RAVES DÉFAUTS DES MARCHÉS A FORFAIT
Dans des conditions moyennement favorables. . . 1 50
— peu favorables 2 00
— très-défavorables de 2 fr. 50 à 5 50 Pite 4cs éiémeato de la woie. — Le prix des rails à Tusine, en
France, est aujourd'hui (juillet 1865) de 18 fr. le quintal métrique.
Celui des coussinets de 19 francs; des traverses de 50 fr. le mètre cube.
»evtodiinuitérieir«MiUuit. — Le parcours moyen des machineslocomotives ordinaires à voyageurs et à marchandises est d'environ 25,000 kilomètres par an.
Celui des machines Crampton est d'environ 50,000 kilomètres.
On doit donc, pour se rendre compte du nombre de machines nécessaires pour l'exploitation d'un chemin de fer, faire une hypothèse sur le nombre de kilomètres parcourus annuellement par les trains ou portions de trains attelés d'une machine ordinaire, et diviser ce nombre par 25,000 pour avoir le nombre de machines ordinaires à voyageurs ou à marchandises; faire une hypothèse sur le nombre de kilomètres parcourus par les trains express attelés d'une machine Crampton, et diviser ce nombre par 50,000 pour avoir le nombre de machines Crampton.
Pour les wagons, le calcul du matériel nécessaire est plus difficile ; il faut en rechercher les nombreux éléments dans le texte du traité.
MARCaés A PASSER POUR l'exÉCUTIOI* DES GHEMIHS DE FER.
^raveti détente dfm marchés * forfait. — Bien des personnes pensent qu'on .peut éviter des mécomptes en passant des marchés à forfait pour la totalité de l'exécution d'un chemin. La pratique à démontré la fausseté de cette opinion.
L'entrepreneur à forfait, s'il ne demande un prix excessif pour couvrir les risques qu'il court, est exposé à subir des pertes considérables ; dans ce dernier cas, il abandonne son cautionnement et laisse la Compagnie dans l'embarras, ou il plaide et gagne souvent son procès. Les modifications toujours nécessaires en cours d'exé-
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cution deviennent fort difficiles ou au moins fort coûteuses. Les travaux enfin sont ordinairement médiocrement exécutés. L'entrepreneur étant souvent plus puissant que les administrateurs, il est très-<difficile de le surveiller.
Si le traité à forfait doit être repoussé, c est surtout lorsqu'il est proposé par les fondateurs d'une Compagnie à leurs associés, les fondateurs devenant eux-mêmes entrepreneurs tout en restant administrateurs.
Le marché à forfait pour de petits lots ne présente pas les mêmes inconvénients que pour dé très-grands travaux. On y a sou?ent recouru en Angleterre et en Belgique.
Mardiés Bar aéiies de prix. — Le mode exclusivement adopté pour Tcxécution des travaux par l'administration en France et par plusieurs Compagnies importantes a été celui sur séries de prix.
Les Compagnies entreprenant d'immenses travaux qui doivent s'exécuter rapidement avec de puissants moyens d'action, et dont la surveillance est d'autant plus difficile qu'ils s'étendent sur un plus grand espace, l'intervention des grands entrepreneurs semble nécessaire et obtient ordinairement la préférence, mais n'a pas pour conséquence nécessaire le traité à forfait.
L'Etat passe généralement les marchés par voie d'adjudication sans se montrer trop sévère sur le choix des concurrents. Il obtient souvent de cette manière de grands rabais qui sont parfois excessirs, et les entrepreneurs ruinés abandonnent les travaux. Les Compagnies choisissent leurs entrepreneurs et fixent les prix avec eux à l'amiable, ou, si elles recourent à l'adjudication, elles n'admettent au concours que des entrepreneurs placés au premier rang pour la capacité et pour la solvabilité.