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AVANT-PROPOS

Les lampons Brown et Myers ont été éprouvés à la flexion et au choc.

En général» Tépreave d'un ressort quelconque par pression graduée (exert^ à Taide de la machine spéciale) suffit à faire connaître la puissance de ce ressort, c'est-à-dire le travail nécessaire pour Tamener à fond de course. Hais il est fort utile de compléter Tépreuve de flexion par une épreuve au choc, parce que la résistance d'un ressort ne varie pas seulement avec le trav-ail qu'il absorbe, mais aussi avec la vitesse du corps qui vient le choquer.

C'est le lieu de rappeler que M. Nozo, lors de son voyage en Angleterre, signalait dans son rapport Futilité qu'il y aurait d'installer dans les ateliers un appareil d'essai des ressorts par choc.

Un tampon doit être essayé sous un choc tel qu'il doit en supporter habituellement dans les manœuvres des gares de marchandises et que nous allons lâcher d'eslimer.

Considérons deux wagons pesant chacun 14,200 kilogrammes et se rencontrant avec une vitesse relative de trois mètres par seconde. A la fin de la première phase du choc, c'est-à-dire à Finslant où les deux wagons auront ime égale vitesse, la puissance vive absorbée sera (en désignant par g l'accélération due à la pesanteur) :

Le travail T, que doit absorber chacun des quatre ressorts en contact, sera donc :

Et si la vitesse de rencontre des deux wagons était de quatre mètres par seconde ^, on aurait :

* Nota, imètres par i" correspondant à 14 kilomètres à l'heare, c'est la vitesse d'une voiture passabloment attelée, et qu*uu homzno suit ai&cmcat à la course (nu moins pendant quelques

Si, au lieu de deux wagons, ce sont deux portions de train qui Tiennent se rencontrer, le nombre des ressorts augmente, il est Trai, en proportion, mais il est clair que les wagons de queue ne se comprimeront généralemoit pas avec la même énergie que ceux du centre, et qu'ainsi la puissance viire sera très-inégalement répartie entre les tampons, dont plusieurs devront absorber un nombre de kilogrammétres bien supérieur à ceux que nous avons obtenu.

n paraîtra donc modéré de soumettre les tampons à un choc de 700 kilogrammétres produit par un pilon de 1,000 kilogrammes tombant d'une hauteur de 0*,70, et par suite avec une vitesse de 3", 80.

Mais, comme le ressort n'est pas la seule partie du tampon qui serve à supporter'les chocs, et que le boisseau, le plongeur, la semelle de bois située derrière le ressort, et en même temps la traverse du wagon, peuvent absorber un assez grand travail, par frottement ou par déformations, tant élastiques que permanentes, Tépreuve au choc doit s'effectuer sur le tampon monté et reposant sur une semelle de bois d'environ 0",60 d'épaisseur.

L'épreuve de flexion doit s'effectuer au contraire sur le ressort isolé,

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