‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 4)Chapitre 115 sur 284 · IV · texte numérisé non relu

IV

35i APPENDIOK.

Cette Compagnie a depuis lors apporté au modèle priiuitir de GitlAvi une modification qui est indiquée fig. 75, et qui consiste dans la substitution d'un clapet de retenue à un clapet à soulèvement (fig. 74), ce nouveau clapet étant placé dans Taxe de Finjecteur, comme l'indique la figure.

Les deux jnodèles fonctionnent également bien; mais nous préférerions Tancien modèle à clapet de soulèvement, parce qu'il permet de conserver le bouchon à vis et qu'en enlevant ce clapet ainsi que ce bouchon, on peut facilement le visiter et le débarrasser du tartre qui s*y accumule sans démonter T appareil.

ObMrvatkMM «nr les «jatémes IMpech et Pradel. — La modification Deipech et la modification Pradel semblent avoir eu pour but principal d'éviter le joint J' du piston dans le cylindre près de la chambre d'eau A' et de prévenir ainsi le passage de la vapeur de la chambre à vapeur dans la chambre d'eau autrement que par le tuyau, la moindre fuite pouvant arrêter immédiatement le jeu de Tinjecteur.

L'expérience du chemin de TEst et de plusieurs autres lignes qui emploient les nombreux appareils construits chez Flaud, prouve que cette crainte est chimérique. Les petits segments métalliques semblables à ceux des pistons suédois , ainsi que les stries annulaires à bavures renversées sur le piston, bavures forcées dans le cylindre, donnent une très-bonne garniture qui ne perd jamais. Nous ne pensons donc pas qu'il soit nécessaire de modifier Tinjecleur pour éviter le joint J'.

HjmâéBBe Deipech. — L'injecteur Delpech (fig. 75), ordinairement vertical, est d'une forme tourmentée et d'un poids relativement considérable. Ce poids est de 92 kilog., tandis que celui de l'injecteur de l'Est n'est que de 48 kilog. La tuyère est fixe. La cheminée et le tube divergent sont d'une seule pièce mobile qui traverse deux pressc-étoupes.

Cet injecteur e^t employé généralement sur le chemin Lyon-Méditerranée où on en est très-satisfait.

fiijatéiiie Pradel. — Quant à ce qui est du système Pradel nous ne saurions dire s' il a été construit mémo pour essais. Dans ce système, le tube divergent, la cheminée et la tuyère sont fixes et traversés dans

r.;>a aitkmuce.

toiile leur lun^'Ueur parraiguillc qui seule est mobile. La parlie de fai- ;;uilte qui pénètre dans le lube divergeai est conique, de manière que la section minima au lieu d*étre iixe comme d^ordinaire est variable. — La parlie de Taiguille qui traverse la cheminée Test égalemeiii.

Dans le Giffard ordinaire l'aiguille est constamment retirée à fond, quelle que soit la pression.

La marche se règle par la section du volume d'eau en enfonçant plus ou moins la tuyère dans la cheminée , jusqu'à ce que la veine tout entière soit introduite sans perte. Ce moyen est d'une grande sensibilité ; nous avons lieu de croire qu'on n'obtiendrait pas le même résultat au moyen d'une section de vapeur venue par la Torme comque d'une aiguille mobile comme le cherche M. Pradel.

Le syslème Pradel, sans offrir d'avantages bien marqués, nous parait présenter d'autres inconvénients encore sur lesquels il ne nous semble pas nécessaire de nous étendre, mais qui n'échapperont pas à ringénieur qui voudra l'étudier.

ApiMureU Tarde. — M. Turck, ingénieur au chemin de fer de l'Ouest, a apporté aux injecteurs Giffard une modification qui cou- ^ siste dans l'application, autour de la tuyère d'amorce de vapeur, d'une enveloppe, qu'il appelle régulateur d'eau et qui a pour effet d'empêcher le refroidissement et l'abaissement de pression de la vapeur ainsi que réchauffement de l'eau d'aspiration. M. Turck prétend augmenter aussi la puissance d'aspiration, la puissance d'introduction des appareils. M. Turck a en outre étudié avec beaucoup de soin la forme à donner aux tuyères, aux cheminées, aux aiguilles, aux clapets, en général à toutes les parties des injecteurs, mais ce sont là de simples perfectionnements de détails qui ne constituent pas une disposition nouvelle comme le régulateur d'eau. M. Truck y attache toutefois presque autant d'importance qu'au régulateur.

Une longue expérience faite sur le chemin de fer de l'Est de l'ancien injecteur Giffard nous conduit à repousser les objections que lui fait M. Turck et à nier les défauts auxquels il prétend remédier par une complication de l'appareil inutile selon nous. Il n'est pas vrai de dire, comme le prétend M. Turck, que l'on n'est pas arrivé à constituer un injecteur qui ait donné pleine satisfaction ; les injecteurs de l'Est fonctionnent parfaitement depuis plusieurs années,

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