‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 4)Chapitre 73 sur 284 · TERRASSKMEMS ET TRAVAUX D'ART · texte numérisé non relu

TERRASSKMEMS ET TRAVAUX D'ART

; d'«M traiMliée mi atoyea 4e irarito. — Nous avoib.

page 412 du V volume, fait mention d'un procédé employé pour ouvrir une tranchée, au moyen d'un souterrain et de puits aoxi liaires.

Ce procédé a été appliqué dans de grands travaux de terrasstment exécutés pour ie percement d'une rue aux buttes Saint-Chau mont, aux portes de Paris.

Nous avons pensé qu'il ne serait pas sans intérêt de donna quelques détails sur cette opération.

La tranchée à ouvrir au travers des buttes, n'ayant pas moin« de 20 mètres de profondeur, l'entrepreneur a commencé par (wvrir dans la butte un passage souterrain, occupant Taxe de b me projetée, et ayant sa plate-forme inférieure à 2°" environ, en contrehaut du niveau de cette rue. Cette galerie, placée dans la mani^ supérieure au gypse, est soutenue par des cadres, espacés ai moyenne de 0'",90 Tun de l'autre par une enveloppe de pi bords jointifs. Les cadres ont la forme de trapèzes. Leur largeiu est de 3 mètres à la base supérieure, et de 3'",20 à la base inférieure; la hauteur est de 2°',50. La largeur totale du souter rain est de 220 mètres.

La galerie achevée a été pourvue d'une voie ferrée sur laquell( on a placé 25 wagons, cubant chacun 5*",40. Pour charger fe wagons, on emploie les puits qui ont servi à la construction è souterrain. Us sont successivement élargis, de manière à forint de vastes entonnoirs, dont l'inclinaison est celle du talus naturH des terres. Les ouvriers se tiennent sans peine sur la penle, et kj terres piochées par eux glissent jusqu'à la bouche inférieure M l'entonnoir, sous laquelle les wagons sont successivement plit^^"^*

CONSOLIDATIONS EN ESPAGNE. !207

Chaque wagon plein est poussé vers la télé du chautier, el le conroi de 25 wagons, étant complet, est emporté par une locomotive, puis de nouveaux wagons sont rangés à l'extrémité du souterrain, pour recommencer le travail. Le déblai par entonnoir terminé, il s est produit une tranchée que l'on élargit par les moyens ordinaires.

Avec l'organisation qui vient d'être décrite, on a pu enlever 950 mètres cubes à peu près de déblai par jour.

L'économie, au point de vue de la dépense en argent, résulte surtout de ce que les ouvriers placés sur les talus des entonnoirs Font à la fois fonctions de piocheurs et de pelleurs. Il résulte d'expériences faites que le prix moyen du mètre cube de terre, fouillé et chargé par les entonnoirs, est de 0 fr. 29 cent., tandis qu'il s'dève à 0 fr. 44 cent, dans les tranchées. La différence, qui est de 0 fr. 15 cent, s'appliquant à 60,000 mètres cubes environ, produit une économie de 9,000 francs. La construction du souterrain a coûté environ 7,000 francs. L'entrepreneur a donc fait un bénéfice de 2,000 francs, en outre du profit plus important qu'il réalise sur le temps pendant lequel son matériel est employé. Il e»time, en effet, que, dans les conditions où il se trouve aux buttes Sainl-Chaumont, il lui eût été impossible de déblayer plus de 500 mètres par jour au moyen des procédés habituels, en sorte qne la durée du travail eût été doublée.

(^MMiMiUiowi en E»pagiie. — Nous avons déjà eu occasion de parler, dans cet ouvrage et dans le Nouveau Portefeuille de /'/naàiieur^ des remarquables travaux d'assainissement et de consolidation exécutés par M. Bruère. La campagne qu'il vient de faire en Espagne sur la ligne de Barcelone à Tarragone lui a fourni l'occasion de soutenir hautement la réputation du nom français.

Deux tranchées ont surtout présenté des difficultés et des dangers sans nombre. Neuf éboulements plus ou moins considérables avaient en lieu^ un entre autres dans la tranchée de la Gre» nada a été tellement volumineux (50,000 mètres cubes environ), i^'il a dans son mouvement emporté la moitié d'Un tunnel de ^2 mètres de longueur, et comblé la tranchée qui en cet endroit a

M«r l'ouvrage de II. Bruire : Tiiaité si» la consolidatiox de& taLcs.

SiO APPENDICE.

Mous regrettons que l'exiguïté de notre cadre ne nous permelte pas d* entrer dans de plus grands détails sur ces important travaux; mais il est probable que M. Bruère en publiera une des- | cription complète, que Ton pourra consulter si Ton désire en obtenir une connaissance plus approfondie.

MtaMAtfoaa dv chonia ûu Nord. — La Compagnie du Nord, aGn d'éviter les terribles accidenta qui se sont déjà produits et peuvent se renouveler aux bifurcations, a fait étudier et fait en ce moment exécuter des travaux assez considérables pour dessenirles lignes de Soissons et de Pontoise. Mous allons essayer de les décrire.

Au kilomètre 3, un peu au-dessus de la gare de la Chapelle, la plate-forme compte six voies placées au même niveau.

La première est affectée au départ des voyageurs de la graiule ligne (Chantilly).

La seconde sert aux trains des voyageurs se rendant à Pontoise.

La troisième est la voie de retour de cette ligne.

La quatrième dessert au départ la banlieue de Chantilly, et U ligne de Soissons voyageurs, et Pontoise marchandises, à Taide d'un raccordement.

La cinquième est la voie de retour de Chantilly grande ligne el banlieue et de Pontoise marchandises.

La sixième est la voie de départ des marchandises pour Soissco?. Chantilly et Pontoise.

Il était impossible à cause d'un aussi grand nombre de voies, ei de la direction des bifurcations, d'établir des communications directes, sans traverser les voies ; on a donc dû, pour résoudre le problème qu'on s'était posé faire passer certaines voies les une» au-dessus des autres.

Ainsi la voie n^ 1 desservant la grande ligne, se trouve droite et au niveau de la plate-forme générale jusqu'au delà du passage à niveau du Landit; à ce point elle dévie vers la droite et entre en déblai sur une longueur de 500 mètres en pente de 1 centimèlic par mètre, passe sous les deux voies de Pontoise n** 3 et 5, :: Taide d'un pont métallique, remonte sur une rampe de mèou inchnaison vers Saint-Denis, en passant en contre-bas des autre:

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