C6 ENQUÊTE SUR L'EI^PLOITATION ET LA CONSTRUCTION
fréquence ne prescriraient pas de s'en abstenir^ dans Vintà'ét mime de la sécurité et qu'autant que V administration des postes continuerait les efforts qu'elle a déjà faits^ et qu'elle simplifierait leservice^ soit par la réduction du nombre des anêts^ soit par ïadoption de dispositions mécaniques pour la délivrance et la réception des colis.
En ce qui concerne les trains omnibus , la commission n'insiste pas sur une augmentation de la vitesse en marche, mais elle voudrait augmenter la vitesse eiïective en rendant plus souvent ces trains semi-directs.
Quant aux trains de marchandises, elle désire que Ton diminue autant que possible le temps perdu dans les gares.
Les notes suivantes extraites des rapports de MM. Lan et Duboq, sur la vitesse des trains de chemin de fer en Angleterre et en Aile magne, permettent d'établir d'utiles comparaisons.
¥lt««ae des trains rapides eu Angleterre. — La viteSSe en marche
des trains de malle, express et rapides, en Angleterre, atteint souvent 80 kilomètres par heure et même a|i delà. Uuant à la vitesse effective, elle est :
Pour les trains de malle, de 60 à 65 kilomètres.
— rapides 48 à 54 —
— omnibus 40 à 48 —
Si la vitesse des trains en Angleterre est plus grande qu'en France, cela tient à ce que chez nos voisins les conditions d'exploitation diffèrent essentiellement des nôtres.
Ainsi, le temps, au point de vue commercial, y aplus de valeur; aussi s'y paye-t-il plus cher. La concurrence entre les voies ferrées est très-grande ; peut-être même est-elle exagérée.
De pareilles vitesses effectives s'obtiennent en diminuant le nombre des arrêts aux stations tout autant qu'en augmentant la vitesse de marche. On diminue aussi les pertes de temps aux démarrages, en augmentant la pression de la vapeur.
Nous avons déjà fait connaître les dimensions des machines qui font en Angleterre le service de la grande vitesse.
Ces vitesses excessives et la multiplicité des trains sont très-
CUEMIiNS A UNE VOIE ET A DEUX VOIES. 67
fatigantes pour la voie, dont on s'est vu forcé d*auginenter la solidité et qu'il faut renouveler après un court espace de temps. On a enGo constaté que depuis leur adoption le nombre et la gravité des accidents s'étaient accrus.
vhcflse des traïaui de nkmrébmn&imem. — Lcs trains de marchandises aussi bien que les trains de voyageurs, marchent en Angleterre plus rapidement qu'en France. Ils sont plus multipliés et moins chargés.
Yiteaw des trains rapides en Allemagne. — En Allemagne, à
rinverse de FAngleterre, les vitesses en marche et effectives sont inférieures à celles de nos trains français ; les chiffres suivants, em* pninlés au rapport de M. Dubocq, en fournissent la preuve.
Pour les express, la vitesse effective n'est sur TOucst-Autrichien (ligne de Vienne à Paris) que de 36 kilomètres h Theure, tandis qu'elle atteint sur le Berlin-Magdebourg 51 kilomètres.
VHesse des trains omnibns. — Les trains omnibus circulent avec des vitesses effectives variant de 26 à 58 kilomètres, alors que la vitesse des trains mixtes est de 16 à 24 kilomètres, et celle des trains de marchandises de 11 à 25 kilomètres.
Aa§;nieiitation possible de la vitesse. — Ccs vitesses pourraient
être facilement augmentées, car le maximum de vitesse de pleine marche permis dans le nord de TAIIemagne est de 75 kilomètres à liieure, tandis que les plus grandes vitesses de pleine marche ne dépassent pas 56 kilomètres.
Chemins * une voie et * deux voies. — Il faut Construire dcs
chemins à une voie seulement toutes les fois que le mouvement n'est pas extrêmement actif. >
n est impossible de dire exactement à quelle limite de trafic on doit poser la seconde voie.
C'est plutôt le nombre des trains que celui des personnes ou la quantité de marchandises transportés qui rend la pose de la seconde voie nécessaire.
Lorsqu'il y a grande probabilité d'un certain développement de la circulation, il faut, tout en ne faisant dabord qu'une seule voie, acheter le terrain, exécuter les travaux d'art pour deux voies, et même exécuter également pour deux voies une partie des tra-