CHAPITRE PREMIER
Des moteurs applicables aux Machines .
iN ous examinerons successivement ces moteurs dans Tordre suivant : animaux, eau, air, chaleur.
Des moteurs animés.
37. Les moteurs animés qu’on emploie le plus souvent, sont l’homme, le cheval et le bœufj ce dernier sert principalement pour les travaux agricoles.
n a un but particulier, et ce but peut être atteint de plusieurs manières différentes, « suivant les circonstances. L'énuraéiation complète de toutes les manières dont on n peut changer les élémens des forces, et la description des moyens diffère ns de produire n le même changement dans les circonstances différentes, doivent offrir aux artistes les n plus grandes ressources pour les travaux de tous les genres, n Par la loi du aa octobre 1795 , la durée des cours de l'École Polytechnique, qui , par la première organisation, se faisaient en trois ans, a été réduites deux, et l’enseignement relatif aux Machines fut ajourné; cependant, il n’a pas été totalement abandonné. M. Iïassenfratz , professeur de Physique, et en même temps chargé d’un cours sur les mines, faisait connaître les Machines employées dans l’exploitation des raines, comme on peut le voir dans le programme de ses leçons , treizième cahier du Journal de l'Ècote, pag. 556 et suivantes.
Le Conseil de perfectionnement, dans sa sixième session ( décembre i 8 o 5 ), ayant réuni les cours spéciaux des mines et des ponts et chaussées en un seul cours général snr Us élemens des constructions et des Machines, a désigné daas la session suivante (décembre 1806), un des professeurs de Géométrie descriptive (M. Hachette ) pour faire le cours sur les élémens des Machines.
L'enseignement de cette partie essentielle de la Géométrie descriptive s’est déjà fait en 1806 et 1807; il se continue cette année 1808, d'après le programme proposé par M. Hachette, et adopté parle Conseil de perfectionnement dans la session de 1808. ( Voyez le Rapport de cette fission, petit volume in-^° de 9» pages. ) On a joint à ce programme un tableau des Machines élémentaires ; les formes sous lesquelles ces Machines se présentent, sont déjà en assez grand nombre pour qu'il soit nécessaire de les ranger méthodiquement ; les observations suivantes servent de base À cet arrangement» 1*. Les moteurs en u»age dans les arts , sont appliqués à un point, pour lui faire décrire ou un cercle ou une ligne droite ; de là résultent les mouvemens circulaire et rectiligne. a°. Le point mobile, après avoir parcouru une portion de cercle ou de droite, peut
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Il y a deux manières de les employer ; l'uuc consiste à les faire marcher avec ou sans charge; l’autre à les attacher à une partie de Machine, sur laquelle ils tirent ou pressent. Le tirage ou la pression se transmet à une autre partie de la même Machine, qui communique avec la résistance.
On appelle action journalière, ou travail journalier d’un moteur animé, celui qui se fait en un jour de a4 heures. La durée du travail effectif n’est qu’une partie du jour; le reste est employé ou à reprendre baleine, ou pour les repas, ou pour le sommeil.
La conservation des animaux dépend principalement de la régularité et de la modération du travail journalier. Quelle que soit la Machine qu'ils i font mouvoir, ce travail doit être réglé de manière à ne consommer que l’action naturelle et propre à chaque moteur animé. La limite de cette action est indiquée par la fatigue que le moteur éprouve, et qu’on peut appeler fatigue journalière.
ttre ramené par la force motrice vers le point de départ, en décrivant la mémo ligne; de là résultent les mouvement alternatifs, ou circulaires, ou rectilignes, qu'on nomma aussi mouvement de va et vient.
Ces quatre mouvomens, quoique continus de direction, pourraient être interrompus par une discontinuité de l'action du moteur; ainsi une roue à rochet tourne dans le même sens, quoique la dent qui la fait tourner n'exerce pas sur elle une action continue : cette circonstance amènerait, s’il était nécessaire, une nouvelle division des quatre mouvement précédent ; mais le nombre des Machines élémentaires n’est pas encore assez étendu pour qu’il soit utile d’avnir recours à cette division '; il est cependant bon de prévenir que le mot continu ou alternatif ne s'entend que de la direction du mouvement, et qu’il n'exclut pas l'bypothèsc d'un moteur dont l'action serait discontinue.
Nommant R le mouvement rectiligne contigu; r, le mouvement rectiligne alternatif; C, le mouvement circulaire continu; c, le mouvemeut circulaire alternatif, on a les dix combinaisons suivantes des quatre lettres R, r, C, c prises deux à deux dans l’ordre où le tableau les présente. ( Foyei planche i" du t" chapitre du Traité des Machines ).