HISTORIQUE
Nous allons passer en revue les différents Étais où Tœuvre des 'hemins de fer s'accomplit plus ou moins rapidement. Nous avons w le bonheur de pouvoir nous procurer des renseignements complets sur tous les grands États de l'Europe. Ils ne nous font défaut [uepour quelques parties de TAmérique.
Fnuwe. — Dans notre premier volume nous avons donné, tage 49, un tableau indiquant les progrès faits chaque année par » chemins de fer en France depuis le 1" janvier 4823 jusqu^au '' janvier 1858. Nous allons reproduire ce tableau en en modiiant quelques chiffres d'après les documents statistiques publiés arle gouvernement, et le complétant jusqu'au i'*^ janvier 1864.
Da V
' janvier 1823 au 1*' janvier 1829.
Total.
IJvn*8
Décréta,
à rexploitatioo
kilom.
kilom.
lit
Sur les 6,205 kilomètres indiqués comme décrétés de 1858 1864, il y en a 1,228 qui n'ont été concédés qu'éventuellement, iais qui seront très-probablement exécutés.
Ainsi on trouve qu'il a été décrété ou livré à l'exploitation en loyenne par année :
Livrés
Décrété*.'
à resploiuiioii
kilom.
kiloo).
ba 1" jjnmT 1825 au 1" janvier 1829.. . .
9i APPENDICE.
Si nous suivons le réseau français dans ses développements, d< puis le 1" janvier i86i, nous trouvons :
1^ Que, parmi les chemins terminés en 1861, on peut signait la section de Montargis à Nevers qui, complétant le chemin ( Paris à Nevers par le Bourbonnnais, ouvre une nouvelle commi nication entre Lyon et Paris; la ligne d'Arras à Hazebrouck qi assure aux produits du bassin houiller du Pas-de-Calais un di bouché impatiemment attendu, et crée une voie plus rapide s| Calais et Dunkerque; la ligne de Alontluçon à Bourges qui ouvi une communication plus directe sur Paris aux produits industrie cl minéralogiques de Montiuçon et de Commentry; enfin le racco dément de la ligne de Paris à Bordeaux avec les chemins du Mi et la section de Strasbourg à Kehl qui, à l'aide de ponts construi dans les conditions les plus remarquables sur la Garonne et sur Rhin, font disparaître des lacunes aussi fâcheuses pour les vo\ geurs que pour le mouvement des marchandises.
2** Que, parmi les chemins livrés à Texploitalion en 1862, trouvent, indépendamment de plusieurs lignes d'importance s condaire, des tronçons complétant les lignes de Paris à Rein Paris h Ronfleur, Paris à Rhodcz, Paris à Lons-le-Saulnier, Pa à la frontière de Suisse par Pontarlier, ainsi que les chemins Reims à Givet, Savenay à Loricnt, Rennes à Redon, de Brives Lot et de Toulon aux Arcs.
La ligne de Paris à Reims par Soissons abrège la distance | chemin de fer entre cette dernière ville et Paris de 12 kilomèti environ. Elle constitue la première section de la ligne qui, A\ quelques années, conduira de Paris à la frontière d*AIlemagiie ] Reims et Metz.
La ligne de Paris à la frontière suisse par Mouchard et Font lier a une grande importance en ce qu'elle facilite les rapports la France avec le centre de la Suisse. Elle est la plus courte pi se rendre de Paris à Lausanne* Dans quelques années probablem un embranchement construit de Pontarlier au chemin de TOii (Suisse) par Jougnc complétera la grande ligne de Paris à Milan le Simplon. Le chemin de Reims par Givet, se reliant aux chem belges, devient la voie la plus directe entre Reims etLiége par Nam