ÉTABLISSEMENT DE LA VOIE
. 1,046,000 fr.
901,050 fr.
soit en nombres ronds : 1,000,000 fr. \ D'après les documents statistiques :
Les dépenses pour mobilier, qui comprennent le mobilier des pares et stations et l'outillage des ateliers, subissent l'influence de l'importance même des stations et ateliers. Il convient donc, pour rapprocher des chiffres comparables, de s'attacher, comme pour l'article précédent, à des lignes dépourvues de gares hors classes.
En opérant de même sur un ensemble de lignes ou sections de lignes comprenant plus de 2,000 kilomètres, on arrive à une moyenne de prix de revient par kilomètre de 2,540 fr., comprise généralement entre 1,500 fr. et 3,800 fr. Nous adopterons les moyennes approximatives de 2,700 fr. pour les lignes à deux voies, et 2,400 fr. pour les lignes à une voie.
Les chiffres constatés sur quatre lignes, comprenant ensemble plus de 1 ,000 kilomètres, font en outre ressortir la proportion des dépenses pour mobiliers des gares et stations à 35 pour 100 eu moyenne: elle est respectivement de 50, 36, 37 et 46 pour 100 pour les lignes de Frouard à Saarbruck, du Centre, d'Orléans à Bordeaux et de Tours à Nantes.
ÉtabiiNwcmcnt de la vole. — Quant aux frais d'établissement de la voie, ils sont faciles à calculer : un tableau qui se trouve aux documents contient les détails du prix de revient d'un mètre courant de voie simple sur les chemins de Paris à Strasbourg, de Frouard à Forbach, Metz à Thionville, Strasbourg à Wissembourg et Paris à Orléans.
Ces prix comprennent le ballast employé pour le relèvement des voies pendant les deux premières années d'exploitation. M. Jullicn, pour tenir compte de ce supplément de dépense, compte 5 mètres cubes de ballast par mètre courant de simple voie au lieu de
' Voir les (WuracnU pour le déUii de l'outillage.
Il ne faut pas oublier, lorsqu'on calcule les frais de construction d'un chemin de fer, d'ajouter à la longueur des voies principales celle des voies auxiliaires posées dans les gares, et de tenir compte du prix d'achat et de pose des changements de voies, plaques tournantes et chariots de service.
La longueur développée des voies dans les gares est très-variable. On trouve, dans le tableau analytique des frais de construction de nos grands chemins de fer et des chemins allemands, cette longueur pour ces différents chemins.
Sur le chemin d'Orléans, elle n'était, dans l'origine, que d'environ il pour 100 de la longueur des voies principales. C'est le développement du trafic qui a conduit à l'augmenter de telle façon, qu'elle est aujourd'hui, d'après notre tableau, au chemin d'Orléans, de 55 pour 100.
Au chemin de Strasbourg, on ne supposait pas, lorsqu'on fit le devis, qu'elle dût dépasser 10 pour 100 de la section de Paris à JVancy, et 5 pour 100 pour la section de Nancy à Strasbourg; mais on considérait alors une recette de 16,000,000 fr. pour la ligne entière comme un maximum, et cette recette a dépassé, en 1856r 57 1/2 millions.
Dans la seule gare de marchandises de la Villettc, la longueur des voies accessoires posées pour le service des marchandises est (y compris les voies de garage qui s'étendent jusqu'à la gare de Paris) de 12,000 mètres; pour celui des ateliers de réparation des voitures, de 4,000 mètres, et de 1, 400 mètres pour les remises de locomotives.
Dans la gare d'Épernay, la longueur des voies accessoires posées pour le service de l'exploitation est de 1 ,500 mètres ; elle est de 5,750 mètres environ pour le service des ateliers.
Dans la gare de Nancy, la longueur des voies accessoires est de 5,851 mètres, mais elle est insuffisante.
Dans la gare des voyageurs de Paris, elle est de 2,000 mètres ; dans celle de Strasbourg, qui contient aussi des halles pour le service des marchandises, de 6,882 mètres ; dans celle de Metz, de 4,600 mètres.
On diminue la dépense des voies de remisage en se servant pour