‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 82 sur 146 · DÉTAILS. — TENDER · texte numérisé non relu

DÉTAILS. — TENDER

pëfieure de cette caisse se charge le coke. Un ou deux troua d'homme garnis de couvercles et de paniers en cuivre percés

de trous servent à l'introduction de Teau et au nettoyage de la caisse. Ces trous sont généralement placés à l'arrière du tender et des deux côtés de sa paroi supérieure.

La prise d'eau se fait par le moyen de deux soupapes placées à l'avant de chacune des branches du fer à cheval. Ces soupapes se manœuvrent au moyen d'une tige à vis depuis la plate-forme du mécanicien ; sous le plancher elles communiquent avec deux tuyaux en cuivre rouge qui viennent se placer dans le prolongement des tuyaux d'aspiration des pompes.

TnyaufL de rfteeordeaieBt.

— L'attelage du tender avec la machine étant disposé de manière à permettre à ces deux ^appareils de s'incliner l'un par rapport à l'autre, les tuyaux de prises d'eau doivent se raccorder de manière à permettre ces mouvements. A cet effet, on a Fig. 460. d'abord opéré la jonction des

tuyaux de la machine avec ceux du tender au moyen de boyaux en cuir, en toile ou en caoutchouc volcanisé. Ces appareils sont imparfaits , longs à mettre en place et coûteux d'entretien; on leur préfère actuellement les tuyaux entièrement

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métalliques représentés fig. 460. Sur les deux tu3ratix en cuivre rouge, on fixe au moyen de brides et de boulons deux tuyaux en bronze, à rotules, qui peuvent prendre toutes sortes de positions par rapport à la partie fixe de l'appareil. Le tube qui forme le prolongement de la rotule du tender pénètre dans un presse-étoupes placé à l'extrémité de la rotule de la ma» chine. Le couvercle de ce presse-étoupes est en forme d'entonnoir, afin de faciliter l'entrée du tuyau du tender; il doit être dirigé en arrière afin que le sable de la voie ne puisse s'y engouffrer quand la machine marche en avant dans le sens ordinaire de son mouvement.

Les rotules sont coûteuses de construction et d'entretien ; M. Polonceau les a remplacées sur quelques machines de Versailles (rive gauche) et d'Orléans par des tuyaux en cuivre, contournés en spirales, dont la forme se prête facilement & tous les mouvements de la machine et du tender sur la voie.

Aujourd'hui on remplace assez généralement ces dispositions par un tuyau en caoutchouc volcanisé, épais, entouré d'une spirale en fil de fer qui l'empêche d'être crevé par la pression intérieure de la vapeur.

Quand la production de vapeur devient assez considérable pour faire lever les soupapes, ce qui arrive surtout en stationnement, on envoie cet excédant de vapeur dans le tender où elle chauffe l'eau d'alimentation. A cet effet, deux tuyaux munis de robinets qui sont à la disposition du mécanicien ^ partent de la partie supérieure de la boite à feu et s'assemblent sur le tuyau de raccordement de la machine en R (fig. 460). Ces appareils s'appellent les tuyaux et robinets rechauf" feurs.

Frète. — Le tender porte aussi le frein au moyen duquel le chauffeur modère la vitesse du convoi ou l'arrête complètement. Le frein du tender a subi les mêmes modifications que celui des wagons. Il se composait d'abord d'un seul sabot appliqué au moyen d'un levier sur une roue. On a ensuite em^

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