‹ Traité élémentaire des chemins de ferChapitre 85 sur 210 · N DE PARIS A STRASBOURG · texte numérisé non relu

N DE PARIS A STRASBOURG

deux autres tranchées très- importantes encore, et le percement d'un nouveau souterrain, celui d'Armentièrcs, de 644 mètres de longueur.

À ce point, le tracé devient plus tourmenté ; il se compose en plan d'une suite de courbes de 1,000 à 1,200 mètres de rayon ; et, en profil, il présente un long palier de 7,000 mètres environ, une pente de 0"",5 sur 2,000 mètres, et un nouveau palier sur lequel se trouve la station de la Ferté-sous-Jouarre. Les tranchées sont d'une importance secondaire.

Au delà de la Ferté, on arrive à un troisième souterrain, celui de Nanteuil, de 959 mètres de longueur; on pénètre ensuite dans le département de l'Aisne, où l'on ne tarde pas à rencontrer un quatrième tunnel à l'extrémilé d'une rampe de 1 millimètre sur 2,000 mètres, et d'une courbe de 1,000 mètres de rayon. Ce souterrain, dit de ChézT-PAbbayc, n'a qu'une longueur de 452 mètres ; mais il est percé dans un terrain de glaise tellement fluide, que le prix du mètre courant a dépassé 2,290 francs.

Aux abords de Château-Thierry, et surtout au delà de cette ville, le tracé est de nouveau très-sinueux, sans que le rayon des courbes descende au-dessous de 1,000 mètres. Il est ensuite presque rectiligne jusqu'à Épernay, où il arrive par une courbe d'un rayon de 1 ,000 mètres. Jusqu'à Chàlons, il n'y a à relater qu'une rampe de 4 millimètres sur 2,500 mètres, près d'Aulnay, et une courbe de 700 mètres de rayon à l'arrivée dans la station de Châlons.

Le tracé se continue jusqu'à Vitry-le-Français sans courbes ni pentes ou rampes présentant quelque importance; il passe, à Yitry, de la rive gauche à la rive droite de la Marne.

Ce n'est pas à Vitry que le railway passe pour la première fois d'une rive à l'autre de la vallée de la Marne, qu'il a constamment suivie depuis l'extrémité sud de la tranchée de la Maison-Blanche; les exigences de la configuration du terrain ont nécessité sur la Marne sept traversées successives depuis Chaliffert jusqu'au delà du souterrain de Nanteuil, et, en conséquence, sept grands ponts de trois à cinq arches, présentant un ensemble de 70 mètres de débouché.

Ces ponts constituent, avec les quatre souterrains et les tranchées

considérables dont nous avons déjà parlé, les seuls travaux remarquables des trois premières sections.

A Vitry, le tracé quitte la vallée de la Marne pour suivre celle de la Saulx. Il abandonne à son tour la Saulx pour remonter l'Ornain, son affluent, jusqu'à Bar-le-Duc.

Cette partie dû tracé ne présente que des courbes à grand rayon «•t des pentes et rampes dont l'inclinaison n'excède pas 3m",5.

A la sortie de Bar-le-Duc, le tracé offre \ine série presque continue de courbes de 800 à 1,200 mètres de rayon; il côtoyé d'abord le canal de la Marne au Rhin, puis l'Ornain, et quitte cette rivière pour monter au faite séparatif de la vallée de la Marne et de la Meuse, qu'il atteint à Vadonville. Dans ce parcours, le profil est très-accidenté. On y trouve d'abord, sur une longueur de 1,200 mètres, une rampe variée de 3 à 5 millimètres avec deux alignements de 200 mètres inclinés de 2 millimètres en guise de palier aux stations de Lange ville et de Nançois-le-Petil.

Vient ensuite une rampe de 8 millimètres sur 10,250 mètres qui s'étend à peu près jusqu'au palier de la station de Loxeville, puis une portion de chemin d'environ 5 kilomètres avec une très-faible inclinaison, et enfin un nouveau plan incliné de 8 millimètres de pente en sens contraire du premier, s'élendant sur une longueur d'environ 10 kilomètres jusqu'à la station de Lérouville ; on arrive ainsi dans la vallée de la Meuse, qu'on suit jusqu'à Pagny après avoir touché Comrnercy.

A Pagny, le tracé quitte la vallée de la Meuse pour rentrer dans celle de 1 Ingressin, affluent de la Moselle, et traverser le faîte séparatif de ces deux vallées; il coupe deux contre-forts en souterrains: le souterrain de Pagny, d'une longueur de 573 mètres, et le souterrain de Foug, d'une longueur de 1,120 mètres. Il suit alors le cours de 1 Ingrcssin en longeant la roule impériale de Paris à Strasbourg, et débouche à Toul, dans la vallée de la Moselle, où il reste jusqu'à Frouard. Le lit de cette rivière, dans cette partie de son cours, est tellement sinueux, que le tracé doit passer trois fois d'une rive à l'autre en franchissant la rivière sur trois grands ponts de 1 55 à 160 mètres de débouché chacun.

A Frouard, où se trouvent le confluent de la Moselle et de la

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