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BOITES A GRAISSE

i44 DES VËHIGULES.

d'huile ; la fusée était ainsi enduite d*huile sans cesse renouvelée. Ce mode de graissage qui donnait d'assez bons résultats vient d'être abandonné, parce que, n'étant pas appliqué à tous les véhicules de cette ligne, il exigeait des appareils et des approvisionnements spéciaux.

La graisse a cependant l'inconvénient grave de se durcir dans les temps de gelée, ce qui rend le graissage extrêmement difficile. Au chemin du Nord on vient d'entreprendre des expériences dans le but de la remplacer par de l'huile. Les figures 258, 259, 260 et 261 représentent la boîte employée. L'huile y est placée dans un réservoir inférieur et aspirée par des mèches qui la portent sur une espèce de coussin en peau d'agneau appliqué contre la fusée. Ce coussin est pressé de bas en haut par des ressorts à boudin.

Sur les chemins allemands on a employé la boite (fig. 262 et 263) dans laquelle l'huile est placée dans un réservoir supérieur et aspirée par des mèches faisant effet de siphon. On s'est servi aussi de la boîte (fig. 264) où l'huile est contenue dans un réservoir inférieur, d'où elle est portée sur la fusée par une mèche soulevée par un contre-poids.

Le coussinet de la première boîte est en bois dur.

Roaes. — Les roues des wagons ne sont pas semblables à celles des voitures ordinaires qui ne seraient pas assez solides et coûteraient très-cher d'entretien.

Elles sont entièrement en fonte et fer, quelquefois en bois ; leur diamètre varie de 0",90 à 1 mètre.

Les roues tout en fonte ne sont plus employées en Europe, à cause de leur grande fragilité, que pour les wagons marchant à de faibles vitesses; pour les wagons de terrassement, par exemple. En Amérique les roues en fonte sont encore très-répandues, même pour les voitures à voyageurs. Ces roues J fig. 265) doivent être coulées en coquille, c'est-à-dire dans un moule en métal, et non dans un moule en sable.

Le pourtour de la roue se refroidissant alors rapidement par

le contact des parois méUOliqueâ da moule, subit une espèce

trempe et

FIg, Mi. Ihmi m fonU.

couléfi . en sable et se refroidissent plus lentement que le pourtour, puisse s'opérer sans donner lien à des tensions qui feraient rompre la roue à sa mise en service. On remplit ces fentes avec des cales en fer, et l'on fretfe le moyen à l'aide de deux cercles posés à chaud. Ces cercles, en se refroidissant, se contractent et exercent sur les secteurs du moyeu un serrage ^ergique.

Les roues qui composent le matériel définitif sur un chemin à grande vitesse sont , à de rares exceptions prës , toutes cerclées en fer.

Tantôt le moyeu, les rais et le cercle sur lequel est posé le bandage -en fer, sont en fonte, coulés d'une seule pièce, comme dans la roue fîg. 266: tantôt le moyen seul est en fonte, les rais et le cercle sont en fer (fig. 267).

Ce dernier genre de roues est maintenant exclusivement en usage pour les wagons à voyageurs ; le premier est encore employé pour wagons à marchandises sur quelques lignes belges et anglaises.

La différence de prix en iaveur des roues à rais en fonte nous paraît trop faible pour justifier leur emploi , même pour les wagons à inarchandieeii. ^ur fragilité expose i des accidenta

Fig. 268. Boue m fonte avec bandage en fer.

queron n'a pas à redouter avec celles à rais en fer. Qa*un déraillement ait lieu, ou même qu'un essieu vienne à casser, sans qu'il y ak déraillement, les roues à rais en fonte se rompront trèsprobablement , lorsqu'au contraire celles à rais en fer résisteront. Des vices trop fréquents dans* la fonte, une clavette trop fortement serrée , un cercle posé trop chaud , un bandage posé ou enlevé sans précaution, ou simplement

Fig. 257. Roue en fer avec moyeu en fonie. ^^ ^^^ ^^^^

autant de causes de rupture qui ont pour conséquence la perte de la roue tout entière.

La roue représentée fig. 266 estemployée sur lechemin de Londres & Birmingham, pour les wagons à marchandises ; les rais en sont ronds et creux. D'autres fois les rais sont plats et à nervures.

Les roues à rais en fer (fig. 267) se composent de bandes de fer plat, recourbées autour de mandrins en fonte, de

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