compagnie et le fabricant seront jugées dans la localité où se trouve le domicile de la Compagnie. On serait autrement exposé à aller plaider dans des villes voisines de l'usine où le fabricant peut exercer plus facilement son influence. On impose généralement au fabricant la condition de ne sous-traiter qu'avec l'autorisation de la Compagnie. Enfin il faut opérer sur les payements une retenue de un dixième qui n'est restitué au fabricant qu'à l'expiration du délai de garantie.

POSE ET BKCEPTIOir DE JLA YOIE.

Une mauvaise voie peut devenir la cause d'accidents graves elle entraîne dans des frais d'entretien fort élevés. Il est donc de toute nécessité d'apporter le plus grand soin dans la pose.

Lorsqu'on reçoit la voie , il faut s'assurer que les traverses reposentsur une couche de ballast suffisammentépaisse, qu'elles portent par tous leurs points sur cette couche et sont convenablement enveloppées de ballast ; que les coussinets et par suite les rails ont l'inclinaison convenable ; qu'ils sont solidement fixés aux traverses ; que la largeur de la voie est constante du moins dans les parties rectilignes ; que la hauteur des deux files de rails est la même dans les lignes droites ; que dans les courbes on a , pour faciliter le passage des convois, surélevé convenablement la file de rails extérieurs, et enfin que les coins ont été suffisamment enfoncés et ont été placés dans la direction convenable.

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