‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 48 sur 146 · PLANS INCLINES A MACHINES FIXES · texte numérisé non relu

PLANS INCLINES A MACHINES FIXES

contrepoids servant à équilibrer la cloche, de sorte que celle-ci s'élève ou s'abaisse sans difficulté par suite d*un mouvement de rotation imprimé à Taxe. Cette cloche plonge en partie dans un réservoir plein d'eau ; elle couvre l'une des extrémités d'un tube en forme de siphon renversé qui , s'élevant d'une part au-dessus du niveau de l'eau, de l'autre monte verticalement le long de la paroi extérieure de la cloche jusqu'au-dessus de la plate*forme qui supporte l'axe et la manivelle avec lesquels on met la cloche en mouvement. A côté de ce tube s'en trouve un autre qui se prolonge souterrainement jusqu'au point où le signal doit être transmis. Les orifices de ces deux tubes sont couverts par un tiroir analogue à celui qui règle la distribution de la vapeur dans les machines. Ce tiroir, mû par l'intermédiaire d'un levier tournant à frottement doux autour de Taxe qui sert à mouvoir la cloche , peut , selon qu'on abaisse ou soulève celle-ci , mettre en communication les deux tubes entre eux, ou le tube du réservbir avec l'air extérieur et le tube d'avertissement avec un sifflet.

Dans le premier cas , l'air de la cloche étant comprimé , va par le tube souterrain donner le signal à l'endroit voulu ; dans le second, l'air rentre dans la cloche par le tube du réservoir, et le tube d'avertissement sert à recevoir un contre-signal attestant que le premier a été entendu.

Quatre appareils de cette espèce sont placés aux quatre extrémités des deux plans inclinés, et établissent la correspondance de ces extrémités entre elles avec le mécanicien. A cet effet deux tubes parcourent toute la longueur de chacun des plans inclinés. On réunit les appareils du pied et du sommet d'un même plan, de sorte que les signaux y cheminei\t tour à tour dans les deux sens. L'autre établit simplement la communication entre le pied du plan inférieur ou le sommet du plan supérieur, et un sifflet situé au milieu du palier, et dont le seul but est de donner directement au mécanicien , placé soùs le péristyle du bâtiment des machines, l'ordre de commencer ou d'arrêter la marche.

t04 D£S MOTEURS.

Il est probable que cet appareil trës-ingéhieux a été remplacé par le télégraphe électrique , depuis que l'emploi de ce nouveau système 8*est répandu.

Il est indispensable que chaque convoi ait avec lui un frein puissant, tant pour modérer sa vitesse, lorsqu'il descend par son propre poids, que pour prévenir les accidents en cas de rupture de câble à la remonte.

On a construit à cet effet des wagons spéciaux à six roues et de 6 mètres de longueur qui portent en même temps la pince d'accrochage pour la remonte. Le frein adapté à ces grands wagons agit directement sur les rails, et non sur les roues, comme dans le cas ordinaire. Nous l'avons décrit et représenté page 176.

Enfin, d'après les règlements concernant les convois de voyageurs , la moitié des voitures doivent être munies de freins ordinaires. Ces freins suffiraient même généralement à la descente, et l'on n'en exige d'autres que la nuit ou pour les convois de plus de 8 wagons. Néanmoins, comme il monte à peu près autant de convois qu'il en descend , et qu'à la remonte l'emploi des deux wagon&'freins, l'un en tête, l'autre en queue, a été jugé indispensable, il faut bien les faire descendre, et dans ce cas, on les place toujours en avant.

La pince d'accrochage portée par le wagon-frein se compose de deux mâchoires : l'une, fixe, est un peu supérieure au câble; l'autre, mobile, est un peu inférieure. On place d'abord le câble sur cette dernière, que l'on relève ensuite au moyen de leviers en la serrant contre la première. Elle est maintenue dans sa position définitive au moyen d'un déclic qu'il suffit ensuite de lâcher pour que la pince abandonne le câble.

La section transversale des deux mâchoires réunies est justement celle du câble ; mais sa section longitudinale est un arc de cercle dont la concavité est tournée du côté du sol. Le câble affecte conséquemnient cette courbure lorsqu'il est serré par la pince. Cette disposition augmente le frottement du câble et des mâchoires , seule force qui produise l'ascen-

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