‹ Traité élémentaire des chemins de ferChapitre 33 sur 210 · AFRIQUE · texte numérisé non relu

AFRIQUE

Algérie. — 11 n'existe encore aucune voie ferrée en Algérie ; mais un décret récent de l'Empereur vient de décider l'exécution immédiate des chemins : , , * •

De la mer à Constantine.. . 77 kilom.

D'Alger à Blidah 48

D'Oran à Saint-Dcnis-du-Sig.. .r>5

Total. . . . 178 kilom.

et l'exécution éventuelle des lignes suivantes, y compris les prolongements jusqu'à la mer des deux chemins ci-dessus : *

Les prolongements du chemin de fer d'Alger à Oran d'une part, jusqu'au port d'Alger, et de l'autre jusqu'au port d'Oran ou de Mers-el Kebir;

Le chemin de Constantine à Alger;

— de Blidah à Saint-Denis-du-Sig;

— de Bougie à Sétif;

— de Bone à Constantine, par Guelma ;

— de Tenez à Orléansville: ^

— d'Arzeco à Moslaganem ;

— d'Oran à Tlemccn, par Sainte-Barbe et Sidi-bel-Abbès.

CHKMIXS EN ÉCiYTTE. *5

Dans l'exposé des motifs du projet de |oi nous remarquons le passage suivant : >

« Les chemins de fer algériens présenteront au point de vue de la domination et de la sécurité du p,ays des avantages stratégiques considérables. Ils permettront des concentrations de troupes rapides et faciles, et restreindront le nombre des établissements mir li ta ires, dont la dissémination est une cause de faiblesse et de dépenses. Le prix des transports aujourd'hui si élevé en sera réduit de beaucoup, et l'administration de la guerre sera la première à recueillir les fruits de cette économie. Enfin, s'il est un moyen de diminuer l'effectif de l'armée en Algérie, il n'est pas douteux que les chemins de fer ne soient l'un des éléments les plus importants de cette diminution. »

L'accomplissement de cette grande œuvre consolidera notre puissance en Algérie mieux encore que les victoires de nos armées.

Parmi les hommes qui ont étudié le plus sérieusement la question des chemins de fer algériens, nous placerons au premier rang l'ancien gouverneur maréchal Randon, et le général du génie Chabaud-Latour.

£«ypte. — L'Egypte, grâce au pacha actuel Sard-Pacha, a entrepris résolument la construction des chemins de fer et donné ainsi un exemple qui sera, nous l'espérons, bientôt suivi par la Turquie et^ «les autres pays musulmans*

Ce n'est pas sans élonnement sans doute que nos lecteurs apprendront que l'Égypte possède 477 kilomètres de chemins *\ pioités.

Le plus ancien de ces chemins, celui d'Alexandrie au Caire, a été construit par des ingénieurs anglais sous la direction de feu Robert Stephenson.

Le dernier livré au public, celui du Caire à Suez, est l'œuvre d'un ingénieur français, MoucheletBey, secondé par des ingénieurs indigènes. C'est à l'obligeance de cet ingénieur que nous devons la note suivante sur les chemins égyptiens construits ou encore à J'élude.

Chemins construits.

Chemin d'Alexandrie au Caire, long de. . . 214 kilom.

Chemin du Caire à Suez 145

Embranchement d'Alexandrie à Mariout (champ

de manœuvre à l'ouest d'Alexandrie). . . 27

Embranchement de Banhah à Zagazig. . . 35

— du Caire au palais Casser-el-Nil. 3

— de Tantah à Kifoe-Zeyat. . . 18 Chemin de Tantah à Samanoude 35

Total des chemins exploités. . . . 477 kilom.

De Tantah à Galaet-Saidich par Chobin et Manais

(barrage du Nil) 72 kilom.

De Samanoude à Talkra, vis-à-vis Mansoura

sur le Nil 18

De Zagazig à Mansoura par Aboukebir et Sim-

bellacoine 80

De Galaet-Saidich à Kelivieb (barrage du Nil)

pour joindre le Caire 10

Total des chemins à l'étude. . . . 180 kilom.

Le chemin d'Alexandrie au Caire est presque entièrement de

niveau. Ses courbes n'ont jamais moins de 400 mètres de rayon.

Le chemin du Caire à Suez, bien qu'établi au travers du désert, présente des variations de pente assez sensibles, de zéro à sept millièmes.

c«p de BonncERpénuice. — En juin 1 860 on a livré à l'exploitation le chemin du Cap à la ville de Durban, construit par les colons eux-mêmes.

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