‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 4)Chapitre 139 sur 284 · COKSIRUCTION DE LK CHAUSSÉE · texte numérisé non relu

COKSIRUCTION DE LK CHAUSSÉE

U est essentiel que la chaussée qui porte la voie en fer soit toujours aussi sèche que possible. Il ne faut donc négliger aucun moyen de donner écoulement aux eaux qui pourraient la détruire.

Un bon ensablement de la voie est une condition de durée pour le chemin et de sécurité pour les voyageurs.

L'épaisseur ordinaire de la chaussée en ballast est de 50 centi- If. 27

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mètres. On augmente Tépatsseur sur un sol dinicilc a bien assécher. On draine quelquefois le sol sous le ballast.

Le ballast en sable ne doit pas être trop fin. Les grains de sable doivent être d une certaine grosseur. Il ne doit pas être très-ai^ileux ; mais il est bon qu'il renferme une petite quantité d'argile qui lui donne de la consistance sans nuire au passage de Teau.

Toute substance perméable, pourvu qu'elle ne donne pas beaucoup de poussière, est propre à faire du ballast.

ÉTABLISSEMENT DK LA VOIK

La voie est fixée à des traverses en bois ou à des dés eu pierre. Les dés en pierre, manquant d'élasticité et laissant les deux files de rails indépendantes Tune de l'autre, sont aujourd'hui généralement abandonnés en France et en Angleterre. En Bavière, on continue à les employer, mais seulement sur un terrain solide. Sur les remblais, toujours sujets à tasser, on fait exclusivement usage de traverses en bois.

On a essayé de substituer les traverses en fer ou en fonte aux traverses en bois. On y a renoncé, parée qu'elles manquent d'élasticité, de base ou même de poids, si on ne leur donne pas de trèsgrandes dimensions.

c^mÊutuwakm des Murcne». — On a essayé un grand nombre de procédés ayant pour objet de préserver les traverses de la pour-^ riture. Les uns consistent à immerger la traverse dans le liquide préservatif froid ou bouillant, les autres à le faire pénétrer par différents moyens dans le corps de la traverse.

Les procédés par immersion ont été reconnus insuffisants.

Un procédé parmi ceux de la seconde espèce, celui du docteur Boucherie, parait être tout à fait ef6cace pour la conservation des traverses en sapin, hêtre, etc., qui, dans leur état natural, seraient très-rapidement détruites; mais il est inapplicable aux traverses en chêne; le docteur Boucherie emploie conrnie liquide la dissolution de sulfate de cuivre. En Angleterre, on fait grand usage de créosote impure. Ce dernier réactif serait en France très^ coûteux.

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