‹ Traité élémentaire des chemins de ferChapitre 196 sur 210 · NTS A TRAVÉES INDÉPENDANTES OU SOLIDAIRES · texte numérisé non relu

NTS A TRAVÉES INDÉPENDANTES OU SOLIDAIRES

Pont de Cologne. — Au pont de Cologne, les tables ne sont pas cloisonnées comme au pont de Menai; mais l ame treillissée est dédoublée sur chaque rive.

Pont de la Dir»hau. — Au pont de la Dirsliau on a donné de la roideur à la poutre (fig. 114) au moyen de tables non cloisonnées placées les unes au-dessus des autre*, roidies par des cornières posées dans les angles.

rig. 111. - Pont de la Dirsliau.

Ponts a travée» Indépendantes ou solidaires. — A propos des

ponts à plusieurs travées, on a beaucoup discuté la question de savoir s'il fallait rendre les travées indépendantes ou si on devait les rendre solidaires. La première solution exige un peu plus de matière, mais elle se prête mieux aux effets de variations de temi. 32

pérature, et le 1er, dans ce cas, travaille toujours de la même façon. La deuxième, plus économique, présente les inconvénients contraires. Les exemples de la seconde solution sont plus nombreux .

Si, pour les faibles portées, les poutres continues présentent peu d'avantages, elles procurent au contraire une économie sensible pour les portées considérables. Théoriquement, d'ailleurs, l'inconvénient signalé de la différence de travail des poutres en fer a peu d'importance.

Poutre* solidaire» ou indépendantes. — Il s'est élevé de longues discussions sur le point de savoir s'il valait mieux employer autant de paires de poutres, autant de tabliers distincts que de voies, ou si l'on ne devait placer entre deux voies qu'une poutre portant à un moment donné deux trains à la t'ois, ou enfin si l'on pouvait se contenter de deux poutres, une sur chaque rive, avec des enlretoises s'étendant d'une tête du pont à l'autre lôte.

Ce dernier système est celui des ponts à grande ouverture; mais il ne parait pas appliqué pour les portées moyennes. Malgré les inconvénients que présente Vemploi d'une seule poutre intermédiaire, laquelle fléchit plus ou moins que les poutres de rive, selon qu'il passe deux trains à la fois ou un seul, ce qui, par suite, fatigue les assemblages, on adopte généralement cette disposition pour les portées moyennes.

On ne peut admettre que l'inconvénient de l'inégale flexion des poutres soit spécial aux ponts à trois poutres : il se produit au même degré dans ceux à deux poutres, car, si l'une des voies seule est chargée, on voit que, pour le pont à trois poutres, la poutre intermédiaire fléchit moitié moins que celle de rive, parce que les moments d'élasticité de ces pièces sont à peu près dans le rapport de 2 à 1 , et que, pour le pont à deux poutres, la poutre la plus éloignée de la charge fléchira aussi moitié inoins que l'autre, parce que la charge se décompose entre ces deux poutres à peu près dans le même rapport. Le seul moyen d'éviter l'inconvénient signalé est de rendre les voies indépendantes en employant quatre poutres; mais cette disposition est trop coûteuse pour les grandes portées, et au delà de 10 mètres environ on est conduit à l'abandonner.

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