‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 3)Chapitre 17 sur 184 · SARDAIGNE ET PIÉMONT · texte numérisé non relu

SARDAIGNE ET PIÉMONT

Le rojraume de Naples possède les chemins de fer de Naples à Salerne avec embranchement sur Castellamare , de Naples à Capoue avec embranchement sur Noia.

Sardaisne et piénioat. — Le gouvernement du roi Victor Emmanuel encourage, par des garanties d'intérêts et par des abaissements de droits, la construction des chemins de fer dans ses Etats.

Grâce à sa coopération éclairée » il s'est formé depuis quelques années des .compagnies nationales qui, aujourd'hui toutes à To^uvre , auront bientôt doté le pays de nombreuses voies de communication rapide.

Lé royaume de Piémont est le passage naturel de la France dans l'Italie centrale, et, par suite des concessions faites et de celles projetées, Turin sera promptement relié d'une part aux chemins' de fer français par Grenoble et par la Suisse, et d'autre part, à Venise et à la mer Adriatique par Milan, Vérone et Vicence.

Les lignes concédées représentent, non compris les chemins de jonction avec la Suisse » plus de 500 kilomètres , savoir : Turin à Suze, 54 kilomètres; — Turin à-Novarre, 96 kilomètres ; — Trufarello à Coni , 75 kilomètres ; — Bra à Cavalle- Maggiore, 13 kilomètres; — MoKara à Vigitano , 13 kilomètres ; — Turin à Pignerol, 38 kilomètres ; — Turin à Gènes , 209 kilomètres ; — Gènes à Voltri, 12 kilomètres.

Le chemin de Turin à Savigliano a été ouvert le 13 mars 1853 ; il doit se prolonger surFossano, Ceutalto et Coni. De Savigliano, il est projeté un embranchement sur Salme, 13 kilomètres.

La ligne de Turin à Gènes a été inaugurée le 6 décembre 1853 .

Par décret royal du 28 avril 1853, il a été fait concession pour quatre-vingt-dix-neuf ans, aune Compagnie française, du chemin de fer Victor Emmanuel, partant de Modène, dans la province de Maurienne , et allant, par Chambéry , à la frontière de France et à celle du canton de Genève. Cette ligne se reliera au chemin de fer de Suze à Turin.

3R HISTORIQUE D£9 GHfiMINS DE FER.

De Novarre» un chemin de fer ira à Alexandrie par Mortara et Casai .

La distance qui sépare Milande Yigerana n'est pas de plus de 36 kilomètreB en ligne droite; l'on pourrait donc facilement se raccorder sur ce point avec le chemin de fer de Milan à Venise. Suéde et Norvège. — Il n'existe encore dans ce pays qu'un seul chemin de fer, celui de Christiania au lac Mjosen « mais il met un cinquième de la propriété et uti quart de la population en communication avec la capitale. La longueur totale de la voie est de 67''", 2 ; le lac Mjosen est sillonné par des bateaux à vapeur jusqu'à 107 kilomètres de Christiania, et .établit ainsi une communication rapide entre les populations nombreuses, les districts les plus favorisés par la nature, par l'industrie et le littored de la mer du Nord , avec laquelle les rapports commerciaux étaient, jusque-là, difficiles, et par conséquent onéreux. Cette région comprend, en effet, une des parties les plus accidentées de la Norvège ; au premier aperçu le chemin de fer semblait impraticable , et il a fallu toute l'habileté et la hardiesse du célèbre ingénieur qui a dirigé les travaux pour vaincre des difficultés si nombreuses.

Le chemin de fer dont il est question , et dont les 67''",2 auront coûté 11250000 francs à construire, a été partielleftient livré à la circulation du 1" janvier au 1"^ août dernier, sur une longueur de 66"', 8.

Dauemiirk. — Il n'existe en Danemark qu'un chemin de fer en exploitation, celui de Copenhague à Rœdskilde, 38 kilomètres environ, mais le prolongement de Rœdskilde à Korsœr paraît décidé.

Suisse. — Les premières études d'un chemin de fer en Suisse , celui de Morges à Yverdun , réunissant le lac Léman au lac de Neufchàtel , ont été faites en 1838 par une société formée sous la présidence de M. Perdonnet père. Le tracé a été déterminé par M. Fraisse, ingénieur distingué. Le chemin de Zurich à Bade étant le premier, ce chemin sera le second livré a l'exploitation; il sera ouvert au mois d'avril ou de

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