‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 3)Chapitre 37 sur 184 · PENTES ET RATONS DE COURBURE. S · texte numérisé non relu

PENTES ET RATONS DE COURBURE. S

ron 20000 fr.*. La dépense supplémentaire totale est donc de 160000 fr.

Le nombre de kilomètres parcourus par les convois qui font usage de machines de renfort est d'environ 47 000 kilomètres *8ur chacune des rampes, soit sur les deux rampes 94 000 kilomètres. La dépense supplémentaire occasionnée par les plans inclinés est ilonc par kilomètre de 160 000 fr. divisés par 94000, c'est-à-dire 1 fr. 70.

Les frais de traction et d'entretien de la voie pour un C3nvoi sur les pentes ordinaires maxima de 5 millimètres étant d'environ 1 fr. 20 cent, par kilomètre , ces mêmes frais se trouvent ainsi plus que doublés au passage des plans inclinés.

Toutefois si la longueur des rampes était plus grande , les mêmes machines de renfort, pourvu que cette longueur ne dépassât pas certaines limites, suffiraient pour en faire le service.

Au chemin de Strasbourg , le dépôt de Lérouville ou un dépôt voisin à Commercy eût été nécessaire , îors même que les rampes n'eussent pas existé. On peut en dire autant du dépôt de Bar-le-Duc. Nous n'avons en conséquence compris, dans la dépense supplémentaire, ni l'intérêt du capital des dépôts, ni le traitement des chefs de dépôt.

Sur le chemin d'Orléans, au contraire, d'après M. Polonceau, ingénieur en chef du matériel de ce chemin, on a été forcé d'établir un dépôt spécial pour le service delà rampe d'Étampes, en sorte qu'ayant égard à cette circonstance et. observant que la fréquence des convois sur le chemin d'Orléans exige la présence de trois machines dans le dépôt d'£tampes , au lieu de deux qui suffisent dans les dépôts du chemin de Strasbourg , on trouve que le supplément de dépense occasionné sur le chemin d'Or-

1. Les frais d*eiitretien et de police de la voie sur de faibles pentes, étant Je 2500 francs par kilomètre, noas avons supposé un accroissement de 20 pour 100, soit de 500 francs sur les rampes de 8 millimètres. A ces 500 francs, il faut en ftjoMtar autant pour augmentation des frais de renouvellement de matériel fixe, ce qui fait en tout 1000 francs par kilomètre de dépense snpplémentiiira applicable au service de la voie et 20 000 francs environ pour les deux rampes.

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léans par la netile rampe d'Étampes ett, potir la traction ieulement , de 132 000 fr. , ce qui dii!ère peu de celle que nécessite lé passage des deux rampes en sens contraire jdu chemin de Strasbourg.

A ce surcrcrft de dépense il faudrait encore ajouter raccrois* sèment des frais d'entretien , de police et de renouvellement des* voies.

Sur le chemin d*Éperhay à Reims on trouve aussi deux rampes àa 9 millimètres inclinées en sens contraire i longues de 19000 mètres; la première, du coté d'Epernay, d'environ 11000 mètres de longueur» et Tautrei dti côté de Reims, d*environ 8000 mètres. L'existence de ces deux rampes en* traîne un accroissement de frais de 80 000 fr. au moins qui pèse lourdement sur Texploitation du chemin de Reims'.

1. Calcul da snpplément de dépendes qu'exige le profil de la ligne de Reims : Supposons que le service normal de cette ligne se compose de : 4 trains de voyageurs par jour da&i chaque seni , soit 8 traii&s à 30 kilomètres, 240 kilomi^^tres ;

3 trains de marchandises dans chaque sens , soit 6 trains à 30 kilomètres , 180 kilomètres.

1° Les trains de voyageurs, au liett d'être remorqués par une maohînfe ordl* naire à roues libres, doivent l'dtre par des machines mixtes qui consomment 2 kilogrammes Se Coke de plui| par kilomètre, à 0^04 le kilograitame, c'est. 0',0B

L'entretien de machines mixtes est plus cOÛtetiiK ; l'usure des bandages

plus grande, etc., eto.| soit pour cet article un supplément de • Q^05

Total OMS

lolt par jour p<$âr les 940 kilomètres de trains de voyageurs, 31 fr. SO o.

2* Les machines à marohandises ne remorqhent« sur l'embranobament de Reims, qae la moitié de la charge qu'elles traînent sur la ligne prinoipalet Donc, sur cette dernière, un truHc égal à celni de la ligna de Reims n'exigerait i(tt'un parcourt kilométrique moitié moindre et par conséquent une dépauae aussi moitié moindre. Les frais de traction et d*entretion du ma\éri«l sont, par kilomètre de trains à marchandises, d'au moins 1 fr. 10 cent., et pour 180 kilotoètrea de 198 francs dont la moitié est de 09 francs. On peut éono admettra

que l'excédant de dépense est de • 09 fr. « a.

et encore ne tenons-nous pas compte du surcroît de frais qu'oc- -

casionne un personnel de conducteurs de trains et gardes^freins plus considérable.

En résumé, on a par jonr excédant pour le service des voyageurs , 31 20

des marchandises 99

Total 130 fr. 80 o.

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