PLAN DE L'OUVRAGE
mode de construction delà chaussée. Nous décrirons les différentes espèces de rails, coussinets, changements de voie y plaques tournantes , etc.... qui composent la voie proprement ditei et nous serons ainsi tout naturellement conduits à traiter de la disposition des gares ou stations où sont employés presque exclusivement ces changements de voie et plaques tournantes.
Après la description de lar voie et des gares, viendra celle du matériel roulant, voitures et locomotives, ainsi que celle des machines fixes et des plans automoteurs. Nous développerons quelques considérations théoriques sur la résistance opposée par le^ véhicules à l'action des moteurs , et sur le calcul de la puissance des locomotives. Nous ferons connaître les différents moyens proposés ou employés pour diminuer cette résistance, (système Laignel, système Arnoux), et nous terminerons par une description succincte et critique des nouveaux moyens de locomotion tentés avec plus ou moins de succès jusqu'à ce jour, (système atmosphérique, anglais et français, système Jouffroy, système Andraud, système Pecqueur, système Chameroy, système Seguier, système Erickson, etc.
DBS
GHAPITRET PREMIER.
CONFAEAISOlf DBS YOnS DE GONNUlflCATlOlf.
L'importance des chemins de fer comme voie de commu-' nication a rapidement grandi dans ces dernières années.
Jusqu'en 1829, époque de l'ouverture du chemin de Liverpool à Manchester et de l'invention de la locomotive à chaudière tubulaire , on n'en fit guère usage que pour conduire les produits des mines ou des usines aux voies navigables , naturelles ou artificielles , et , même après le succès de cette grande expérience , les partisans des anciens moyens de transport soutinrent-ils quelque temps encore que le succès était exceptionnel et que les chemins de fer ne pouvaient réussir que dans certaines localités privilégiées, très-rares, et seulement pour de courtes distances.
L'activité de la circulation qui se développa sur les chemins de Londres à Birmingham et de Londres à Bristol , livrés au public quelques années après celui de Li verpool , détruisit cette erreur. Force fiit bien alors de reconnaître que les chemins de fer étaient appelés à jouer un rôle important dans le monde politique et commercial , en rapprochant les Etats , les cité?; et
les hommes , en multipliant les rapports entre les individus , en facilitant les échanges de produits et d'idées, en mêlant les intérêts et faisant disparaître ^ par un contact fréquent, les préjugés locaux et les haines nationales.
Aussi , aujourd'hui , Tutilité économique et philosophique des chemins de fer n'est-elle plus contestée par personne ; tout le monde la reconnaît; mais on diflf^re encore sur la limite de leur puissance. Suivant quelques auteurs, elle est bornée et-ne s'étend guère au delà du transport des personnes, de leurs bagages et de certaines marchandises de peu de volume et d'une grande valeur, et pour tout le reste , les routes ou les canaux leur seraient de beaucoup préférables , comme exigeant moins de dépenses de premier établissement et d'exploitation.
Suivant d'autres écrivains , au contraire , la supériorité dos chemins de fer est absolue, aucune concurrence ne peut leur être opposée , ils doivent remplacer tous les autres moyens de communication ; aussi convient-il dorénavant de les préférer aux routes et même aux canaux pour desservir les contrées dont la viabilité est incomplète.
Nous croyons devoir, avant d'entamer la description technique des chemins de fer, essayer sinon de résoudre ce problème, du moins de le simplifier en présentant les résultats d'une observation calme et impartiale des faits déjà constatés et des circonstances au milieu desquelles ils se sont produits.
Commençons par quelques mots sur le rôle modeste laissé aux routes ordinaires par l'invention des chemins de fer.
Routes. — Perpendiculaires aux voies de fer, les rouies de terre sont le premier agent de leur prospérité; ce sont elles qui les alimentent de voyageurs et de marchandises empruntés à tous les centres d'habitations placés dans la zone d'action du chemin, zone qui s'élargit en raison de la longueur de la ligne.
Parallèles aux railways , les rouies peuvent lutter avec avantage ou conserver du moins une activité suffisante lorsquil s agit de courtes distances, parce qu'elles pénètrent plus à l'intérieur des villes et permettent de prendre et de livrer les mar-