COMPAGNIE II
de 1 Rouen au Hayre. ||
!'• classe. . .
2« classe. . .
3* classe. . .
Parconrs moyrn cl'uo Toyageur quelconque. . .
Quant à raccroissenient des frais provenant du parcours partiel, un raisonnement bien simple le mettra en évidence. Un convoi composé de dix voitures remorquées par une seule locomotive peut transporter 400 voyageurs de Paris à Versailles ; 800 voyageurs transportés à moitié chemin dans des voitures de même classe donneront le même produit brut, mais pour transporter ces 800 voyageurs, il faudra 20 voitures et 2 locomotives qui , bien que les wagons ne parcourent que la moitié de la longueur totale du railway, devront faire le trajet dans son entier. Le produit brut restera donc le même et la dépense sera doublée.
Observons toutefois que ceci nVst qu'un cas extrême admis pour mieux faire ressortir la vérité de notre assertion , car, généralement , partie au moins des voyageurs du petit parcours sont remplacés par des voyageurs partant des stations intermédiaires.
l. Nous n'ttTons pas pu nous procurer dM renseignements plus récents*
TRACES DIRECTS
Ainsi , tout «n appelant l'attention sar rimportance da rôle qne jouent les produits des localités intermédiaires sur un grand nombre de lignes, nous ne prétendons pas qu^il faille dévier une grande ligne pour lui faire desservir les moindres bourgs ; nous recommandons au contraire de bien fixer la valeur des produits que peut fournir une localité avant de lui sacrifier la rapidité ou l'économie du parcours entre les localités extrêmes ; ayant bien soin de tenir compte autant du parcours moyen de chaque voyageur que du nombre de voyageurs.
C'est ainsi que la Compagnie de l'Est a cru devoir, en étudiant le tracé du chemin entre Paris et Mulhouse , le faire passer à plusieurs kilomètres de la ville de Provins, parce quelle a reconnu que pour toucher à cette ville il eût fallu se jeter dans des dépenses qui n'étaient nullement en rapport avec l'accroissement de produit auquel ce détour aurait donné lieu.
Dans ces sortes de calculs il faut avoir égard au transport des marchandises autant qu'à celui des voyageurs. Le transport des marchandises sur les chemins de fer ne devient ordinairement avantageux que lorsque la distance dépasse un certain nombre de kilomètres. Aussi le parcours moyen d'une tonne de marchandises est-il, sur nos principales lignes, plus grand que celui d'un voyageur. C'est ce que prouve le tableau suivant :
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