RUSSIE ET POLOGNE RUSSE
tral Siluare , sous la direction de M. Geddes et de M. Saint- Alvord , qui ont le plus contribué au développement du système des plank-roads dans le Canada.
Après les troubles de 1838, les routes en bois devinrent sous la direction de M. Hamilton, président de la chambre des travaux , un des perfectionnements à Tordre du jour, et elles furent alors importées, avec le plus grand succès, d'abord dans le haut Canada et ensuite dans le bas Canada.
Mais c'est surtout dans TEtat de New- York que ce système a fait le plus de progrès; depuis quatre années seulement que les plank-roads y étaient employés en 1850 on en comptait dans cet Etat; 3370 kilomètres; ils ont été exécutés au prix moyen de 6186 fr. le kilomètre. A la même époque, il n'en existait encore que 700 kilomètres dans le Canada.
Aujourd'hui on construit de ces chemins dans tous les Etats de l'Union.
On peut dire que les chemins en bois en Amérique paraissent destinés à alimenter les chemins de fer et les canaux, et qu'iJs ne leur sont pas inférieurs dans leurs usages particuliers.
Les chemins en bois rendent de grands services à la population agricole pour les communications avec les villes ; ils offrent au fermier l'avantage d'avoir une route en bon état où il peut se servir de son matériel roulant pour transporter en toute saison les produits de sa ferme au marché voisin , et ils ont aussi avec les chemins de fer, et même à un plus haut degré , une telle influence sur les propriétés , qu'ils les font augmenter considérablement de valeur.
Les chemins en bois ne durent guère au delà de huit années.
Hollande. — Il existait en Hollande, d'après l'annuaire Chaix, à la fin de 1853, un chemin d'Amsterdam à Rotterdam long de 80 kilomètres, passant par Harlem, Leyde et La Haye; et un chemin d'Amsterdam à Arnheim, long de 91 kilomètres, passant par Utrecht. Un chemin de fer est projeté de Mœrdick, au réseau belge , à Anvers.
RhimIc et Pologne russe. *— Les chemins de fer en exploi-
tation dans l*empire russe sont : celui de Saint-Pétersbourg à Moscou, long de 650 kilomètres environ, et desservant 21 stations y compris celles des points extrêmes ; le chemin de Saint* PétersbourgàTsarskoeSelo, et Pawlowsk, 28 kilomètres, et enfin le chemin de Saint-Pétersbourg à Gatchina , 42 kilomètres, première section ouverte le 19 octobre 1853, du chemin de fer de Saint-Pétersbourg à Varsovie.
Sont à Tétude : les chemins de fer de Saint-Pétersbourg à Péterhof, 22 kilomètres; Dunabourg à Riga, 200 kilomètres. Plusieurs autres chemins de fer sont projetés dans la Russie méridionale.
Italie. — L'Italie ne possède encore que des tronçons de chemins de fer, mais ils concourent à la formation de lignes qui se relieront, dans un avenir peu éloigné, à celles des Etats voisins. Dans l'Italie supérieure, sont en exploitation les chemins de fer suivants qui , réunis , doivent former , plus tard , la ligne de Milan à Venise, en correspondance par la mer Adriatique, avec Trieste, savoir : Milan à Tréviglio, 24 kilomètres ; Vérone et Venise par Vicence et Padoue, 120 kilomètres, avec embranchement , d'une part, de Vérone à Mantoue, et d'autre part, de Venise à Trieste.
Il existe , en outre , un embranchement de Milan au lac de Corne par Mouza.
Divers chemins de fer de jonction sont en construction ou à l'étude, savoir :
Plaisance à Bologne, par Parme, Reggio et Modène;
Reggio à Mantoue ;
Bologne à Pistoie.
Dans l'Italie inférieure , il n'existe encore que des chemins de fer de localités ; ceux de Florence à Prala et Pistoie, 34 kilomètres ; de Florence à Pise avec embranchement de Pise à Lucques, de Pise à Livourne, et enfin d'Ëmpoli à Sienne.
Dans les États Romains, une ligne a été concédée de Rome à Florence , et de Bologne à Ancone ; mais aucune section n'en est encore exploitée.