DÉTAILS DES GARES. — SERVICE DES MARCHANDISES
munication entre les difiërentes halles de la gare, sans parler, bien entendu, des deux voies simples qui relient ensemble toutes les balles par leur extrémité.
« Ces voies transversales , qui nécessairement traversent toutes les cours , peuvent servir encore à recevoir les wagons dont la manutention est opérée par les destinataires ou expéditeurs des wagons dans leurs voitures, et réciproquement.
•• 3** Un écartement convenable entre chaque voie et laissant la possibilité de tourner les wagons sur plaques sans être obligé de faire une coupure sur les voies placées à côté.
« 4** Enfin , indépendamment des voies de départ et d'arrivée , qui doivent toujours être libres , trois ou quatre voies de service parallèles à celles-ci et en communication par des plaques avec les voies des balles dont elles longent les extrémités ( ces voies établies dans la plus grande longueur possible et se reliant toutes par des aiguilles avec les voies de départ et d'arrivée).
•* L'usage de ces voies consiste à recevoir le trop-plein des halles, soit d'arrivages, soit d'expéditions, en même temps tjue les wagons dont la marchandise ne doit pas être mise à quai, mais enlevée à la gare ou par les destinataires eux-mêmes, telle que maringottes, cadres, etc. , etc.
•• Avec ce système de voies intérieures , les voitures et camions ont un accès sûr et constant aux divers quais.
«• La gare de Bercy (chemin de Lyon) est établie d'après ce système , mais elle manque de plaques et de voies transverjsales dans les halles ; la transmission du matériel d'une halle à une autre ne peut être faite que par les voies qui relient ensemble toutes les halles par leurs extrémités. Cette absence de voies transversales augmente beaucoup la main-d'œuvre en allongeant le parcours à faire faire à bras aux wagons qui^doivent passer des halles d'arrivages à celles d'expéditions. »
A la note précédente, M. Brou tin a joint le tableau (page 59) établi sur les données fournies parles chefs des principales gares à marchandises de nos grandes lignes de chemins de fer, celle de Bercy exceptée. L'on n'a pu se procurer aucun renseigne-
ment exact sur le travail fait dans cette gare, mais ce que nous pouvons affirmer, c'est que les employés du mouvement au chemin de Lyon trouvent que le service se fait bien plus facilement et économiquement dans la halle à marchandises parallèle établie récemment à Lyon que dans lagare perpendiculaire de Bercy. Les halles , qu'elles soient parallèles ou perpendiculaires aux voies principales , sont disposées à peu près de la même manière sur toutes les lignes de chemin de fer.
Quelquefois le -service se fedt sur un trottoir unique placé au
milieu ; d'un côté se trouve une voie pavée ou ferrée pour les voitures de roulage ; de l'autre sont les voies en fer pour les wagons (fig. 198).
Les marchandises à Fig. 198. Balle à marchanditei. emmener sont dé-
posées par les voitures de roulage d'un côté du trottoir et chargées sur les wagons de l'autre côté.
C'est l'inverse pour les marchandises qui, arrivées par les wagons , doivent être transportées en ville.
Au chemin de Rouen , gare des BatignoUes , on a posé des voies de fer des deux côtés du trottoir, et on a réuni ces deux voies par des voies transversales logées dans les coupures faites au trottoir.
L'une de ces voies , celle qui est placée du côté où les voitures de roulage abordent le trottoir, est alors noyée dans le -pavé ; elle sert à porter les wagons sur lesquels on veut charger les marchandises immédiatement à leur sortie des voitures de roulage sans les faire passer sur le trottoir, et que l'on veut décharger directement dans ces voitures.
Dans les gares de quelque importance, des trottoirs spéciaux sont consacrés aux marchandises partant , d'autres aux marchandises arrivait,
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Nous avons cherché à nous rendre compte de l'espace nécessaire pour déposer et manutentionner commodément diverses natures de marchandises. M. Broutin, que nous avons consulté à cet égard, a dressé, pour nous répondre, le tableau, page 60 :