MÉTHODE DES COLLECTEURS
M. Sazilly n'en a pas fait usage, c'est probablement parce que, quand il a appliqué pour la première fois son procédé, ils étaient peu répandus.
Fig.30. Fig. 31. Fig.32.
Méthode de« collecteurs. — Au chemin de Blesmes à Gray, dans un terrain marneux où l'eau se manifestait à peu près sur tous les
Fig. r>5.
points, M. Lcdru, ingénieur principal, a desséché les talus et la chaussée à l'aide d'un ensemble de tubes de drainage dont la disposition est indiquée figure 33.
Les tuyaux T sont logés dans les fossés de 4 mètre à im,20 de profondeur environ (fig. 34), pratiqués sur le talus et espacés de 5 à 6 mètres suivant la nature du terrain; ces tuyaux sont recouverts de pierres concassées d'abord, puis de terres pilonées.
Ces collecteurs de talus se dégorgent dans des collecteurs T', dits
m TRAVAUX DE TERRASSEMENT ET TRAVAUX D'ART.
collecteurs latéraux, placés sous les petites banquettes B, dont la surface est au niveau du rail et qui communiquent avec un collecteur central T" au moyen de drains transversaux espacés de 1 0 à
Les drains doivent être formés de tuyaux de drainage, avec manchons, ayant 0œ,03 de diamètre intérieur pour les drains transversaux et (r,05 à 0°\08 pour les collecteurs principaux. Les débouchés de ces collecteurs doivent cire tenus toujours parfaitement libres et à l'abri de la gelée. Il faut pour cela que cette extrémité soit recouverte de 0m,C0 au moins de terre, qu'elle soit à 0,a,20 au-dessus du sol ou du fond du fossé où elle débouche, et qu'elle soit dessinée par un petit revêtement en pierre.
Les drains de talus étaient anciennement posés le plus généralement en écharpe. Ce n'était que dans de très-mauvais terrains et dans ceux qui avaient subi des commencements de glissement qu'on les plaçait suivant les lignes de plus grande pente. Aujourd'hui on les place toujours dans cette direction en les rapprochant plus ou moins, suivant la nature du terrain. On est naturellement disposé à penser que les eaux, tendant à couler suivant la ligne de plus grande pente, descendront en partie vers le fossé en dégradant le talus entre les drains. M. Ledru déclare toutefois qu'il résulte de l'expérience qu'il en a faite dans un certain nombre de tranchées que, les drains étant à une dislance convenable, elles sont pour ainsi dire attirées vers les conduites de dégagement et absorbées sans dommage pour le talus. Quand, au contraire, les drains sont en écharpe, les lillrations accidentelles par les joints des drains sont beaucoup plus préjudiciables au talus. Elles ont quelquefois occasionné des éboulements.
Le terrain mouillé ne descendant pas jusqu'au pied du talus, les drains de talus n'ont été posés que sur la partie mouillée, et se sont dégorgés, soit à l'air libre, soit dans des drains longitudinaux établis sur le talus à 0m,50 au moins au-dessous du plan de séparation des deux terrains perméable et imperméable. Les drains longitudinaux versent leurs eaux dans les fossés de la chaussée.
Le terrain perméable enlin se trouvant dans la partie inférieure du talus, tandis que la partie supérieure est composée de couches