‹ Traité élémentaire des chemins de ferChapitre 154 sur 210 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

DES TRAVAUX DE TERRABSEMElfT ET DES TRAVAUX D ART

Nous avons vu que les chemins de fer à grande vitesse, dans l'état du moins où se trouve la science aujourd'hui, doivent remplir deux conditions importantes : la première, de se développer, autant qui* possible, en ligne droite ou en suivant des courbes de très-grand rayon; la seconde, de ne présenter que des pentes faibles.

Nous avons dit qu'on ne peut y satisfaire dans les pays accidentés qu'en exécutant de grands travaux de terrassement et de grands travaux d'art.

Les premiers, différant, si ce n'est par leur nature, du moins par leur importance, de ceux auxquels donne lieu la construction des routes ordinaires, nécessitent des moyens beaucoup plus puissants, surtout en ce qui concerne le transport des terres à de grandes distances. Aussi le chemin de fer est-il devenu pour ce genre d'opération son propre auxiliaire, et a-t-on transporté les terres sur des chemins de fer provisoires avec des machines locomotives, comme on transporte sur le chemin définitif les voyageurs et les marchandises.

De là, un art nouveau et sur lequel on pourrait publier un volume entier. Il n'entre pas dans notre plan de le décrire*. Nous nous bornerons donc à une courte analyse des procédés et à de brèves réflexions sur les applications qui en ont été faites.

En Angleterre, il s'est formé, dès l'origine des chemins de fer, une classe d'entrepreneurs riches et habiles qui se sont adonnés

1 Voir pour de plus amples renseignements le nouveau Portefeuille de lingénitur, V intéressant Mémoire publié eu 1839 pur M. Cari. Elzel, sur l'organisation des grands chantiers de terrassement, et enfin l'ouvrage allemand intitulé : Siebcnuhn Tafeln zur praklitchen Autheilung zttm Krdbau, von L. Hent.

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