CREUSEMENT DES TRANCHÉES
jeter un coup d'œil rapide sur l'organisation adoptée ordinairement.
( ronsemcnt de* trancher». — Les tranchées ouvertes au tombereau sont attaquées en un grand nombre de points simultanément, au moyen d'excavations qui en occupent toute la largeur et dToù les tombereaux extraient les terres par des rampes douces. Lorsqu'on veut employer les wagons, on commence presque toujours par faire, suivant l'axe ou le long des talus de la tranchée projetée, une petite tranchée auxiliaire nommée goulet (f)ulîet) ou omette, assez large pour donner passage à un wagon, et dont la profondeur varie avec les ondulations du sol. Il peut se présenter deux cas : ou la hauteur maxima de la tranchée définitive est peu considérable, 5 ou 6 mètres, par exemple ; ou bien elle est beaucoup plus
Fig. il.
grande. Dans le premier cas, on donne à la cunette toute la profondeur de cette tranchée, en sorte que le fond de la cunette est aussi celui de la tranchée, comme nous l'avons indiqué fig. 14 B. Les parois, dans les terrains qui ne sont pas coulants, peuvent être ver-
ticalcs ou à peu près. Le fond doit avoir une penle descendante d'environ 5 millimètres vers son extrémité ouverte, penle qu'il faut toujours se donner, lors môme que ce ne serait pas exactement celle tic la tranchée définitive.
Les terres provenant du percement de la cunelte a b c d sont extraites à la brouette ou au tombereau, ou bien elles sont relevées à la pelle, sur les bords le long desquels on les dépose, en cavaliers, e et t\
La cunettfe étant ouverte sur une certaine longueur, on pose sur le fond une voie en fer que l'on prolonge jusqu'au point de déchargement sur le remblai. Celte voie, dans la cunelte, a naturellement la pente du fond, c'est-à-dire 3 millimètres. Quant à la pente sur le remblai, elle dépend de la hauteur de ce remblai. Si celte hauteur n'est pas très-grande, comme nous l'avons supposé (fig. M, A), on pose la voie sur la crête même du remblai en lui conservant la pente de 5 millimètres.
Des wagons roulant sur ce chemin de fer provisoire emmènent à l'extrémité du remblai, pour le prolongér, les terres composant les cavaliers, ainsi qu'une partie de celles que l'on abat en prolongeant la cunette, et qui peuvent se charger dans les wagons voisins de l'extrémité fermée.
Différent» modes de déchargement. — Le déchargement 80-
père de deux manières différentes. Chaque wagon, après s'être vidé à l'extrémité du remblai, passe dans une gare d'évitement pour faire place au wagon suivant, ou bien on le pousse en avant sur un pont en charpente p (lig. 11, A), que l'on appelle pont de décharge.
Déchargement a l'anglaise. — Dans le premier cas, le déchargement s'opère à l'anglaise de la manière suivante : à l'extrémité du remblai les rails sont inclinés (lig. 12, A), et on y empile un certain nombre de traverses qui barrent le chemin. Quand un train arrive au remblai, il est reçu dans une voie de garage; on attelle alors un cheval à un des wagons au moyen d'une prolonge terminée par un crochet tel que le représente la figure 12, C, et combiné de manière qu'il se détache du wagon quand on tire la corde a ( fig. 12, C). On fait partir le cheval au trot, el, arrivé près de l'ex-