P+p) 0,005 (P-fp
pa
En 1840, M. Morin a mesuré directement, à l'aide 4'un dynamomètre à ressort, la résistance d'un convoi de 5 wagons, pesant ensemble 27^6, remorqués à la vitesse de 18 à 25 kilomètres à l'heure. Ces expériences ont été £sdtes sur le chemin de Saint Germain , dont le tracé et le profil sont très-peu accidentés. Voici les résultats de ces expériences.
DESIGNATION DBS TENTS.
Vent arrière.
Vent de bout
Vent arrière.
i s fi
is M
as T3 s
fiC
tl M S
Sa
Vent oblique opposé au monve-| 5^,52 ment , ayant nneviteste d'environ!
trois mètres par seconde i 10'',25
id.
On remarque, à l'inspection de ces tableaux, que le vent
COMPABAISON DE LA RSSISTANGE. 403
de bout, o'est^-dire le vent soufflant en sens contfaiie de la marohe du convoi , n'agissant qne sur une petite sutCeu» p produit faien moins d'effet que le vent soufflant latéralement. Il est à regretter que M. Lardner n'ait pas, comme M. Morin, indiqué la vitesse du vcàit dans ses expériences.
Nous terminerons ce chapitre par un tableau comparatif des résistances à différ^ites vitesses sur les chemins de fer, les routes ordinaires et les canaux.
OOMFAXAJBON DB LÀ BÀISTAHCS BtTB LBS BTEWÉSMUTEB VOIBB
DB COMinnnOATION.
Routes ordinaires en bcm état ^ = 0,033
Routes en bois. ^ =0,014
Chemins de fer (vitesse modérée, 8 lieues par
heure) ^= 0,005
(grande vitesse, 12 lieues par
heure). ...... 7^-0=0,010
Canaux, grande section avec bateaux ordinaires , très-faible vitesse. . j^ = 0,001
— vitesse double ^ =t 0,004
— vitesse quadruple. ëîr = 0,016 Canaux. petite section avec bateaux ordinaires, faible vitesse. - - - sh =0,0017
— vitesse double -^ =0,0066
— vitesse quadruple ^ =0,0305
Nous avons supposé que le transport s'opérait, sur les canaux, avec les bateaux ordinaires, et que la résistance y croissait comme le carré de la vitesse '. Lorsqu'on se sert des bateaux effilés , semblables aux pirogues des Indiens, bateaux qui sont en usage sur certains canaux d'Ecosse , la résistance au delà d'une vitesse de 3 mètres par seconde continue à croître, mais en suivant une progression indéterminée, moins rapide
1. Sor les canaux à petite section, quand les bateaaz ont ane certaine largenr, la résistance croit comme le cube de la vitesse.
que celle du carré. Ces bateaux ne sont employés que pour le transport des voyageurs, et, bien qu'ils n*éprouYent pas à de grandes vitesses la même résistance que lesbteaux ordinaires, ils n'en ont pas moins à surmonter une résistance encore énorme, comparée à celle opposée au moteur aux mêmes vitesses sur les chemins de fer.
U semblerait, d'après les chiffres donnés dans le tableau, que le transport des marchandises encombrantes, qui n'exige généralement pas ime grande vitesse, devrait s'opérer plus avantageusement par les canaux que par les chemins de fer. Cela serait vrai si l'on se servait du même moteur sur l'une et sur l'autre espèce de voies de communication ; mais il ne faut pas oublier que tous les essais tentés jusqu'à ce jour pour employer la vapeur à la traction sur les canaux ont été infructueux. C'est ce qui rend la traction souvent moins coûteuse sur les chemins de fer, même à de petites vitesses, bien que l'efFort de traction y soit beaucoup plus grand -, toutefois, cette condition n'est remplie qu'à la condition de tirer le meilleur parti possible de la machine à vapeur, en lui faisant traîner des convois complets ou à peu près.