WAGONS POUR LE TRANSPORT DES MOUTONS
lées, dans les pays chauds surtout, s'échauffent rapidement et pourrissent.
Les compagnies du Nord, du Midi, d'Orléans et de la Méditerranée ont adopté le système de bâches mobiles , et les trois dernières ont donné la fourniture et l'entretien de leurs bâches à un entrepreneur qui doit en tenir un nombre déterminé à la dispoi^itioQ des gares, et les entretenir toujours en bon état. Le prix de ces marchés a pour base le mètre carré de surface utile de la bâche.
Un traité analogue existe pour les prolonges et cordages. Les bâches et les cordes ne quittent jamais le réseau auquel elles appartiennent: quand, par conséquent, un wagon bâché passe du réseau d'une Compagnie sur le réseau d'une autre Compagnie, il est débâché, et les bâches et cordes restent à la station de bifurcation.
Wafom ponr le transport des montoas. — Les wagons pOUr
le transport des moutons se composent ordinairement de caisses à ctaire-foie à deux étages, l'une au-dessus de l'autre, couvertes par une même toiture. Les moutons sont introduits dans chaque élage par des portes roulantes au nombre de deux par étage et par côtés, soit donc en tout huit portes. L'étage supérieur doit avoir un plancher imperméable et incliné, afin que les urines répandues par les animaux puissent s'écouler au dehors et ne pas tomber sur la laine de ceux qui sont à l'étage inférieur ; ces urines abîment, détériorent, parait-il, beaucoup les laines, et sont souvent cause d'une grande perte, aussi quelques Compagnies pour qui le transport de moutons est accidentel ontpclles renoncé â avoir des wagons spéciaux, et elles les expédient dans des wagons ordinaires.
Pour le plancher supérieur, on doit éviter le zinc, qui est trèsiîlissant, et sur lequel les animaux, en tombant, sont très-exposés à se casser les jambes.
lia compagnie de TEst a supprimé, en 1862, l'emploi des wagons à deux planchers où bergeries ; elle a été guidée dans celte suppression par deux motifs principaux : d'une part les animaux manquaient d'air ; d'autre part un grand nombre de gares ne présentaient pas des dispositions convenables pour l'accès fa-
cile du second plancher. La spécialisation des wagons présente d'ailleurs à notre avis de grands inconvénients; quand une bergerie a servi à porter des moutons, elle reste inutilisée pour d'autres transports, tandis qu'après une expédition de moutons un wagon ordinaire peut être mis en service pour ainsi dire immédiatement.
HVtkgomm pour le traaapori des plaques UmmmmUm, — Chaque
Compagnie a été amenée à faire approprier pour ses propres besoins quelques wagons pour le transport des plaques tournantes. Ces plaques, ordinairement coulées d'une seule pièce ayant jusqu'à T) mètres de diamètre, ne peuvent pas être transportées horizontalement : il a fallu, de toute nécessité, les charger verticalement ; et dès lors on a profité de leur forme circulaire et du moyeu central qu elles portent pour les enfiler sur un arbre horizontal, maintenu au sommet d'une charpente triangulaire en forme de double tréteau au châssis du wagon. On charge ordinairement deux pièces sembiabirs symétriquement à l'axe du wagon, de manière à l'équilibrer.
Quand les plaques sont en deux parties, on procède pour chaque partie comme si elle faisait un tout.
Voiture à deux éimgem. Réponse aax objeetlons. — Nous
avons, dans le troisième volume , décrit la voiture à deux étages de MM. Bournique et Vidard, et nous avons fait suivre notre description de quelques observations critiques. Ces messieurs, auxquels nous les avions communiquées, y répondent par la note suivante, que nous nous empressons de publier :
a Les reproches qui sont adressés à notre ;)r^nii^ modèle de voiture à deux étages sont, en général, fondés; mais nous pouvons dire que dès aujourd'hui les quelques imperfections signalées par M. Perdonnet seront à p*eu près toutes évitées, ou sensiblement atténuées, dans les voitures que nous construisons en ce moment pour le chemin de fer du Médoc :
« 1° La largeur de chaque place sera :
Pour l'hélasse, de 0'",560.
Pour 2* — deOV65.
Pour r/ — de 0'",490.
« Nous ajouterons que, dans le sens de la profundeur, les vou.-
VOITURE A DEUX ÉTAGtS. 349
geurs de toutes classes sont beaucoup mieux partagés que dans les voitures actuelles; et qu'enfin ce nouveau système de voiture n étant pas destiné à des trains express, la largeur des places des premières peut être un peu diminuée sans inconvénient, puisque les parcours sont en général, dans ce cas, très-courts.
« 2" La hauteur du compartiment supérieur a pu être augmentée deOVO.
« 5"^ Nous ajoutons une marche de plus à l'escalier, ce qui le rendra sensiblement moins rapide.
cr 4"* La banquette du milieu de la caisse supérieure ne servant m aucune façon à entretoiser la caisse (l'entretoisement est fait au moyen d'un fer à T, formant courbe de pavillon), on pourra, quand on le voudra, ne pas interrompre le couloir du milieu ; c'est, du reste, ce qui a été fait depuis au modèle que nous avons livré à la compagnie de l'Est.
a D'autre part, nous sommes tout à fait convaincus que la caisse supérieure sera très-recherchée, et que l'on sera conduit presque toujours à la diviser en deux parties égales : une moitié pour places de deuxième classe, et l'autre moitié pour places de troisième classe. Dans ce cas encore, les inconvénients signalés par Tinterruption du couloir disparaissent, et l'on est ainsi amené naturellement à loger des compartiments de troisième classe dans la caisse inférieure.
CI 5*" Les lampes seront disposées sur les côtés de la voiture, dans la Trise formée entre le jet d'eau et la corniche ; de cette façon, le :>er?ice pourra se faire sans banquette ou échelle, Thomme se plaçant sur le marchepied inférieur.
« &* La voiture étant vide, le centre de gravité de l'ensemble des deux caisses est sensiblement plus bas que dans les voitures actuelles (la caisse supérieure pèse seulement 900 kilogrammes); de sorte que c'est, à très-peu de chose près, à la même hauteur que dans les voitures ordinaires lorsque la voiture est en charge.
« Dans les trajets que nous avons faits de Paris à Coulommiers, nous avons constamment remarqué que le mouvement de balancement est sensiblement plus faible dans la caisse inférieure de la voiture à deux étages que dans les voitures actuelles; par contre, il ^^i un peu plus marqué dans la caisse supérieure.
350 APPËNDlCi:.
« 7*^ L'expérience peut seule prononcer sur les deux derniers inconvénients présumés, que nous redoutons d'autant moins qu iU pourraient être facilement évités s'ils devaient se produire. >j
ModilIcatioBa apportée» A la voUore I/eproviMtt. — M.Leprovost, reconnaissant la justesse des observations qui ont été faites sur sa voiture par MM. les ingénieurs de TEst, a apporté à son système des modiGcations qu'il croit de nature à corriger les défauts que présentait le wagon dont on' a fait l'essai.
Portières. — On avait objecté que les portières étaient dangereuses. 11 est vrai que les feuillures de ces portières étant placées dans le plan du plancher et à Paplomb du pied des voyageurs, on pouvait craindre que ceux-ci dans un moment d'oubli se fissent estropier au moment où on fermait les portières.
Pour obvier à cet inconvénient, la largeur du plancher de la voiture a été augmentée de 0'",07 de chaque côté, soit en tout 0'",14, de façon que la feuillure de la portière n'est plus à Taplomb du pied du voyageur. De plus, cette feuillure au lieu d'être daib le plan du plancher a été placée à 0"',05 au-dessus, de manière à former un ressaut qui empêche le pied de glisser eu dehors.
Poids, — Le poids des nouvelles voitures est diminué de faijoti que le poids total (y compris châssis) est de 6,000 kilog. nombre qui peut être considéré comme une moyenne.
Construction. — La construction est simpliliée par l'emploi de baguettes rigides, en fer, qui permettent de réduire de moitié le nombre des rivets nécessaires pour assembler les tôles.
Largeur des voitures. — La largeur extérieure des nouvelles voitures est fixée à 2™,890. Chaque voyageur a, comme dans le» voitures actuelles, un espace de 0°^,^9. L'espace libre est au minimum (avec une entrevoie de 1",800) égal à 0"*,42. Avec l'entrevoie réglementaire de 2 mètres, cet espace libre est de 0"*,62.
Observation. La voiture de l'Empereur a 0"*,19 de plus que ces voitures, et elle circule partout.
Améliorations dam les détails. — La serrurerie était négligée dans la voiture dont on a fait l'essai. Ainsi les serrures n'étaient pas munies de ressorts^ les loqueteaux n'étaient pas assez hauts ; il en est résulté que par suite des cahots pendant la marche Une