‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 4)Chapitre 138 sur 284 · OUVRAGES D'ART · texte numérisé non relu

OUVRAGES D'ART

{''Au moyen de fossés ou de pierrées qui interceptent les eaux qui pourraient en délayer le pied ;

2^ En pilonnant la terre glaise pour éviter les vides et intercalant des bancs de pierre et de sable dans cette terre;

3*" En recouvrant le noyau en glaise de bonne terre pilonnée.

On prévient Téboulement des remblais reposant sur un terrain compressible ou très-incliné :

1° En desséchant le terrain, si, comme c'est généralement le cas, il est imprégné d'eau;

2** En donnant de Tempatement au remblai ;

3*" En diminuant le poids du remblai par la construction de voûtes en pierre sèche ;

it" En répartissant mieux la pression au moyen de lits de fascines;

5** En en soutenant, sur les terrains inclinés le pied par des épaulements.

■ccoMirtwtfon des udwm éboulés. — Les talus des tranchées ou des remblais éboulés se reconstruisent ordinairement au moyen d épis en pierre sèche, entre lesquels on pilonne de la terre, ou au moyen de terres pilonées desséchées par des pierrées.

om^RAGES d'art.

AvMrtaf^ on faieoiiYéaieBte eo éyard aux matériaux employés. — Les ouvrages d'art sont en bois, en pierre, en brique, en fonte, en fer forgé.

Les ouvrages d*art en bois sont ordinairement très-économiques de construction, mais durent fort peu de temps, surtout quand ils sont exposés à Faction de Tair humide. On y renonce, sauf quel-" ques cas exceptionnels, sur les grandes voies de circulation.

La pierre est très-durable, si ce n'est dans les pays très-froids ; elle est souvent plus économique que la brique ou le métal, mais eDe ne permet pas de donner de grandes portées aux travées ou de conserver au débouché une hauteur constante, et se prête moins bien à la construction des ponts très-biais que la brique ou le inétaL

IKi HfeliMÉ.

l.a brique convienl dans les pays où la pierre est rare; mais elk' val moins durable, moins solide.

La fonte n'offre pas les mêmes garanties de résistance que la pierre ou le fer forgé. Elle peut contenir des soufflures invisibles (|ui en ullèreut la résistance. Elle ne permet de conserver au «lôboucbé une hauteur constante que lorsque la portée ne dépasse pas 7 ou 8 mètres. Pour des portées plus grandes on doit l'employer sous forme d*arcs,» et sous cette forme elle n'admet pas de portécî^ de plus de 70 à 75 mètres.

Les ponts en fonte sont enGn, souvent dans les mêmes conditions, plus coûteux que ceux en fer.

Le fer admet de très-grandes portées avec un débouché de hauteur constante (ponts tubulaires ou en treillis). Mais il est à craindre que les ponts en fer forgé ne se détruisent à la longue par Toxydation ou par le jeu des rivets.

La fonte et le fer s'associent mal à cause de leurs différences de dilatabilité et d'élasticité.

Eu égard à la forme^ on distingue les ponts de bois dans le système de Gaulhey ou Viebeking, avec arcs sous le tablier; de Bùrr, avec arcs sur le tablier; avec garde-corps rigides en treillis de Town, de Long et de Howe.

Les ponts dans le système de Yiebeking et de Howe sont les seuls en usage aujourd'hui. Les ponts en treillis, fort employés il y aune vingtaine d'années, n'offrent pas une résistance suffisante. Les ponts avec garde-corps rigides de Hov^e sont souvent plus coûteux que les ponts avec arcs sous le tablier; mais ils sont plus faciles à visiter, à entretenir, et conservent encore quelque valeur (celle des grands boulons) quand le bois est pourri.

On a cru longtemps nécessaire de donner une grande masse au\ ponts en pierre et en métal établis sur les chemins de fer, afin qu'ils |)uissent résister aux effets destructeurs des vibrations produites par le passage des trains. Aujourd'hui on est revenu de cette erreur, et on construit sur les chemins de fer des ouvrages d'art très-légers en pierre ou en métal, qui sont en même temps très-solides.

Les ponts sont en plein cintre ou surbaissés ; les viaducs sont le plus souvent en plein cintre.

CONSTKUCTION DK LA CHAUSSÉE. 417

Aujourd'hui, lorsqu'on peut se procurer de bons moellons, ou supprime presque entièrement la pierre de taille dans la construction des viaducs.

On emploie pour la construction des ponts biais en pierre différents appareils, orthogonal, anglais ou hélicoïdal et cycloïdal. Les deui derniers sont aujourd'hui les plus employés.

Les arches des grands ponts en fonte sont aujourd'hui composées Je voussoirs métalliques dont la surface de joint est soigneusement planée.

Les ponts en fer forgé sont en poutres droites, en arcs, en poutres lubnlaires, en treillis, ou sous forme de bowstring.

Le bowstring ne pourrait convenir que dans quelques cas particuliers, et est, dans tout cas, peu employé.

Les ponts tubulaires en tôle sont répandus en Angleterre. En Allemagne, on préfère les treillis.

La plus grande portée d'une travée de pont tubulaire est celle des travées extrêmes du pont de Menai. Celte portée est de 140 mètres.

Plusieurs ponts suisses en treillis portent une route et un chemin de fer; la route se trouvant sous le chemin de fer.

Les deu:x voies portées par un pont tubulaire ou en treillis sont quelquefois indépendantes. La première disposition est préférable an point de vue théorique ; la seconde est plus économique.

Od a fait passer aux États-Unis un chemin de fer sur un pont suspendu, celui du Niagara, dont la portée est de 246 mètres. Le garde-corps est rigide et porte une route sous le chemin de fer. Ce pont est soigneusement haubanné et contreventé. Il résiste bien.

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