‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 28 sur 146 · ATELIERS · texte numérisé non relu

ATELIERS

Les bâtiments qui composent les ateliers sont ordinairement placés autour d'une ou plusieurs cours quadrilatérales (Orléans, Wolverton, Crewe, Malines, Vienne).

Cette disposition est très -convenable en ce qu'elle permet :

1^ De bien éclairer les ateliers ;

2® De ne laisser entrer et sortir les ouvriers que par une seule porte ;

3° D'établir une communication facile entre les différents bâtiments ;

4^ De laisser libre un espace convenable pour les chantiers en plein air au centre même des ateliers, à portée de chacun d'eux ;

6^ De faciliter la surveillance ; toutes conditions qu'il est très-important de remplir simultanément.

Une disposition vicieuse des ateliers, aussi biqn qu'une disposition mal étudiée des gares, entraîne dans des frais d'exploitation plus élevés qu'on ne l'avait prévu.

Les forges , les ateliers de montage et la chaudronnerie sont généralement établis sous de simples hangars (Orléans, Wol* verton, Crewe, Malines).

Le bâtiment des machines-outils souvent aussi consiste en un simple hangar (Orléans, Wolverton, Crewe),

Quelquefois cependant il est à deux étages. Les grosses machines sont alors placées au rez-de-chaussée et les machines les plus légères au premier étage (Derby, etc.). Les bâtiments pour la réparation des voitures sont très-souvent i deux étages ( Malines , Derby , etc . ) .

Les travaux de peinture et de sellerie se font au premier, les travaux de charpente au rez-de-chaussée.

Les ateliers à deux étages coûtent naturellement moins cher d'établissement que ceux à un étage ; mais le service y est plus difficile et les manœuvres beaucoup plus coûteuses.

Les ateliers sont ordinairement éclairés sur le côté par de très-grandes fenêtres ; il importe qu'ils reçoivent beaucoup de jour , ceux de montage et de machines-outils surtout.

Les pièces pour les réparations de machines sont d abord forgées, puis achevées dans l'atelier des machines-outils, et enfin employées dans l'atelier de montage. Il convient donc que les bâtiments des forges, des machines-outils et de montage soient placés à la suite les uns des autres comme ils le sont au chemin d'Orléans.

On place des bancs d'ajusteur dans les ateliers des machinesoutils et dans ceux de montage , mais il faut éviter d'y placer des forges. La poussière du charbon, en pénétrant dans les machines-outils et dans les machines locomotives , leur deviendrait très-nuisible.

Les charpentiers travaillant en même temps aux machines , aux tenders et aux voitures, les hangars qui leur servent d'abri ne doivent pas être très-éloignés ni des ateliers affectés plus spécialement à la réparation des machines, ni de ceux ou l'on répare les voitures.

La chaudronnerie, où l'on fabrique et répare les chaudières de locomotives et les tenders, doit être, autant que possible, placée entre le bâtiment des forges et le hangar des charpentiers, ou du moins à proximité de l'un et de l'autre, la fonderie de laiton à côté de la chaudronnerie.

Les ateliers doivent être assez vastes pour que les appareils s'y logent facilement et que les ouvriers y circulent et travaillent aisément.

Nous citerons comme exemples d'ateliers bien disposés ceux de Lyon, d'Orléans, du Nord et de Strasbourg.

La charpente des ateliers d'ajustage doit être assez solide pour qu'on puisse y prendre des points d'appui pour les arbres et roues ser^'ant à mettre en mouvement les différentes machines.

Pour les autres ateliers, les charpentes peuvent être moins massives ; néanmoins il convient de les combiner de telle façon qu'on puisse y prendre des points d'appui pour les grues de 3 à 4000 kilogr.

Les ateliers de montage sont généralement munih de grandes

grues roulantes qni permettent de Buependre les chaudières des machines et de les séparer de leur train , on même de soulever des machines tout entières. Cette disposition est infiniment moins coûteuse que celle qui consisterait à avoir à portée de chaque machine un appareil à demeure qui permettrait de l'enlever. Mais le matériel des chemins de fer exige en outre , pour la construction et l'entretien , un outillage tout spécial et d'une grande importance, surtout en ce qui concerne les roaes et les ressorts, car la réparation des roues donnent lieu & l'une des dépenses les plus considérables des ateliers.

Les machines qni composent l'outillage pour la construction et pour la réparation des machines locomotives diSèrent peu de celles qu'on emploie dans les fobriques de machines fixes.

n convient de disposer des voies de fer dans tontes les parties de l'atelier ou l'on doit amener les pièces à réparer, et surtout dans celles où doivent entrer les machines , comme la chaudronnerie ; il en est de même pour la menuiserie , les tours, machines apercer, appareils décalage, etc.

La superficie de la partie couverte des ateliers du chemin de Strasbourg (fig. 227) se subdivise de la manière suivante :

rfg. m. DiiiwrilrsM II ttiilitn ^Éptruaj/. LteUDIi

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Logement!

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40X24 = Hol 14M 8x2S = 208/

liO DE LA DISPOSITION DES GARES.

G Menniserid 28x24 = 672

H Magasina bois 40x24 =: 960} 2 854

I Bâtiment disponible. . . 47X26 =1222

i I Montage I Machines. . 136x30 =4080

K» ** l Tenders. . . 100x26 =2600

L Ajustage 90x24 =2160

M Forges 100x20 =2000

N Chaudronnerie 70x20 =14001 6 732

O Machine à vapeur. ... 26 x 4 = 100

Passage 12x 6 = 72

PP Remises de locomotives. .

La surface des terrains est de 9 hectares. Ces ateliers suffisent pour la réparation d'un matériel de 250 à 300 locomotives.

MAISOirs DB GARDES,

Apres avoir parlé des bâtiments établis dans les stations pour le service des voyageurs et des marchandises ou pour les ateliers , il ne sera sans doute pas hors de propos de dire quelques mots de ceux qui contiennent le logement des gardiens des passages à niveau et qui sont placés près de ces passages.

Les maisons de gardes, établies dans Torigine sur les che* mins de fer en exploitation , ont été exécutées sur des dimensions et dans des conditions qui ont nécessité des dépenses assez considérables. Sur les chemins de fer du Nord , de Lyon et de Strasbourg, les maisons de gardes construites par l'Etat sont composées d'un rez-de-chaussée, d'un premier étage et d'une cave assez vaste ; elles sont revenues à 4000 francs en moyenne* Il en est de même des maisons d'éclusiers construites, sur les divers canaux exécutés par le gouvernement.

Les Compagnies ayant reconnu qu'il y avait plus de sûreté et en définitive plus d'économie à établir des maisons de gardes à tous les passages à niveau pour que le service puisse en être fait par les femmes des poseurs employés à l'entretien ; et le nombre des maisons de gardes étant appelé à devenir plus considérable que dans l'origine, on a recherché si Ton ne pourrait pas établir des bâtiments d'ime importance moindre et en conséquence d'une dépense beaucoup plus restreinte.

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