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THÉORIE DE LÀ PUISSANCE ET DE LA RÉSISTANCE DES LOCOMOTIVES

Waéimiftéfli. — La puissance d'une locomotive dépend esseniieU iement de sa production de vapeur, dans un temps donné à une pression donnée.

EzpéricMces d« H. Fiirqiicaot. — M. Forqueuot a constaté la puissance de vaporisation par mètre carré de surface de chaufTe moyenne (par rayonnement ou par contact) des machines du chemin d'Orléans, et il esl arrivé aux résultats suivants :

l*" Une machine étant donnée, son pouvoir de vaporisation croit avec la vitesse de marche de cette machine.

Autrement dit, le poids de vapeur qu'elle produit par heure et par surface de chauffe totale, poids mesuré par la dépense des cylindres, augmente d'une quantité notable quand la vitesse augmente.

^ Les machines à grande vitesse, ayant leur charge normale, sont susceptibles de produire, par heure et par mètre carré de sur* face de chauffe, des quantités de vapeur beaucoup plus considérables que les machines à marchandises dont la vitesse e^t faible.

3"* En appelant limite de production celle qu'une machine peut atteindre non accidentellement, mais pendant quelques kilomètres au moins, il est constaté que, pour les machines à marchandises, cette limite est d'environ 25 à 26 kilog. de vapeur par heure et par mètre carré de surface de chauffe à une vitesse de 25 kilomètres par heure.

Pour les machines a voyageurs marchant à 40 ou 45 kilomètres, on peut compter sur une production de 50 kilog.

Pour les machines à grande vitesse, la limite de production à la vitesse de 70 kilom», est représentée par 58 kilog.

ExpéricnecMi ém M. Peiiet et Nom. — Au chemin du Nord on nous a donné des chiffres un peu plus faibles pour les machines à voyageurs et à marchandises ; mais pour des machines CramptoD parcourant 76 kilom. par heure, on compte 50 kilog. par mètre carré et par heure.

Au chemin de fer du Nord, M. Nozo, sous la direction de M. Petiel, a essayé de se rendre compte de la production relative de la surface de chauffe par ra jonnement et de celle par contact. La note suivante qui nous a été obligeamment communiquée, résume les expériences qu'il a faites.

c< Uappareil qui a servi dans ces expériences, se compose d'une chaudière tubulaire ordinaire divisée en cinq compartiments distincts, chacun ayant un appareil d*alimenlation spécial et une soupape de sûreté laissant échapper la vapeur à la même pression. Au moyen de Teau d'alimentation, on arrive à connaître la quantité vaporisée dans chaque compartiment. — Un jet de vapeur distinct produit le tirage voulu, qui est ainsi variable à volonté. Un anémomètre placé à la grille indique la vitesse du vent et par conséquent la dépression.

« Voici les dimensions de chaque, surface de chauffe partielle :

Le premier compartiment se compose du foyer et de (r,10 de tubes donnant une surface de 7™', 14.

Chacun des autres compartiments a une surface tubulaire de 16"*,62, donnant un total ponr toute la chaudière de 73"*, 62.

Les expériences ont été faites avec des dépressions produisant le tirage de 2 centimètres d'eau jusqu'à 10. Ces chiffres indiquent les cas extrêmes, la dépression de 10 centimètres correspondant à peu près à la marche normale d'une locomotive.

Voici les résultats de ces expériences.

CONDITKX^S DtTABLISSEMENT DES CHEMINËES.

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