‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 3)Chapitre 18 sur 184 · ESPAGNE ET ILE DE CUBA · texte numérisé non relu

ESPAGNE ET ILE DE CUBA

mai 1655. L'ancien tracé de M. Fraisse a été adopté avec de légères modificationB, et l'exécution du chemin lui a été confiée.

Ce chemin doit se prolonger d'une part jusqu'à Genève, en paRBant à une petite distance du lac Léman et de l'autre jusqu'à Berne, en passant à Morat. Une autre ligne déjà concédée à une Compagnie s'étendra de Berne à Bâle ; elle formera, avec la précédente, un chemin complet de Bâle à Genève. Dans un avenir prochain le chemin sera réuni aux chemins français par une branche qui , partant d'un point entre Morges et Yverdun , ira rejoindre le chemin de Dole à Salins après avoir passé à Jougne et Pontarlier. Ce sera le cheium le plus court de Paris à Genève , et il deviendra , en se prolongeant de Lausanne sur le Valais, le grand chemin de Paris à Milan.

On a étudié en Suisse d'autres lignes importantes.

De la grande ligne de Bâle à Genève se détache , à Olten , une ligne qui s'étendra de l'ouest à l'est de la Suisse jusqu'à Romanshom sur le lac de Constance, et qui desservira Arau, Bade, Zurich, Vinterthur et Frauenfeld. Elle utilisera le tronçon déjà construit de Bade à Zurich. Les travaux sont en grande activité entre Zurich et Romanshom. Un embranchement partira de Vinterthur pour desservir ShaflhoUse ; de Romanshom à Coire, un nouveau chemin suivra les bords du lac de Constance et la vallée du Rhin. Ce chemin se prolongera plus tard jusqu'en Italie en traversant le Lukmanier et ira se souder à la ligne de Bellinzone à Gènes. Lucerne, enfin , sera desservi par un embranchement partant d' Arburg , sur la grande artère du nord au sud. Neufchâtel sera mis également en communication avec cette grande artère. Le réseau que nous venons de décrire desservira directement, ou par des embranchements, Bâle , Berne , Soleure , Neufchâtel , Genève , Lausanne , Zurich, Lucerne, Shaflhouse et Coire. On a aussi projeté un chemin de fer qui s'étendra de Lausanne jusqu'à Sion dans le Valais et un chemin direct de Bâle à Zurich.

fc(i|fa(çiii» tel Ile de Cuba. — L'établissement des chemins de fer dans ce pays si riche en produits minéraux de toute espèce

et si fertile sur une certaine étendue de son territoire , doit y accroître considérablement la richesse nationale et produire une fusion bien désirable entre des provinces animées encore d*un déplorable esprit d'antagonisme vis-à-vis lès unes des autres. La portion des chemins de fer construits est cependant insignifiante eu égard à la grandeur du pays. Ce ne sont que de véritables tronçons d'une faible longueur. A la fin de 1852, on ne comptait que quatre lignes en exploitation; celle de Madrid à Aranjuez , longue de 48 kilomètres ; de Barcelonne à Mataro, dont la longueur est de 27 kilomètres 1/2; de Gijon à Fontaneira, 10 kilomètres; et de Valence au Grao et à Bénifayo , dont la portion exploitée comprenait un total de 27"\50.

Le gouvernement espagnol , comprenant toute l'importance des voies de communication ferrées , a étudié un réseau qui relierait entre elles toutes les grandes villes de la Péninsule ; mais il est à craindre que l'exécution n'en soit pas aussi rapide qu'on pourrait le désirer.

La colonie espagnole de Tile de Cuba est plus riche en chemins de fer que la mère-patrie. Il y existe déjà plusieurs lignes dont la longueur est de 604 kilomètres. Les premiers travaux datent de 1834. De nouveaux chemins d'une assez grande longueur ont été concédés à des Compagnies respectables.

Portugal. — En Portugal on construit le chemin de Lisbonne à San tarem, long de 95 kilomètres, et qui doit se relier plus tard à la ligne de Madrid, à la frontière de Portugal, passant par Badajoz.

Turquie et Grëoe. — En Turquie et en Grèce , il n'existe encore aucun chemin de fer, mais il y a lieu d'espérer que , la guerre avec la Russie terminée, ces pays, grâce à l'influence de la France et de l'Angleterre, entreront enfin dans la voie du progrès industriel et commenceront l'établissement de grandes lignes.

Algérie. — On ne voit encore aucune voie ferrée en 4-'6^ rie, mais la concession du chemin d'Alger à Blidah ainsi que celle du chemin de Bone à Constantine ont été demandées, et

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