‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 65 sur 146 · DÉTAILS. — TUYAU DE CONDUITE DE LA VAPEUR · texte numérisé non relu

DÉTAILS. — TUYAU DE CONDUITE DE LA VAPEUR

gnée placé sur la boîte à feu. Cette disposition est avantageuse dans les machines dont le réservoir de vapeur est partout assez haut pour qu'il n'y ait que peu ou point d'eau entraînée avec la vapeur. Elle permet de visiter et de réparer très-facilement le régulateur. Quand on l'emploie on effectue la prise de vapeur au moyen du tuyau à fente longitudinale dont nous avons parlé page 223.

Tuy»!! de eonilvite de la Tapeur. — Le tuyau par lequel la vapeur se rend de la chaudière aux cylindres est généralement en cuivre rouge, sauf dans la partie où se trouve le régulateur et celle où commencent les conduites distinctes .des deux cylindres. L'assemblage du tube avec la partie fixe du régula* teur mérite d'être décrit : un cône en laiton placé à l'extrémité du tuyau en cuivre pénètre dans un cône intérieur exactement semblable alézé dans la fonte ; les deux parties sont serrées Tune contre l'autre au moyen de deux boulons et d'un collier.

Quand le régulateur n'est pas extérieur, la partie horizontale du tuyau de prise de vapeur traverse la plaque tubulaire de la boîte à fumée sur laquelle elle est boulonnée ainsi que la culotte en fonte au moyen de laquelle s'opère la bifurcation.

Sur cette culotte ou sur la boîte du régulateur, quand il est extérieur, s'assemblent les tuyaux spéciaux de chacun des deux cylindres. Ces tuyaux sont en cuivre rouge; ils suivent les parois de la boîte à fumée afin de ne pas cacher les tubes à fumée. Quand ils sont extérieurs, ils s'appliquent sur la chaudière et sont recouverts d*une enveloppe en tôle mince qui empêche le refroidissement.

Quelquefois leur joint sur la boîte à tiroir se fait au moyen d'un presse«étoupes, afin de ne pas contrarier les dilatations.

La somme des sections des deux tuyaux doit être égale à celle du tuyau principal.

MZCANrSBfX MOTEUR ST DISTRIBUTIOIT.

Dans ce paragraphe nous aurons à décrire :

Les cylindres, les boîtes à vapeur, les pistons, les tiroirs et leurs accessoires ;

Les glissières, les têtes de piston, les bielles, manivelles et le mécanisme qui opère la distribution ;

Les modifications qu'on a fait subir à l'appareil de distribution pour utiliser la détente de la vapeur.

Cylindres et boites A irapenr. — Nous-avons VU que l'appareil moteur consiste en deux parties parfaitement symétriques disposées de part et d'autre de l'axe de la machine.

Le cylindre est un tube en fonte de 20 à 25 millimètres d'épaisseur dont la paroi intérieure est parfaitement alézée, c'està-dire tournée de manière à former un cylindre parfait et exempt de toute saillie et de toute rugosité. A ses deux extré* mités le cylindre est muni de brides, sorte d'anneaux venus de fonte avec lui et sur lesquels s'assemblent le fond et le couvercle. La bride du fond située à l'arrière du cylindre est sou* vent intérieure , disposition qui donne à l'assemblage plus de solidité et au joint plus de durée. La bride du couvercle située à l'avant est toujours extérieure, sans quoi elle rétrécirait l'ouverture du cylindre et s'opposerait à l'introduction du piston. Cette disposition est motivée ; en effet il est extrêmement rare que l'on retire le fond d'un cylindre dans une machine en service, tandis qu'il faut enlever le couvercle toutes les fois qu'il y a lieu de visiter ou de réparer le piston ou la surface intérieure du cylindre. Les brides doivent être bien dressées, c'est-àdire parfaitement planes et perpendiculaires à l'axe du cylindre ; le fond et le couvercle sont également dressés et fixés sur le cylindre au moyen de boulons ; ils présentent tous deux une saillie cylindrique ou entrée de 0",05 à 0"* ,06 de longueur qui pénètre dans le cylindre et sert à les centrer. Afin de rendre le joint complètement étanche, on interpose entre les deux surfaces une ficelle goudronnée entourée de mastic au minium.

DETAILS. — CTLINDRES ET BOITES A TAPEUR. Les Ivmières d'inlroductwn

375) partent toutes deux de la table du ci//tWre, et viennent aboutir aux deux extrémilég de ce cylindre aussi près de la bride que possible ; leur prolongement est marqué sur les enlrëes du fond et ;tangulaire et présentent chacune une section d'environ , j de celle du piston,

La lumière d'échappement L placée entre les deux précédentes a une section presque double de cbacune de celles-ci; elle suit, sar une certaine longueur, la paroi du cylindre, puis vient s'assembler au moyen de brides et de boutonn sur le tuyau en cuivre rouge ou en fonte qui conduit la vapeur à la culotte d'échappement.

Dans les anciennes machines la biAte à tapeur se composait

Fig- rs.

du couvercle; elles sont de forme

d'un cadre en fonte boulonné sur la table du cylindre et fermé par nn couvercle assemblé de la même manière. Maintenant les

DES H&CBINES LOCOHOTIVES.

constructeurs préfèrent la faire venir de fonte avec le cylindre ; cette disposition (fïg. 376) qui ne présente pas de grandes difficultés de moulage supprime un joint, ce qui est toujours avantageux.

Quand les cylindres sont intérieurs et les boîtes à vapeur placées sur le côté de ces cylindres, elles sont généralementassez rapprochées pour pouvoir être réunies de manière à ne former qu'uneseulecapacité.Dans ce cas la paroi antérieure de la boîte commune est fermée par une plaque mobile unique qui permet de visiter et de réparer les tables des cylindres sans les démonter. Celte disposition , adoptée dans les machines à marchandises du chemin de fer de Paris à Strasbourg, est très-solide , mais elle présente l'inconvénient d'être fort peu commode pour les réparations ; aussi a-t-on préféré, dans les machines mixtes et à marchandises du chemin de fer de Lyon, reporter les tiroirs obliquement sous les cylindres et fermer la partie inférieure de la boîte & vapeur par une grande plaque mobile.

Quand les cylindres sont extérieurs , ils sont trop écartés pour qu'on puisse réunir leurs boîtes à vapeur; on ferme alors

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