‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 35 sur 146 · ATTELAGES · texte numérisé non relu

ATTELAGES

l'autre que de 20 centimètres environ. Les extrémités sont reliées comme le crochet de traction au collier du ressort de traction. Cette disposition a non-seulement l'avantage de diminuer considérablement l'effort brusque de traction , mais aussi celui de ramener tout le système de traction dans l'axe du châssis, et par conséquent de remédier à l'inconvénient actuel des chaînes de sûreté , de tirer obliquement dans les courbes lorsqu'elles remplacent l'attelage du tendeur.

Si un essieu vient à se rompre, les attelages doivent soutenir la voiture ; il est donc important de les rendre assez solides pour que, dans ce cas, ils puissent résister. On conseillait anciennement de feire moins fort l'attelage de la locomotive au train , afin que celle-ci déraillant, elle ne pût entr^er tout le convoi; il en résulterait des ruptures fréquentes en marche ordinaire, et par conséquent des irrégularités dans le service.

Au chemin de fer de Rouen , on se sert , pour détacher la machine à l'arrivée, sans arrêter le convoi , d'un crochet mo bile (6g. 251).

Fig. III. Cfochil itiobilt du

Ce crochet mobile est, d'une part, engagé sur le crochet fixe d'attelage du premier wagon du convoi, et, d'autre part, il est fixé par trois anneaux à la corde au moyen de laquelle la machine tr^ne obliquement le convoi. Lorsque le moment est venu de séparer la machine du convoi , un ouvrier, qui tient à la main un bout de corde attaché à une chape qui sert à fixer le crochet, tire le bout de corde à lui, de manière que

la chape prenne la position indiquée en li^es ponctuées. Le crochet mobile se s<^pare alors du crochet d'attelage du convoi, et la machine, par conséquent, cesse de remorquer les wagons.

Au chemin de Saint-Étienne i Lyon , on emploie un autre crochet fort ingénieux, au moyen duquel on peut, le convoi étant en marche, dételer instantanément la machine. Ce crochet est manœuvré par on mécanisme qui agit aussi sur un frein que l'on serre tout en dételant la machine. Il n'a pas été adopté sur d'autres lignes parce qile , en cas d'accidents , les conducteurs des trains n'ont pas la présence d'esprit nécessaire pour le faire fonctionner. C'est ce qui arrive pour presque toutes les dispositions qui ont été imaginées dans le même but.

SnapemslvB. — Les voitures qui marchent à de grandes vitesses sur les chemins de fer sont généralement suspendues sur des ressorts ; mais le mode de suspension est encore loin d'atteindre la perfection de celui de nos voitures ordinaires. Cependant, depuis l'adoption des nouveaux ressorts en acier fondu de M. Lassale, cette partie de la construction du matériel roulant a fait un progrès très-sensible.

En général les ressorts reposent sur les bottes à graisse

. 252); cependant ils passent quelquefois en dessous. Cette

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