CHEMIN DK MA LINES A COLOGNE
On compte jusqu'à huit souterrains, dont la longueur totale est de 4,600 mètres ; le plus long a 575 mètres.
Chemin de Kewnuide * C'arHitle. — Ce chemin, Un des plus
anciens de l'Angleterre, est long de 99,000 mètres.
Le profil présente deux rampes de Carlisle vers Ncwcastle, Tune de 9mai,5 sur une longueur de 6,200 mètres, l'autre de 50,aà,5 sur une longueur de 5,500 mètres. Sur toutes les autres rampes ou pentes, l'inclinaison ne dépasse pas t> millièmes.
Ce qui distingue surtout ce chemin des autres chemins anglais el en fait un sujet digne d'étude pour l'ingônieur, c'est le grand • nombre de courbes de petit rayon que l'on a du admettre pour lui tracer son passage à travers un pays assez accidenté. Plusieurs n'ont pas au delà de 400 mètres de rayon.
Les travaux de terrassement sur ce chemin sont importants. Le plus considérable de tous est la grande tranchée de Cowran, longue de 1,600 mètres, dont le cube a été de 700,000 mèlres. M. Wishaw prétend qu'elle a été percée à forfait par un entrepreneur au prix minime de 85 centimes par mètre cube ; mais il faut observer qu'une partie seulement des terres a été portée en remblai dans l'axe du chemin ; le reste a été retroussé.
Parmi les ouvrages en maçonnerie du chemin de Carlisle, nous nommerons en première ligne le grand viaduc de Corby, qui Iraverse la rivière Eden à environ 5,500 mètres de Carlisle, à une hauteur de 30 mètres au-dessus du niveau des basses eaux. Ce viaduc est entièrement construit en grès rouge. Il se compose de 5 arches en plein cintre de 24 mètres d'ouverture, posant sur des pieds droits de 4B,80 d'épaisseur.
Chemin de *iniine* a Cologne. — La Belgique, pays généralement plat et peu accidenté, se trouvait dans les circonstances les plus favorables à l'établissement des chemins de fer, et l'on a pu s'y imposer des conditions de tracé assez rigoureuses.
C'est ainsi qu'on a adopté, sur la presque totalité du réseau belge, 4 millimèt^s pour maximum des pentes à rampes, et 1 ,000 mètres pour rayon minimum des courbes; cette dernière limite n'étant pas toutefois de rigueur dans le voisinage des stations.
Seule, la portion de la ligne de l'Est établie dans la vallée de la
TRACÉ DES CHEMINS I>K FER
Vesdre, et qui s'étend de la Meuse à la frontière prussienne, s'est trouvée soustraite aux conditions générales, tant par la grande hauteur à franchir dans un aussi court trajet (18ft mètres sur 58 kilomètres environ) que par suite des nombreux accidents de terrain qui sont accumulés en cet endroit plus que sur aucun autre point de la Belgique.
Nous voulions d'abord , en nous conformant strictement à la classification que nous avons établie, décrire séparément la section delà Vesdre parmi les chemins à pente moyenne. Mais nous nous sommes décidé à considérer l'ensemble de la ligne de l'Est, par ce motif que la première section, de Malines à Ans, est parfaitement propre a donner une idée des autres chemins belges. Elle se trouve en effet dans les conditions communes, mais ce n'est pas sans quelque difficulté qu'on a pu l'y soumettre. Cependant elle présentait par elle-même trop peu d'intérêt pour nous occuper spécialement, et nous n'aurions eu d'ailleurs nulle autre part occasion d'en parler.
Les plans inclinés d'Ans à Liège, des détails desquels nous nous occuperons plus tard, trouveront ici naturellement leur place au point de vue du tracé.
Enfin, nos lignes de démarcation étant ainsi enfreintes une première fois, nous n'avons plus vu d'obstacle à décrire ainsi comme complément le chemin rhénan, qui fait suite, sur le territoire prussien, à la ligne belge de l'Est, et qui présente quelques particularités remarquables.
De Malines à Wespelair, on descend quelque temps, mais de 1 mètre seulement, puis on s'élève vers Ans d'une manière continue jusqu'à une légère contre-pente que Ton rencontre avant Tirlemont.
On passe ainsi à Louvain, à Tirlemont, à Landen, à Warremens, et l'on arrive à Ans, c'est- à-dire à 86 mètres environ au-dessus du point de départ.
A mesure qu'on s'éloigne de Malines, les accidents de terrain se multiplient et deviennent plus considérables; aussi le chemin de 1er est-il presque continuellement tracé en courbe. Entre Malines et Louvain, sur une longueur de 23,600 mètres, on trouve encore deux grands alignements, l'un de 10,000 mètres environ, l'autre