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CAISSES DES WAGONS

résilles sur les accoudoirs. Les Allemauds adoptent souvent des guipures analogues à celles que Ton place sur les meubles d'appartement.

riwwina — En Angleterre et en Allemagne on se sert de coussins fixes à élastiques pour les premières classes.

Le dessus des coussins est composé tantôt de toile treillis, tantôt Je maroquin, de même nuance que la garniture, pour servir en

La parclose est quelquefois composée d*un cadre cannelé.

Par^aet. — Le parquet des premières classes est généralement recouvert de toile cirée ; sur cette toile cirée on place, en été, des tapis en moquette doublés de toile treillis; en hiver, on ajoute quelquefois des peaux de mouton-fourrure.

On a trouvé aussi certains avantages à remplacer, en hiver, les tapis moquette par des tapis en aloès, dans lesquels on place les peaux de mouton.

La conservation des peaux de mouton pendant Tété exige des soins particuliers avant leur rentrée en magasin ; il faut les laver à Teau de savon et les mégisser à l'eau d'alun.

Les parquets des deuxièmes et des troisièmes classes sont simplement peints à Vhuile. En hiver, il convient d'y placer des tapis en aloès, ou tout au moins des paillassons.

F^Êttmre, — On ne saurait trop prendre de soins dans l'application des peintures des caisses. De la solidité de ces peintures, en effet, dépend beaucoup la conservation et par conséquent la solidité (les assemblages.

On a adopté différentes nuances de peintures pour distinguer les classes les unes des autres ; il faut toujours s^attacher à choisii des couleurs dont les nuances varient le moins possible sous la <louble influence du temps et des conditions climatériques. Nous avons, au chapitre des ïTfljOMS , t. H, page 674, indiqué les conditions que doivent remplir les bonnes peintures.

CaiMcs dcft waifCMM A bagageii. — Dans certains wagons, plus spécialement employés dans les trains de marchandises, la caisse, plus petite que celle du wagon à bagages ordinaire, contient un compartiment de cinq places pour les hommes de peine et les doua-

niers ; elle est montée sur un châssis en fonte et bois. Ce wagon porte un frein à contre-poids.

Dans ces derniers temps, le déclanchement du frein a été mis à la main du mécanicien au moyen d'une corde qui aboutit sur le tender. Ces wagons à bagages portent généralement des ireins et des niches à chiens.

FonrycMM * baffagM. — Les fourgons à bagages destinés au service des marchandises sont en général identiques à ceux destinés; aux trains de voyageurs. Cependant sur quelques lignes, sur le réseau du Nord entre autres, on a disposé dans ces fourgons un compartiment de 5^ classe pour les employés de la douane et de la Compagnie. Ce compartiment est ordinairement placé à rextrémité opposée à la guérite du frein, à la place des niches à chiens qui sont inutiles dans les trains de marchandises.

WacoB* é, Buirehandteeii couverts. — La plus grande partie

des Compagnies ont aujourd'hui renoncé pour les wagons à marchandises à rendre la caisse indépendante du châssis. Cette disposition, qui a certains avantages pour les voitures, n'en présente aucun pour les wagons à marchandises.

Toiture. — Dans la plupart des Compagnies les toitures des wagons couverts sont composées de courbes de pavillon en hêtre, sur lesquelles sont clouées longiludinalement des planches de 15 cent, d'épaisseur et de 0°^,15 de large, sur ces planches on cloue à son tour ou de la toile goudronnée et sablée, ou du zinc. Les toitures en zinc, généralement réservées pour les voitures, sont considérées comme trop dispendieuses; cependant certaines Compagnies, pour éviter les nombreuses réparations, les déchirures, les avaries qui résultent de la mouillure produite par des toitures en mauvais état, n'ont pas hésité â adopter d'une manière générale le zinc.

Toiture* en lN»i« dites toitures A ri|(oles. — Pour éviter le zinc

qui est cher et qui, dans les climats chauds, se gondole, se dilate et se déchire souvent, et pour éviter aussi la toile que quelquefois le vent, en s' engouffrant dans les parties mal clouées, soulève et déchire complètement, le chemin du Midi a, d'après des notes fournies par M. Mathieu, essayé des toitures complètement en bois. Os toitures, qui sont formées de deux plans inclinés comme

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une toiture de maison, sont faites de planches de 20 à 22 millim. d'épaisseur et de O^'^IO de largeur, vissées dans leur largeur et sur le battant de pavillon. Ces planches ou voliges, séparées Tune de Tautre de 2 centimètres environ, sont réunies deux à deux par des gouttières en zinc qui ont toute la longueur des planches el qui font office de languettes. Il y a donc entre chaque volige une gouttière par laquelle s'écoulent les eaux à mesure qu'elles tombent.

Les voliges sont en sapin assez épais pour qu'elles puissent résister à la charge des hommes que les besoins du service conduisent à circuler dessus. Elles sont en outre très-élroites afin qu'elles soient le moins possible exposées à se fendre ; enfin elles ne doivent être employées que très-sèches, et sont d'ordinaire couvertes d'un enduit de brai sablé, afin que les flammèches qui par hasard s'y déposeraient, ne puissent causer des incendies, cette préparalion a en outre l'avantage de contribuer à la conservation des bois.

Les gouttières en zinc n"* 16 sont de forme demi-circulaire et pmbrevées par trait de scie dans les deux voliges contiguës qu'elles affleurent par-dessous.

La première application de ce système de toiture a été faite au chemin du Midi en 1859. Il a été étendu successivement, et aujourd'hui la Compagnie a 1,650 wagons couverts par ce procédé, qui est dû à l'initiative de deux agents de la compagnie du Midi, MM. Dormoy et Dubois.

L'application de ce système a été faite aussi au chemin d'Orléans sur 500 wagons ; mais pour qu'il puisse réussir, il faut avant tout que les bois soient bien choisis et que le travail soit fait avec soin. C'est ainsi qu'au chemin du Midi, où le succès a été complet, les 200 premiers wagons environ ont été faits aux ateliers, et on a remarqué que le remplacement des lames défectueuses, après cinq années de service, n'avait été que de 1 pour 100 dans les toitures faites aux ateliers, tandis qu'il a été jusqu'à 10 pour 100 pour la toiture faite /chez les fournisseurs, parce qu'en général ils avaient employé des bois verts et défectueux.

t. — Les wagons couverts étant destinés a contenir ou

TM APPENDICE.

(les bestiaux ou des marcliandises, on a dispose les baies decMé de manière à pouvoir élre ouvertes ou fermées à volonté.

Dans Torigine, Temploi des rideaux en toile de coton était à peu près général, aujourd'hui il est restreint. Ces rideaux, qui glissent par des anneaux sur des tringles en fer cachées sous la gouttière de la toiture, sont en deux pièces pour chaque côté longitudinal. Quand on veut les plier pour aérer le wagon, on les glisse vei-s chaque extrémité et on les attache au moyen d'une corde qu'ils portent à leur extrémité mobile afin que le vent ne puisse pas s*y enfourner et les déchirer; quand, au contraire, on veut fermer le wagon, on amène chacun d'eux vers le milieu de la caisse, et comme ils glissent sur deux tringles séparées qui se dépassent au milieu, on peut ainsi les couvrir l'Une par Tautre d'une certaine quantité, et quand ils sont annexés aux parois de la caisse au moyen de cordes et d'anneaux spéciaux, on empêche ainsi l'eau de pénétrer dans le wagon.

¥oiet«. — Les volets mobiles ont remplacé les rideaux dans la plupart des Compagnies. Ces volets, au nombre de deux ou de quatre par côté, sont à charnières ; ils se rabattent soit en dehors, soit en dedans de la caisse.

Chacune de ces dispositions a sa justification, et il est assez diffîcile de se prononcer a priori pour l'une ou pour l'autre; ce qui détermine dans le choix, c'est principalement le mode de construction de la caisse.

Quelque soit d'ailleurs le type adopté, il faut que cette fermeture soit faite avec soin pour empêcher l'eau de pénétrer dans l'intérieur de la caisse ; aussi les appuis .du volet doivent être faits n feuillure, afin que la pluie battante même ne puisse avoir aucun passage. Le volet, lorsqu'il est fermé, est retenu à sa partie supérieure par un simple loquet tournant fixé au battant de pavillon.

L^entretien des volets, comparé à celui des rideaux que le vent enlève ou déchire, est très-peu de chose; aussi, est-il résulté du fait de cette substitution, dans certaines Compagnies, une notable éeonomie dans la réparation de cette partie du matériel.

Portes. — Les portes dos wagons couverts sont ordinairement

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