‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 18 sur 119 · EN GENERAL, PREMIER* DIVISION · texte numérisé non relu

EN GENERAL, PREMIER* DIVISION

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Des Épidémies en général.

Les épidémies générales sont celles qui se voient en tous lieux, et sont produites par la constitution atmosphérique ou par des principes contagieux.

PREMIÈRE SECTION

Des Épidémies générales occasionnées par les diverses températures de l’air.

Ces épidémies, dites constitutionnelles ou de saisons, sont produites uniquement par la constitution de l’atmosphère. Aucun principe, miasme, germe ou ferment contenu dans l’air ne les engendre. Elles font participer à leur nature les maladies intercurrentes. Elles montrent, dès leur début, dans tous les âges, dans toutes les constitutions et dans les lempéramens, leur caractère distinctif, que le climat, les alimens et la manière de vivre ne font que modifier. Celles qui surviennent dans l’équinoxe d’automne , impriment ordinairement leur caractère ii celles qui se développent dans le courant de 1 année, du moins jusqu'à l’équinoxe de mars, ou il s’opère un nouveau changement.

§ I. Température froide et humide.

La température froide et humide peut déterminer l’excitation ou la tuméfaction et, par suite, meme la décomposition du tissu de la membrane muqueuse :

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i.° Des voies digestives , de là,

I continue ;

rémittente vermineuse qui dé-

vient souvent intermittente dans la convalescence ;

2.° De Y œil, d’où résulte le catarrhe ou fluxion oculaire , vulgairement ophthalmie ;

5.° De Y oreille, donnant le catarrhe auriculaire, vulgairement otite ;

4-° Du nez, occasionnant le catarrhe nasal, vulgairement coryza;

5.° De la parotide , formant le catarrhe parotidien, vulgairement oreillons

G.0 Du pharynx , produisant le catarrhe guttural ou angine , vulgairement esquinancie.

q.° Du larynx , ce qui constitue le catarrhe laryngé, vulgairement coqueluche ;

8°. De la trachée-artère donnant lieu au catarrhe trachéal vulgairement croup ;

9.0 Des bronches, qui donnent naissance au catarrhe pulmonaire , vulgairement grippe ;\

io.° Des intestins grêles , d'où nait le catarrhe intestinal, vulgairement diarrhée;

1 1,° De Y intestin colon , qni enfante le catarrhe intestinal, vulgairement dysenterie.

§ IL Tempéra ture froide et sèche.

La température froide et sèche, en irritant vio-

lemment, en tout ou partie, les vaisseaux sanguins, détermine chez les sujets forts,

de tout le système sanguin, occasionnant la fièvre angioté nique ( i ), vulgairement inflammatoire.

la phlegmasie aiguë de la membrane séreuse du

thorax, d’où la pleurésie.

du tissu cellulaire des bronches, qui produit la périp- - neumonie.

Nota. Chez les sujets affaiblis par abstinence , mauvais alimens , tristesse, travail excessif, fatigue, disette, le froid et les excès de boisson ne produisent que des catarrhes, des pleurésies, des gastrites, des rhumatismes d’une laible intensité.

§ III. Température chaude et sèche.

La température chaude et sèche, en provo-

(t)-Les fièvres continues dites essentielles sont presque toujours compliquées entr’elles, vu qu’aucun système d’organe n'est isolément affecté dans l’état fébrile. La prédominance, soit du système sanguin, soit du système lymphatique ou muqueux , soit du système biliaire, soit du système nerveux, les a fait distinguer en plusieurs espèces. Chez elles le redoublement ou paroxisuie n’est que. l’effet d une irritation légère et momentanée d’un viscère, car l’irritation géuérale est si intense pendant plusieurs jours, que le refroidissement extérieur n’est pas possible.

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quant l’excitation de tout le système digestif,

produit,

! bilieuse continue simple ; gastrique continue irflammatoire ; gastro-muqueuse rémittente .

§ IV. Température chaude et humide.

La température chaude et humide donne lieu ;

i .° A. la faiblesse ou abattement ou prostration des forces vitales des organes , produisant, dans les pays élevés, la lièvre adynamique, vulgairement putride ;

3.° A X irrégularité ou désordre de F action du système nerveuoc , occasionnant , dans les lieux bas et humides, la lièvre nerveuse continue, dite ataxique ou maligne.

Les variations subites de la température, son état électrique, en plus ou en moins, quoique ne changeant pas le caractère essentiel des maladies épidémiques, peuvent cependant les modifier. En effet, ne voit-on point, par exemple, la fièvre bilieuse, qui a pris naissance sous une température chaude et sèche, se compliquer d’adynamie, lorsqu’à la sécheresse succède l’humidité?

DEUXIÈME SECTION

Des Epidémies générales par principes contagieux?

Les principes contagieux sont, ou essentiels ou accidentels.

§ I. Des principes contagieux essentiels.

Les principes contagieux essentiels, ou virus spécifiques , sonl ceux qui développent, chez un individu mal -sain, une maladie de même nature que celle qui les fournit. On les distingue en ceux agissant par contact immédiat seul, et ceux par contact immédiat ou médiat.

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