ACCESSOIRES DE LA VOIE
ces voies, dans les remises de wagons, de rails du poids de 15 à 20 kilogrammes au lieu de ceux de 37 kilogrammes employés pour les voies principales.
AcceMoires de la vole. — On trouvera aux documents le prix des changements de voie et croisements en place.
Les dépenses consacrées aux accessoires de la voie sont, d'après les documents statistiques, généralement comprises entre 5,000 fr. et 7,000 fr. par kilomètre sur les lignes à double voie; la moyenne qui résulte d'un grand nombre de documents est, en France, de 5,700 fr., nombre rond.
Cette dépense de 5,700 fr. se divise comme suit : plaques tournantes, 57 pour 100, variant de 52 à 08 pour 100; changements de voie, 29 pour 100, variant de 20 à 57 pour 100; signaux fixes et outillage de la voie, 14 pour 100, variant de 5 à 16 pour 100.
Ces chiffres ou proportions diffèrent peu de ceux qui résultent de l'étude de notre tableau, page 528. On remarque seulement que, dans la section de Paris à Mcaux du chemin de Paris à Strasbourg, ils ont été considérablement dépassés, surtout en ce qu« concerne la dépense en plaques tournantes, qui s'élève à 11,480 fr.
Cela tient à ce que dans cette section se trouve comprise la gare de la Villette, dont l'établissement a exigé Un nombre énorme de plaques. La dépense faite pour les accessoires de la voie, dans cette section, ne doit donc pas figurer comme élément dans la comparaison générale des frais d'établissement d'un chemin à deux voies. C'est une dépense tout à fait exceptionnelle.
Pour un chemin à une voie, la proportion de la dépense en accessoires à «elle delà voie serait, suivant l'auteur des documents, <1<> 5 pouf 100, soit, moyennement, de 3,150 fr. par kilomètre.
Si le chemin est à une seule voie, on achète le terrain, on construit les ouvrages d'art et on ouvre les tranchées pour les deux voies ; mais on ne construit les remblais établis par voie d'emprunt que pour une seule.
Le prix de la voie simple par mètre s'établit comme il est indiqué aux documents, en comptant toutefois 1,2 mètre cube de ballast en plus; la longueur des voies d'évitemcnl est ordinairement d'un cinquième à un quart de la longueur totale du chemin.
FRAIS DE CONSTMCTION.
Lorsque le trace du chemin est très-sinueux et présente un grand nombre Je courbes en tranchées et des souterrains, un cinquième ou un quart de double voie ne suffirait pas. 11 faut poser la double voie dans toutes les parties de la ligne où les convois ne peuvent être aperçus d'une grande distance.
Les frais d'alimentation des machines sont variables. Le tableau, page 5*27, en donne le chiffre. Les conditions topographiques et géologiques dans lesquelles le chemin se trouve établi, dit l'auteur îles documents, ont une notable influence sur cette nature de dépenses. Elle est considérable sur la ligne de Paris à Lyon, dont la voie se trouve généralement placée à une grande élévation au-dessus des eaux et exige des machines à vapeur fixes sur beaucoup de points, tandis qu'elle s'abaisse pour la ligne du Nord, par exemple, qui se trouve établie a une faible élévation au-dessus des eaux.
Pour énoncer un chiffre, l'on peut admettre qu'une somme de 1,000 fr. par kilomètre serait suffisante pour faire face aux dépenses résultant de ce chiffre sur une ligne établie dans des conditions moyennes.
Matériel roulant. — Le matériel d'exécution pour les terrassements ou les ouvrages d'art des chemins di» fer, à l'exception des rails prêtés ou loués par la Compagnie, doit être, en général, fourni par les entrepreneurs, comme il l'a été au chemin de Strasbourg.
Mais, si l'on construisait des chrmins de fer dans un pays où l'on ne trouverait pas d'entrepreneur outille convenablement pour des travaux de ce genre, il ne faudrait pas oublier de porter au devis une certaine somme pour fourniture du matériel d'exécution.
La dépense pour le matériel d'exploitation des chemins est encore de la nature de celles que l'on peut aisément apprécier d'avance : on sait ce que peuvent coûter une diligence, un wagon de marchandises, une locomotive. Les documents fourniront l'indication de ces différents prix.
Quant au nombre de locomotives ou de wagons réclamés par le service du chemin, on peut s'en rendre compte sans trop de difficulté.
Locomotive*. — On connaît en effet à peu près à priori, d'après l'importance présumée du chemin, le nombre de convois réguliers
LOCOMOTIVES
de voyageurs et de marchandises qui devront circuler annuellement sur la ligne, et la distance qu'ils doivent parcourir. Y joignant celui des convois supplémentaires, ainsi que celui des convois conduits par deux ou trois machines, que Ton prévoit pouvoir être réclamés quelquefois par l'exploitation, et doublant ou triplant ce dernier, on aura U nombre total de convois simples circulant chaque année. Multipliant ce nombre par la distance totale à franchir par les convois, on aura le nombre total de kilomètres que devront parcourir annuellement toutes les machines ensemble.
Si donc on connaissait le nombre de kilomètres que peut parcourir annuellement chacune d'elles, on obtiendrait le nombre de machines nécessaires en divisant la première donnée par la seconde.
Or celle-ci peut se déduire facilement de la comparaison des divers chemins établis, connaissant pour chacun d'eux le nombre de locomotives, le parcours kilométrique de toutes ces machines ensemble, et en déduisant par division celui de chacune d'elles.
Malheureusement les comptes rendus des Compagnies ne fournissent pas toujours ce renseignement, ou ils ne renferment que des données incomplètes sur le parcours des machines. Nous avons suppléé à cette insu Aisance des comptes rendus en nous adressant directement aux ingénieurs de nos principales lignes en exploitation, et nous avons dressé le tableau suivant avec les informations que nous nous sommes procurées auprès d eux.