PLATEAU SOUABE
Entre Stuttgart et Ulm le chemin de fer traverse la chaîne dite Alpe d^* Souabe, qui forme un vaste plateau à 600 métrés au-dessus de la mer, où la neige est habituellement si abondante que les diligences mêmes sont placée^ sur des traîneaux et que le matériel des communes comprend à côté de b pompe à incendie un chasse-neige à traction de chevaux (bahu$Mitten) san^ lequel les communications vicinales seraient fréquemment interrompues.
Le chemin de fer gravit le plateau souabe au moyen d'un plan incliné fort connu, de 22 millim. sur environ 7 kilomètres.
PUiMtatloiis. — Le premier ouvrage de défense contre la neige qu'on rencontre est une plantation de sapins établie sur les deux crêtes du remblai de 10 à 15 mètres qui précède la station de Geislingen (pied de la rampe). 11 parait que ce remblai, situé à l'embouchure d'une vallée latérale, est esiposè à des vents violents souillant des deux côtés.
Des plantations analogues s'aperçoivent également le long de certaines petites tranchées du plateau supérieur, mais aucune mesure n'a été prise àaty rétendue du plan incliné, appuyé contre un flanc de coteau escarpé. Jamais pourtant la circulation n'est interrompue.
i:OYENS DE P. ÉVEMR LES AMONCELLEMENTS DE NEIGE. 511
Ce premier exemple vient corroborer une opinion qui parait passée à Tétat d'axiome en Allemagne : c est que la neige n'est redoutable que dans les plaines et les pays ouverts et non dans les montagnes. Il est \Tai qu'en Allemagne les montagnes sont généralement boisées.