LIGNE DO BRENNER
\jè chemin aujourd'hui en construction à travers les Alpes rhétiques par le col du Brenner part de la gare d'Innsbruck à la cote 579 mètres» s'élève avec une rampe de 25 millim. jusqu'au faite sépamtif qu'elle iranchit en remblai à l'altitude de i 567 mètres, et s'abaisse ensuite avec une déclivité maxim» de 32 millimètres et demi pour aller gagner à la cote 262 la gare de Botzen. aujourd'hui tète de ligne de l'embrandiemenl rejoignant Vérone par la vallée de PAdige. C'est donc un chemin de premier ordre d*une importance européenne. Sur tout son parcoui^ de 123 kilomètres, entre Innsbruck et Botzen. la ligne du Brenner se trouve absolument dans les conditions des chemins alpestres, tantôt au fond d'une gorge étroite, tantôt sur le flanc de coteaux à pic, tantôt dans la région des avalanches.
Les habiles ingénieurs de cette ligne, qui par leurs antécédents en Suisse, ont une expérience toute spéciale des neiges, se sont livrés à des études locales fort détaillées, au bout desquelles ils ont adopté deux genres d'ouvrages !^péciaux.
1* A remplacement bien connu des avalanches, des tunnels en maçonnerie, à parement vu extérieur d'un côté, et recouvert d'un plan incliné également i^n maçonnerie (fig. 86 et 87).
2* Aux endroits où les gelées décomposent les rochers etdétaclient des fragments mêlés de glaçons qui pourraient rouler sur la voie, des digues en terre m en charpente (fig. 88 et 89) .
Quant aux amoncellements de neige dus à reffet du vent, les ingénieurs de la construction du Brenner ne s'en préoccupent en aucune façon ; ils sont convaincus que ces effets seront peu redoutables et pourront toujours être efiicacement combattus, soit par des plantations, soit par des parois ea planches.
PASSAGE DU SÔNMERnC.
Dans la plaine qu'on traverse au départ de Vienne, on remarque çâ et là quelques digues ou parois dont la hauteur atteint à peine l'",50.
On est d'autant plus étonné, à partir de la gare de Gloggnitz, c'est-à-dire sur le parcours proprement dit du fameux passage alpestre, de ne plus apercevoir aucune trace d'une défense contre la neige. On atteint pourtant au point culminant Taltitude de 895 mètres et les cimes neigeuses des Alpes noriques s'aperçoivent ç.li et là à faible distance.
Fig. 16.
Portes a« tunMels. ~ On m'avait dit que les tunnels avaient dû être munis de portes pour être préservés de Tenvahissement des neiges.
Le fait est que le grand tunnel culminant seul est muni d*une porte du odté de la Slyrie, et cela dans le but unique de prévenir dans Tinlérieur du
Fig. 88.
Fir. 8J.
limiiel la formation des stalactites de glace, contre lesquelles les mécaniciens s'étaient parfois heurtés.
Le même fait s'est également produit au grand tunnel du Hauenstein (Râle- Olien) où, m'a-t-on dit, des rideaux ont été successivement ajoutés au deux iétes.