‹ Traité élémentaire des chemins de ferChapitre 183 sur 210 · RECONSTRUCTION DES TALUS ÉBOULÉS · texte numérisé non relu

RECONSTRUCTION DES TALUS ÉBOULÉS

la bonne terre seule a été employée pour combler l'éboulement. Ce travail a été exécuté par zones on parties pour éviler les grands mouvements de terre.

a Ce même travail a été fait sur 60 mètres de longueur; le résultat a été très-bon, il n'y a eu aucun mouvement nouveau dans celle partie-là.

o A la suite de l'éboulement dont il vient d'être question (au profil 163), le banc de glaise a pris, et presque subitement, une inclinaison beaucoup plus forte, c'est-à-dire une pente de 0m,60 à 0m,70 par mètre. Dans cette partie, il n'apparaissait aucune partie de glaise dans le talus ni dans le fond de la tranchée; on croyait n'avoir aucun éboulement à craindre; ce n'est que lorsque la tranchée a été tout à fait à fond et les fossés ouverts que l'éboulement s'est manifesté; le poids du massif en mouvement sur une pente aussi forte a soulevé et déplacé le fond de la tranchée.

a Deux autres éboulements, au profil 162 et au profil 162% sont dans les mêmes conditions que le précédent, et ont été réparés et garantis de la même manière en faisant un caniveau b (fig. 65) au

Fig. <x>.

haut du banc de glissement, et en recouvrant celui-ci d'un matelas général de gravier que l'on prolongeait au-dessous du plafond de la tranchée jusqu'aux terres éhoulécs. Comme le niveau des fossés ordinaires du chemin de fer était beaucoup au-dessus des points d'où sortent les eaux, on a établi une rigole profonde et empierrée dans l'axe de la tranchée qui aboutit au piquet 159 pour se jeter dans la Saltzbach.

« Celle rigole, qui reçoit les eaux de ces trois éhoulements 165",

iO'2 TK.WAIX HE TEUH ASSENENT ET TKAYAl'X I» AUT.

16-' et 162, et de deux bouches de la grande tranchée d'assèchement, donne encore aujourd'hui 800 à 900 titres d'eau par heure. Au profil 163, sur 75 mètres environ de longueur, l'cboulemenl s'est produit sur lm750 de hauteur cl aussi par glissement; en cet endroit la couche de glaise est à peu près parallèle à la surface du sol; le massif glaiseux, haut de 4 mètres environ au-dessus du fond de la tranchée, est partagé dans toute sa hauteur par des couches de sable de (P,05 à 0m,l>0 d'épaisseur.

« Le massif parait être en communication avec la tranchée d'assèchement, car, aussitôt que le caniveau (a) a été fait sur la couche supérieure (où s'est produit le glissement), il n'y a plus eu d'eau apparente dans les diverses couches de sable et de glaise qui composent ce massif; la tranchée a conservé son profil normal sur la longueur et la hauteur du massif.

« Je crois que les eaux pluviales, qui sont tombées dans l'espace de 15 mètres au moins de largeur moyenne compris entre l'arête supérieure du talus et la tranchée d'assèchement, ont contribué à une partie des éboulemcnts. Ouant aux cboulements des profils 165' 162J et 162 (lig. 66), leur cause est suffisamment expliquée

Kig. Ufi.

par l'inclinaison extraordinaire de la couche de glaise : cette couche de glaise, n'étant mise à jour sur aucun point bas, a pu conserver assez d'eaux anciennes pour donner à la surface de la glaise toute l'onctuosité qui a provoqué le glissement. »

Construction des rembinls. — Les remblais des roules et des canaux s'exécutent ordinairement par couches successives que l'on prescrit quelquefois de piloner, et qui, dans tous les cas, sont comprimées par les roues des tombereaux et par les pieds des chevaux.

Sur les chemins de fer, il serait trop long et trop dispendieux

Page 1