‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 67 sur 146 · VX · texte numérisé non relu

VX

est fait avec cet alliage. Des godets servent à graisser l'appareil.

28 tt

Les tiroirs Eont généralement en fonte , quelquefoie en bronze. La fonte de bonne qualité ne donnant pas lieu à plus de frottements que le bronze, et coûtant moine cher , elle obtient généralement la préférence. Nous avons déjà décrit sommairement la forme et les fonctions des tiroirs, nous allons entrer dans quelques développements à cet égard.

Les figures 379 ABC représentent les trois positions principales que pent prendre le tiroir. Dans la figure A la vapeur qui remplit la boîte à tiroir pénètre dans la capacité 1 du cylindre et force le piston à marcher dans le sens indiqué par la flèche , tandis que celle qui est contenue dans la capacité 2 s'échappe dans l'atmosphère. L'inverse a lieu pour la position du tiroir qui est représentée dans la figure B. Enfin, quand le tiroir occupe la position C, il intercepte toute communication du cylindre soit avec la boîte à vapeur, soit avec le tuyau d'échappement. La position C, que nous appellerons position moyenne , parce qu'elle partage en deux parties égales le chemin que doit parcourir le tiroir pour passer d'une des positions extrêmes A à l'autre B, convient au tiroir quand le piston est à l'une des extrémités de sa course. En effet, si nous nous reportons â la

DÉTAILS. — GYLINDhES ET BOITES A VAPEUR. 289

fignre C , nous verrons qu'il suffit de déplacer le tiroir d'une trë«-fajble quantité dans un sens ou dans l'autre , pour que la vapeur soit admise sur Tune ou Tautre face du piston et s'échappe du côté où elle remplit déjà le cylindre. Il en résulte que, toutes les fois que le piston est au bout de sa course j le tiroir doit être au milieu de la sienne. Si nous poursuivons cet examen, nous voyons également que, pour que le piston se mette à marcher dans un sens , quand il est près d'une des extrémités de sa course , il faut que le tiroir marche aussi dans le même sens.

Des deux faits que nous venons de constater, nous déduisons la règle suivante :

Pendant que le piston passe cPune des extrémités de sa course à Vautre, le tiroir qui occupe sa position moyenne marche d*abord dans le même sens que le piston jusqu'à ce qu'il soit arrivé à sa position extrême, et retnent à sa position moyenne au moment où le piston arrive au bout de sa course. Nous verrons plus loin comment les tiroirs reçoivent le mouvement de la machine une fois qu'elle est en marche; nous verrons également les modifications qu'il convient d'apporter dans cette distribution normale pour tirer de la vapeur tout le parti possible.

Le tiroir est exposé à s'user, et il arrive parfois qu'il se lève pour donner passage à l'air comprimé par le piston quand le mécanisme de changement de marche est disposé pour la marche en arrière, tandis que la machine continue son mouvement en

avant. C'est pourquoi il est logé dans un cadre en fer généralement venu de forge avec la tige (fig. 380) qui communique le mouvement alternatif au tiroir. Un Fig. 380. ressort r, fixé sur le ca-

dre , l'appuie continuellement sur son siège. Quand les tiroirs sont disposés latéralement aux cylindres ou sous ces

cylindres , la tige t porte un prolongement /' au delà du cadre ; ce prolongement pénètre dans la paroi antérieure de la boite à tiroir, de sorte que la tige se trouve guidée par les deux bouts dans son mouvement rectiligne.

Les cylindres portent aux deux extrémités de leur génératrice inférieure deux robinets en bronze que le mécanicien peut ouvrir ou fermer à volonté, depuis sa plate-forme , au moyen d'une tringle à poignée, de bielles et d*un arbre à manivelles. Il est bon de disposer un robinet semblable sous les boites à vapeur. Ces robinets , dits purgeurs , sont destinés à évacuer Teau de condensation qui se dépose dans les cylindres quand leurs parois sont froides et celle qui est souvent entrainée par la vapeur.

Le couvercle des cylindres et quelquefois la boite à tiroir portent un autre robinet qui sert à graisser les surfaces frottantes. La disposition représentée figure 381 permet de graisser, la machine étant en marche. Le robinet r étant ouvert, celui r' fermé, on remplit d*huile le réservoir sphérique « , puis on ferme r, on ouvre r' et Fhuile pénètre dans le cylindre. Dans Torigine, les cylindres étant toujours placés dans Tintérieur de la boîte à fumée , on les fixait alors au moyen de leurs brides sur la plaque tubulaire et sur la paroi antérieure de cette capacité. Cette disposition fatiguait la chaudière et ne présentait pas une solidité suffisante; aussi fixe-t-on main tenant les cylindres directement sur les longerons des châssis au moyen de larges pattes en fonte. On ne doit rien négliger pour rendre les cylindres parfaitement fixes par rapport au mécanisme de la machine ; et, à cet effet, on doit les attacher surtout sur le châssis. Il est bon néanmoins de les relier à la boite à fumée afin que toutes les parties qui composent la machine soient solidaires les unes des autres.

Quand les cylindres ne sont pas contenus dans la boite à fumée, il est nécessaire de les préserver du refroidissement qui résulterait du contact immédiat de leurs parois avec l'air sans

Page 1