DISPOSITION DES SIGNAUX DE BIFURCATION
nœuvrés par les aiguilles, se composent d'un poteau, terminé par une sorte de boite en forme de chevron, dont le sommet sert d*axede rotation à une palette; cette palette porte un disque de verre vert, et peut se placera droite ou à gauche du poteau dans le prolongement de Tun ou l'autre des c6lés du chevron ; elle masque alors une des lanternes à feu blanc et produit un feu vert. Le feu qui reste blanc indique la voie ouverte.
Il n'y a aucune précaution spéciale à prendre pour Tindicateur de bifurcation, qui a été construit avec une plus grande hauteur.
En outre, on établit aux abords de la bifurcation des poteaux hectométriques, de façon qu'avant comme après les aifn^ilies, il y ait au moins un kilomètre entier subdivisé. Les poteaux hectométriques ont la même hauteur que les poteaux kiloniélriqucs, c'est-à-dire environ 2"", 50 audessus du soL
La coïncidence d'un poteau kilométrique avec la pointe des aiguilles devant être tout à fuit exceptionnelle, on peut compter pour chaque bifurcation sur 3 kilomètres à subdiviser. Les têtes de ces potaux portent des tablettes carrées en tôle ou eo fonte de couleurs différentes, qui permettent de reconnaître facilement le numéro hectométrique qu'elles occupent, bien que ce numéro soit peint sur leur face. Le croquis ci-joint, Gg. 23, indique leurs di^ositions particulières.
A regard des signaux, on a admis qu^il
13== If
Fond blanc. Fond bleu, chiffre noir, chiffre blanc.
" Il
si
^ Il
if
n'y avait pas lieu de placer d'indicateurs de bifurcation dans Tintcrieur des triangles.
On n'en a pas projeté également pour les bifurcations qui se trouvent immédiatement à la sortie des stations, et dont la position est par cela même très-nettement connue.
D'autre part, on a traité comme bifurcation les ponts tournants de la Scarpe, de la Deule et de la Somme, et la traversée dos voios de Dunkerque.
Partant de ces principes, on a étudié en détail chaque bifurcation, et on a déterminé exactement dans chaque cas particulier, en tenant compte des circonstances locales, les points où les différents signaux doivent être établis.
A6n que lé service d'une bifurcation puisse toujours être fait par un seul homme, on a groupé les leviers de tous les disques avec ceux des changements de voie, comme l'indique le croquis ci-dessous :
La figure 24 donne l'ensemble de Tinstallation d'un poste d'aiguilleur pour la bifurcation simple.
Fig. 21. — Poslo d'aiguilleur.
A, B, sont les leviers de manœuvre des deux changements de voie.
C, E, G, les leviers de manœuvre des disques d'arrêt.
D, F, II, les leviers de manœuvre des disques à distance.
Les leviers des changements de voie étant considérés comme le contre du poste, on voit que les positions des leviers des disques
DISPOSITION i)£S SlGiNAUI DE BIFLHCATION. 2G9
ont éic détermitiées de façon à représenter la direction desservie par les disques et leur cloignement relatif du poste.
Ainsi les leviers C elD, qui commandent les disques delà direcliuii qui va vers la gauche, sont à gauche de l'observateur, placé au centre du poste; C, levier le plus rapproché, commande le disque d'arrêt; et D, levier le plus éloigne, manœuvre le disque a distance.
On remarquera encore que, tout en groupant autant que possible tout le système, les leviers des disques se trouvent cependant assez éloignés l'un de Tautre pour que le même agent ne puisse pas en manœuvrer deux à la fois.
Un a de plus admis en principe que l'aiguille de la voie de dé* part, autrement dit l'aiguille en pointe, devra toujours, dans sa position normale, être disposée de façon à diriger les trains vers la gauche. On conçoit, en cfTct, qu'au moyen de cette précaution on évite toute chance de collision entre un train partant et un train de retour; mais il faut, pour que cet accident soit absolument impossible, que Taiguilleur ne puisse pas ouvrir le disque d'arrêt de la voie de retour lorsque laiguille en pointe n'est pas dans sa position normale; et, réciproquement, que si le disque de retour est ouvert, on ne puisse plus manœuvrer l'aiguille. L'onclanchement est établi dans ce but.
Cclcnclanchemcnt n'est autre chose qu'un verrou qui fait partie du disque C; une tringle fixée sur le levier de manœuvre, et se dirigeant de ce levier vers la tige de manœuvre du changement de ^oie, recule lorsqu'on ouvre la voie de retour de la direction gauche, et s'introduit dans un trou de la tige de manœuvre du changement lorsque les aiguilles sont dans la position normale. Si, au contraire, les aiguilles sont mal placées, le verrou n'entre pas, et on ne peut ouvrir le disque; il faut alors, pour livrer passage au train de retour, rétablir préalablement l'aiguille du changement dans sa position normale.
Donc, si les mécaniciens observent rigoureusement les prescriptions de Tordre de service, il n'y a pas de collision possible, et la sécurité des trains ne se trouve en aucune façon compromise par la négligence deTaiguilleur.
L'cnclanchement par le disque E serait sans utilité; car un train en retour sur la direction de droite ne peut jamais rencontrer un train partant, quelque direction qu'il suive.
Notre croquis suppose le poste établi à droite de la bifurcation ; on peut aussi bien l'établir à gauche ; mais alors le disque G devant toujours avoir son levier àTextréme gauche, il faudra, en vue de Tenclanchement, allonger les tringles de manœuvre de changement de voie, en réalisant la disposition représentée par le croquis ci-après (fig. 25).
Fig. 25 -^ Autre poste d'aiguilleur*
La disposition du terrain déterminera le cAté qu'on devra choisir pour rétablissement du poste.
Ms^pMfl. — iM^ÊmÊftÊ^* — Dans le but d'empêcher la congélation de l'huile dans les lanternes de disques, la Compagnie du Mord a adopté une nouvelle disposition qui isole la lampe de la paroi de la lanterne (6g. 26 et 27)*
Cette disposition consiste en un porte-lampe a, a, a, qui entre dans les coulissés ft, 6, qui reçoivent actuellement la lampe c. C'est ce porte-lampe qui est Iui*m6me muni de coulisses dans lesquelles on introduit la lampe.
Il peut servir indifféremment aux lanternes à gauche et à droite^ en le retournant de haut en bas.
DISQUES. - LAMERNKS.
Fip. i6. — Lanlerne de di9i]ur avec sa \am\te. Fig. 27. — Lanlerac de disque sans st lampe.
APPENWCE.
nir€»ini. — Lorsque la voie est en ligue droite, le feu d'arriiTe de cette lanterne peut être aperçu directement de la gare.
Lorsque la voie est courbe, on fait usage d'un miroir réflecteur, figure 31 , qui renvoie vers la gare ce faisceau de lumière.
Ce miroir, dont on peut varier l'inclinaison, se place dans les coulisses m, n (fig. 33), fixées derrière la lanterne. Il est employé pour les angles de 10" à 90"*.
De 0" à 10% on conserve le feu direct sans miroir réflecteur. \je miroir, en se retournant, peut servir pour la déviation à droite ou à gauche.
lÈerau. — Le faisceau lumineux reste blanc lorsque la voie est fermée; mais, lorsque la voie est ouverte, il est coloré en violet par le verre d'un écran (fig. 32) fixé au disque. On emploie, suivant
le sens et la grandeur de Tangle de direction, Tun des quatre écrans représentés figures 34, 35, 36 et 37.
L'écran n** 1 est employé pour la lumière directe et les déviations à droite ou à gauche inférieures à 30" ; récran n° 2, pour les déviations de 30'' à 90" à droite en regardant la gare : récran n° 3, pour les déviations de 30" à 70" à gauche; Técran n" 4, pour les déviations de 70" à 90" à gauche.
Tous les écrans sont formés de coulisses en tôle fixées au disque, et dans lesquelles on place un verre violet, garni préalablement de deux cordons en caoutchouc (fig. 32).
Fig. 52. — Éci
fc:r:R\iNs.
. S^ - Unienes de disques de l'Ovesi.
Fig. 3-i, 35, 36 ei 37. — Position des mipolr» et des écrau».
27H APPE.NWCt.
ëinaawK. à d«iuL ou troi» tnuÊamÊamUmm. — 11 esl queiquefoiî^ nécessaire de manœuvrer un signal de deux ou trois pointe diiïérente ; ce cas se présente, par exemple, lorsqu'un signal doit protéger en outre de la gare un ou deux passages à niveau compris entre la gare et le signai.
Les conditions à remplir sont alors les suivantes :
La gare d'une part, et chacun des gardes-barrières des passages à niveau d'autre part, doivent pouvoir mettre le signal à Tarrét d'une manière indépendante les uns des autres ; mais le signal ne doit pouvoir repasser à la voie libre que lorsque toutes les manœuvres commandant le signal ont été elles-mêmes remises à la voie libre.
Les manœuvres employées pour les signaux à deux ou trois transmissions, et le signal lui-même, peuvent être d'un type quelconque.
Le système qui permet de remplir les conditions détaillées cidessus, consiste uniquement dans la disposition du système de rappel.
La figure 58 représente ce système pour un signal à trois transmissions.
11 se compose d'un châssis en charpente AA, tixé dans le sol, el recouvert d'un plancher en madriers épais, encadré dans une bordure en bois BB.
Un support en fonte C est traversé par un arbre en fer D, à l'extrémité duquel est calé un levier coudé L, dont le grand bras est muni d'un contre-poids P, à position variable. — Le petit bras / se termine par une mortaise dans laquelle est passé le boulon d'articulation de la tringle rigide T, qui conmiande le signal.
A l'autre extrémité de Tarbre D, est calée une manivelle 11, dont l'arbre de calage est le même que celui du petit bras / du levier; une enlretoise en fer D réunit la manivelle H et le petit bras L
Trois leviers coudés L, L'', L"', mobiles dUr l'arbre U, sont montés de façon à ce que leurs contre-poids agissent en sens contraire
SIGNAIX A IH:iJX OL TROIS TRANSMISSIONS.
Fig. r>8. — DispoMiion d'un signalfà trois^transmission».
278 AI'PRNDICR.
du contre-poids P, et que Tentretoise E se trouTe comprise entre les deux bras des leviers.
A la Yoie ouverte, le petit bras de chaque levier est tenu appliqué, par Faction du contre-poids de la manœuvre, contre la partie du support C faisant arrêt, et se termine par un anneau auquel est agrafé le fil d'une transmission correspondant à une manœuvre.
La position, représentée en traits pointés (fig. 38), correspond à la voie ouverte ; dans cette position, les trois leviers L, L', L"' sont maintenus relevés par Taction de la manœuvre ; le levier L est abaissé, et Tentretoise E s'appuie sur les petite bras des leviers l/,L%L'". î
Supposons maintenant que l'on veuille fermer la voie avec la manœuvre correspondant au levier L'', ce mouvement s*opère, ainsi que nous l'avons vu, en lâchant du fil ; le levier L"', étant muni d'un contre-poids plus fort que le contre-poids P du levier L, ce dernier est relevé par le petit bras du levier L'^ qui poussif Tentretoise L''. Le levier L passe ainsi à la position indiquée (fig. 38), et la voie est fermée sans que les leviers L' et L'' aient i changé de position. |
Lorsqu'on voudra fermer la voie avec Tune des manœuvres cor- | respondant aux leviers V et L"'', la course du levier se fera à blanc, ' la voie étant déjà fermée. I
La simple inspection de la figure montre que, pour repasser à , la voie ouverte, il faudra que les trois leviers L', L'' et V aient été | relevés, puisqu'il suffit qu'un seul soit abaissé pour maintenir la voie fermée.
n e^t évident que, dans le cas où le signal serait à deux transmissions au lieu de trois, le fonctionnement serait exactement le même.
Les transmissions des signaux à deux ou trois manœuvres se composent, comme les transmissions simples de fils de fer de 4,4 millim. de diamètre, supportés par des poulies verticales ou horizontales, suivant la direction que suit la transmission. j
Suivant que les transmissions sont doubles ou triples, les poulies verticales et horizontales sont montées deux à deux ou trois à troi»^ sur le même support en fonte (figurer 39^ 40 et 4i ).