‹ Traité élémentaire des chemins de ferChapitre 3 sur 210 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

Il y a aujourd'hui vingt-cinq ans, nous publiions avec M. Léon Coslc un ouvrage intitulé : Mémoire sur les chemins à nmièresde fer, l'un des premiers qui aient paru en France sur les chemins de fer. Un an plus lard, nous ouvrions à l'École centrale des arts et manufactures le premier cours qui ail été fait en France sur la construction et sur le matériel de ces nouvelles voies de communication ; la même année enfin, nous écrivions dans un rapport à l'Association polytechnique les lignes suivantes :

« Parmi les grandes questions industrielles qui occupent aujourd'hui le public, aucune sans contredit n'est plus importante que celle des chemins de fer. Ce n'est pas une question purement industrielle; elle touche en même temps à nos intérêts moraux et à nos intérêts matériels. Elle offre un sujet de méditation de la plus haute importance à l'administrateur et au philosophe, aussi bien qu'à l'ingénieur et au commerçant ou à l'homme de guerre. .. Les chemins de fer, par la prodigieuse célérité qu'ils établissent dans les communications, deviennent l'un des moyens les plus puissants decivi-

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libation, comme un des remparts les plus efficaces contre les agressions ennemies. . .

« Le transport des voyageurs et des marchandises précieuses sera l'objet principal des revenus des chemins de fer ; mais une grande partie des frais généraux, tels que frais d'administration, perception, entretien, qui ne varient pas proportionnellement à la circulation, pouvant être supportés par les voyageurs et les marchandises précieuses ou les objets manufacturés, ce qui n'arrive pas généralement avec les canaux, les chemins de fer pourront souvent, en abaissant leur tarif, lutter avec les canaux, même pour le transport des marchandises lourdes. »

Nos prédictions se sont réalisées. Le succès a dépassé nos espérances. Les chemins de fer sillonnent déjà, dans tous les sens, la plus grande partie de l'Europe et l'Amérique septentrionale ; l'Amérique centrale et méridionale, l'Asie, l'Afrique, l'Australie, ont leurs chemins de fer ; et bientôt ceux-ci, traversant des contrées presque inhabitées, iront propager la civilisation jusque dans les régions les plus éloignées.

Les convois de marchandises ne sont pas moins nombreux que ceux de voyageurs, et les chemins de fer ont enfante le télégraphe électrique, instrument non moins merveilleux peut-être que le chemin de fer lui-même.

Déjà, de 1840 à 1842, nous avons publié avec M. Polonivau un ouvrage sur les chemins de fer intitulé : Portefeuille de F ingénieur, qui ne s'adressait qu'aux hommes pratiques. Celui que nous livrons aujourd'hui à l'impression est moins spécial, et pourra être lu, du moins en grande partie, par un public plus nombreux, tout en fournissant des indications utiles aux hommes de l'art.

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