WAGONS COUVERTS A FREINS
(les portes roulantes comme celles employées dans les fourgons à bagages. Elles n'en diffèrent que par le mode de fermeture, qui consiste pour les wagons dans un moraillon avec broche eu fer au lieu d'une serrure adoptée pour les fourgons.
Les portes sont soutenues par leur partie supérieure sur une tringle en fer fixée au battant de pavillon, et à leur partie inférieure elles glissent au moyen de galets sur un chemin de fer plat mis de chanop. Il arrive assez fréquemment que par suite des trépidations et des secousses de la voie, les galets sont insuffisants pour les empêcher de quitter les rails sur lesquels ils reposent, si bien que les portes mal soutenues se décrochent et tombent sur la voie. Pour remédier à cet inconvénient, on a disposé la ferrure qui sert de support aux galets de manière à embrasser par-dessous le petit rhemia sur lequel ils roulent, en sorte que, quelles que soient les secousses, les galets ne peuvent plus s'échapper.
Quand les wagons sont laits pour être fermés avec des rideaux, les porles ne sont pas pleines dans toute leur hauteur; les rideaux ferment le vide laissé à la partie supérieure; quand, au contraire, les wagons sont avec fermetures à volets, les portes sont entièrement à panneaux pleins. '
WagiMM couverte A freins. — Dans les wagons couverts à freins, la guérite et le frein sont généralement placés à Textérieur de la caisse, et dans ce cas, la disposition adoptée est celle des voitures à voyageurs où la guérite est placée sur un des côtés de la caisse.
Quelques Compagnies ont placé la guérite du frein au milieu même et au-dessus de la caisse, de manière que le garde-frein puisse mieux surveiller le train.
Un autre avantage de cette combinaison est de permettre en toutes positions un accès facile à la guérite par deux escaliers symétriques. On espérait aussi, avec cette disposition, pouvoir faire manœuvrer deux freins Tun après l'autre par un même homme, on plaçait vis-à-vis Tun de l'autre deux wagons à freins, mais ce dernier avantage est tout à fait illusoire. Quelques Compagnies ont persévéré dans celte disposition ; d'autres, le Midi parmi celles-ci, font abandonnée. Le Midi Ta abandonnée surtout par cette raison (|ue la disposition du siège, à cause de la hauteur des caisses et
UG APPENDICE.
pour pouvoir passer sous le gabarit, avait été conduit à découper la toiture pour placer le siège du garde-frein, il en était résulté des assemblages compliqués pour empêcher Veau de pénétrer dans rintérieur de la caisse, assemblages très-difliciles et toujours coûteux à maintenir, aussi a-t-on abandonné ce système.
Cependant le chemin de Lyon (Bourbonnais) Ta maintenu pour tout son matériel, il Ta même appliqué aux voitures, mais il n a pas touché à la toiture, en sorte qu'il n'a aucun inconvénient de mouillure à redouter.
WagmM piaten-formctii. — On a reconnu généralement que les wagons à côtés fixes étaient préférables aux wagons à côtés tombants dont les charnières et loqueteaux sont une cause fréquente de réparations, sans qu'il résulte de leur emploi un avantage bien réel pour les manutentions.
Lorsque les côtés sont fixes, leur hauteur doit être très-limitée, afin que le chargement et le déchargement soient facile^ ; aussi ne dépasse-t-on pas pour cette hauteur 0,20 à 25 centimètres et elle est suffisante pour arrêter toute espèce de marchandises chargées, et Tempécher de s'échapper en route par les secousses et les trépidations de la voie. Tout le matériel de wagons plates-formes du chemin du Midi est ainsi construit et depuis son exploitation on n\i pas songé à le modifier.
Cependant plusieurs Compagnies ont conservé les wagons à côtés tombants.
Tous les wagons plates-formes sont disposés pour être bâchés : à cet effet ils portent sur leurs côtés des anneaux en fer en quantité suffisante pour que les bâches puissent être solidement maintenues et ne pas être soulevées ou déchirées par le vent.
Les bâches sont ordinairement indépendantes du wagon, cependant quelques Compagnies, TEst entre autres, ont attaché à chaque wagon deux bâches, une de chaque côté longitudinal et qui, lorsqu'elle ne sert pas, est roulée et soutenue par des courroies sous le bord extérieur du plancher.
Cette disposition est incontestablement très-conmiode, parce que Ton a toujours des bâches sous la main, mais elle est dispendieuse et ensuite elle exige un grand entretien, parce que les bâches rou-