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DÉTAILS DES GAEES. — RÉSERVOIRS

être étudiée avec soin. On doit considérer la natare des eaux, la position de la machine qui doit élever ces eaux et les refouler vers le réservoir, et enfin les appareils destinés à fournir directement Teau aux machines.

L'examen de la nature des eaux doit précéder toutes les autres opérations. On sait que les eaux incrustantes occasionnent très-rapidement la destruction des foyers et des chaudières. En général, les eaux des grandes rivières sont d'un bon emploi , et on doit les préférer aux eaux de sources. Dans tous les cas , il faut soumettre les unes et les autres à l'analyse chimique. Nous recommandons comme moyen simple et expédjjbif le procédé hydrotimétrique de MM. Boutron et Boudet. Quand on se détermine à prendre Teau d'une rivière, on doit établir la prise dans le lit même et ne point se contenter, comme on Ta fait trop souvent , de creuser un puits à quelque distance de ce lit. Ce procédé est le plus commode ; mais il est rare qu'il réussisse. L'expérience a prouvé que les eaux des coteaux imbibent l'alluvion des vallées, et que ces puits, loin de fournir l'eau des fleuves, donnent des eaux incrustantes. Le fait s'est présenté au bord de la Seine , dans des puits creusés à quelques mètres seulement de la berge. Il faut donc , ou poser le tuyau d'aspiration en rivière , ou mettre le puits en communication directe avec celle-ci par une tranchée remplie de pierres et de gros cailloux. •

La machine a vapeur doit être placée à une faible distance du point choisi pour la prise d'eau , afin de donner la moindre longueur possible à la conduite d'aspiration , qu'il est toujours difficile de rendre parfaitement étanche. D'un autre côté , il y a avantage à placer cette machine dans le dépôt des locomotives, ou plutôt dans le petit atelier qui y est annexé. £lle fournit alors la force motrice qui met en mouvement un petit tour, une machine i percer, etc. Il faut, dans chaque cas particulier, combiner l'ensemble de ces données. > La prise d'eau étant établie, la machine fixe placée, on construit le réservoir, dont la situation est toujours aist^e à déter-

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miner. Ce réservoir est fait ordinairement en tôle de forme rectangulaire on de forme circulaire. Cette dernière forme estpréférable et plus économique. Un réservoir rectangulaire (fig. 194) de 8 mètres sur 4 mètres, avec I^.IO de hauteur , cubant 35 mètres, pèse 3000 kilogrammes avec les rivets et les tirants. Un réservoir rond (fig, 195) de 4 mètres de diamètre sur Fi(.iM.jw«r,.(r r^ui^iair,. g, gQ ^^ hauteur. Conte-

nant 43 mètres cubes, ne pèse que 1800 kilogrammes. Un réservoir circulaire de 5 mètres de diamètre, 4 mètres de hauteur, contenant 76 mètres cubes, pèse 2590 kilogrammes. On a établi aussi des réservoirs en fonte formés de plaques boulonnées. Ces réservoirs sont très-solides, et quand les joints fj„^ : ont été bien masti-

qués, ils ne donnent lieu i aucune réparation. Un réservoir de ce genre, contenant 250 mètres cubes d'eau , pèse 20600 kilogrammes et coûte £860 fr., tandis qu'un réserïig. m. Btunoir cir,.tii'urt. voirrectangutaifeen

tôle de 200 mètres cubes (13-,30 sur 6 mètres, sur 2",60} ne coûte pas moins de 12000 francs. Quant an support en maçonnerie qu'exigent les rétiervoirs, l'avantage, au point de vue de la dépense, est encore au b&timent de forme circulaire.

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