‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 33 sur 146 · PLAQUES DE GARDE · texte numérisé non relu

PLAQUES DE GARDE

épaisses de tôle ; la figure 247 représente les anciennes plaques du chemin de fer de Paris à Strasbourg.

On conçoit que la forme et la hauteur des plaques de garde varient dans des limites assez étendues, suivant la distance qui sépare le centre de l'essieu de la face inférieure du brancard. Les plaques degarde sont fixées con-

Fig. 247 AndênnêpIaqMêdêgordêduchêmindêStratbourg. trelesfaces intérieures de ces brancards au moyen de boulons qui passent à travers les trous tt ; quelquefois elles sont encastrées en tout ou en

partie dans l'épaisseur du bois ; d'autres fois , enfin , elles sont doubles et fixées de part et d'autre aux brancards.

On réunit les deux branches des plaques de garde au moyen d'une petite traverse en fer qui les consolide.

Généralement les deux traverses des plaques de garde

Fig. 248. Plaque d§ gardé en fèr fùrgé.

d'un même côté sont venues de forge aux extrémités d'une barre de fer unique, qui relie ainsi ces deux plaques de garde a fig. 248.

Actuellement, on construit en Angleterre et en France beaucoup de plaques de garde en fer laminé. Ces plaques (fîg. 248), bien que fabriquées en fer de bonne qualité, sont un peu moins coûteuses que celles en tôle, et, comme leurs points d'attache sur les brancards sont fort écartés, leur position par rapport au brancard est invariable.

Attelages. — Les attelages des wagons d*tm même convoi, ou des tenders aux wagons, ont toujours lieu par le milieu.

On a d'abord réuni les wagons au moyen de simples chaînes, puis on a essayé des barres rigides , puis enfin on a fait usage de tendeurs.

On donne aux chaînes assez de longueur pour que la machine, quand elles sont détendues, puisse mettre en mouvement chaque wagon séparément. Il en résulte plus de facilité pour la mise en marche du convoi (démarrage); mais les voyageurs reçoivent, au moment du départ, des secousses d'autant plus désagréables que le mécanicien prend moins de précautions. Ces chocs d'ailleurs nuisent beaucoup à la conservation du matériel. On évite ces secousses en se servant de barres rigides ; mais il devient difficile alors de mettre le convoi en mouvement, et le choc, en cas d'arrêt de la machine, est également violent pour tous les wagons.

Les tendeurs, représentés fig. 249 , se composent de deux

fn

Fig. 249. Tûndtur wrdifiairt.

mailles m et m', portant des écrous c, c'. L'une des mailles est fixée à demeure dans un œil ménagé dans l'un des crochets de

Page 1