EXTRAIT DU RAPPORT DE U SÛOËTÉ AUTRICHIENNE
cette roue forme l'angle a avec la tangente menée à la courbe. Au second essieu, il arrive le contraire; le bourrelet de la roue extérieure s'éloigne du rail correspondant, et le bourrelet de Tautre roue s'approche du rail. intérieur.
Fig. 3.
Le wagon suit donc dans son mouvement une direction oblique par rapport à la voie.
Les résistances dans les courbes sont dues principalement à la pression que le bourrelet de la roue extérieure d'avant exerce contre le rail sous l'angle a et au glissement des roues sur les rails, dû à 08 que les diamètres des circonférences de roulement des roues ne sont pas en rapport avec les chemins à parcourir sur les deux rails.
Pour obvier à ce glissement, on donne généralement aux bandages des roues une forme conique et on élargit la voie dans les courbes, pour arriver par là à augmenter le rayon des roues extérieures, et à diminuer celui des rouea intérieures, dans la proportion du développement des deux rails. Mais ce résultat n'est réellement obtenu que si toutes les roues extérieures tendent à se i^pprocher effectivement du rail qui les porte; or cela n'a pas lieu en réalité; et comme on peut le voir dans la figure 3, Tangle a, pour un même écartement des essieux, croit avec Télargissement <le la voie, et le glissement des roues augmente on raison de cet ^'largissement et de la conicité des bandages.
Ce que nous venons de dire d'un véhicule à deux essieux s applique aussi à un véhicule à trois essieux, parce que lajdirection m wagon est commandée seulement par les deux essieux extrêmes ^'t que Tessieu du milieu prend une position réglée sur celle des <teus autres.
Les choses se passent de même quand un véhicule est attelé à "n autre à la manière ordinaire par une tige de traction (lîg. 4).
C est pour cela qu'on a fait déjà plusieurs fois la proposition de
ne pas élargir la voie dans les courbes, et même de supprimer la conicité des bandages.
Fig. 4.
Mais si Ton adopte le système d'attelage défini aux figures 1 et 2, la marche des véhicules dans les courbes devient tout autre. Avec cette disposition, le premier essieu du second véhicule qui est toujours porté contre le rail extérieur, oWige aussi le dernier essieu du véhicule précédent à s'approcher de ce rail. Dans ce câs (fig. 5), on voit que les cinq essieux des deux trains de la machine
Fig. 5.
se placent dans les courbes, de manière que les roues extérieures tournent, comme cela doit être, sur leur plus grande circonférence, et les roues intérieures sur leur plus petite.
L'angle a se réduit dès lors au minimum et, avec un élargissement de voie et une conicité de bandages convenables, les rayons des roues, aux points de contact avec les rails, seront en proportion avec les longueurs des chemins respectifs à parcourir, et le glissement des roues disparaîtra en totaKté ou au moins en grande partie. L'élargissement de la voie et la conicité des bandages auront donc, dans ce cas, un avantage réel.