‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 4)Chapitre 48 sur 284 · CHEMIN DE PARIS A CUERBOURG · texte numérisé non relu

CHEMIN DE PARIS A CUERBOURG

Ayant aiiisf établi que pour les chemins à grand trafic, on a eu raison de faire des sacrifices considérables dans le but d^y rendre la traction plus facile, disons c^ue Ton aurait tort de procéder de la même manière pour les lignes à petite circulation. Dans ce dernier cas, au contraire, l'intérêt du capital, ne se répartissant qu£ sur un tonnage faible, affecte sensiblement le prix du transport, et on doit s'attacher à réduire ce capital,, dût-oa pour cela admettre de fortes rampes et des courbes de petit rayon. Ce n'est là, du reste, que l'application d'un principe que nous avons posé dès la première édition du Traité élémentaire et qu'on ne saurait trop rappeler. Le gouTemement l'a très-bien compris en modifiant son cahier de charges pour la construction des lignes du troisième réseau (vjoir les anciens et nouveaux cahiers de charges aux Documents). Et ce n'fôt pas seulement sur le tracé du chemin que doivent porter les économies, c*est encore sur l'établissement des stations, des barrières, des clôtures, etc.

L'étude des tracés adoptes pour les chemins construits le plus réreinmenl, et sur le point d'être construits, prouvera que les ingénieurs de ces chemins partagent notre opinion.

Chemins avec pente iMXima de 10 mUlimètreis.

chcnbi de Parin A Cherbourg. — Ce chemin a uu tronc commun arec celui de Paris à Saint-Germain. Los pentes, à partir de ce point, en sont très-variées. Elles commencent à zéro et passent par toutes les cotes intermédiaires pour arriver à 10 millimètres.

Nous remarquons que celles de 8 à 9 millimètres occupent une très-grande partie du chemin. Elles n'ont pas été groupées comme sur d'autres lignes (chemin de Paris à Strasbourg), sur un petit parcours, puisqu'elles se répartissent sur une étendue de 61,J80 mètres.

Le rayon des courbes sur ce chemin varie entre 500, 800 et ll,5(J0 mètres.

On trouve sur celte li^^ne plusieurs ponts en fonte fort remarquables. Le premier, à Besons sur la Seine, est formé de dix ai:chej»; lesecond, à Maisons-sur-Seine, en compte 5. Puis un autre,

composé de trois arches seulement, sur la rivière Vaucouleurs. Â quelques kilomètres plus loin on trouve le souterrain de Breval, long de 782 mètres en rampe de 9 millimètres ; puis, à Gilles, un viaduc de cinq arches ; à Mucy, un pont de 3 arches ; à Orgeville, un tunnel de 285 mètres qu'on passe en rampe de 9 millimètres. A Evreux, deux petits viaducs sur la route impériale de Paris à Cherbourg. Puis un tunnel de 188 mètres, en pente de 6,2 millimètres. Sur la rivière le Roulver sont construits deux viaducs de 4 arches chacun.

Un viaduc à 5 arches, sur la même rivière, donne accès au tunnel de Conches. Un peu plus loin, sur le territoire de Bargent, on passe la rivière Risle, à l'aide d'un viaduc de 7 arches; à Bernay, le chemin entre en souterrain après avoir passé la route départementale et la rivière la Charentonne. Le viaduc de Bernay a 340 mètres de longueur et est en rampe de 6 millimètres. Près de la station de Lisieux, on passe la Tompas sur un viaduc de 8 arches. Puis, après avoir gravi une rampe de 6,426 mètres, on aborde le souterrain dv la Mette, d'une longueur de 2,528 mètres, dont une partie en rampe de 10 millimètres; deux autres en sens contraire ayant 2 millimètres seulement d'inclinaison. C'est le dernier travail un peu consi* dérable avant d'arriver à Cherbourg.

li«ae de Paris A Bennes. — Celte ligne a absorbé dans son parcours la ligne de Versailles (rive gauche) que nous avons décrite dans le 1^. volume de cet ouvrage; nous ne parlerons donc pas de cette section, et nous ne décrirons que le tracé de Versailles à Rennes.

La longueur totale de ce chemin est de 273 kilomètres 250 mètres.

Les pentes, quoique très-variées, n'y sont pas trés-forles, puisque la plus considérable ne va pas au delà de 8 millimètres; elles commencent à O^^^IO et arrivent à 8 millimètres en franchissant tous les faites à l'aide de rampes de 2, 5, 4, 5, 6 et 7 millimètres. Le rayon des courbes y varie de 700 à 6,000 mètres. Le cube des terrassements est faible, et on n'y trouve aucun ouvrage d'art important.

Chemin de Rennes A Brest. — ffteeUon de 1

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