SECONDE DIVISION
Des épidémies locales ou endémies.
Les épidémies locales ou endémies sont celles
n8 Épidémies
circonscrites dnn6 certains pays ou en un petit espace. Elles proviennent de l’altération de l’air par des émanations ou effluves des marais, des miasmes morbifiques et de certains gaz.
PREMIÈRE SECTION
Endémies par exhalaisons dites effluves des marais ou des lieux bas et humides.
Les exhalaisons marécageuses , quoique trèsnuisibles , 11e sont pas contagieuses. Elles ne peuvent être transportées très-loin sans perdre de leur activité, en quoi elles différent de celles des prisons et des hôpitaux : leur nature est inconnue, elles se jouent des recherches météorologiques. Les chaleurs de longue durée, la rareté des pluies, les vents sud, sud-ouest les développent. Leur absorption se fait particulièrement le soir et le malin, par la peau et les poumons, ainsi qu’on le remarque dans les marais Pontins, près de Rome.
§ I. Température douce.
Sous cette température , les exhalaisons des marais activées par la chaleur qui débilite les forees , produisent
Ic continue ;
rémittente avec éruption miliaire ;
intermittente des divers types.
EN GÉNÉRAL. I If)
Nota. L'état fébrile moins intense dans les réjnittentes qive dans les continues, produit périodiquement avec frisson le refoulement sympathique des humeurs -extérieures , par l'effet d’une irritation interne. La congestion viscérale qui en résulte est bientôt suivie d’une réaction fébrile.
§ II. Température chaude et humide.
La fièvre bilieuse <
Sous celte température , liait :
continue,
simple ;■
rémittente, { adynamique;
ataxique, simple; adynamiquc ; intermittente, { ataxique;
adynamo-alaxique.
Nota. Les intermittentes tierces, double-tierces, dans les grandes chaleurs, deviennent adynamiqucs, ataxiques; et, après une terminaison heureuse de ces complications , reviennent intermittentes simples.
Les fièvres rémittentes et intermittentes, dans les lieux où elles sont endémiques , régnent de temps en temps épidémiquement , et montrent quelquefois beaucoup de symptômes nerveux sans qu’il y ait rien, dans le pays, de plus mal faisant en apparence , que dans les autres années.
§ III. Température froide et humide.
Sous cette température, les exhalaisons des marais donnent naissance, à la longue, à des affections chroniques, telles que :
diarrhée,
i°. Les fièvres intermi lien tes des différais types avec
obstruction des viscères abdominaux 5 hy dropisies enkystées.
2°. ï.es aphthes ou pustules de la bouche;
3°. Les hydropisies générales ou partielles;
4°. Le scorbut de terre;
5°. 1 .e rhumatisme musculaire ou rhumatisme ordinaire ;
6°. La goutte ou arlliritis de Linné ;
7°. Le rachitis ou osteomalaxie de Duncan ou noueure ;
8°. Le scrophule , vulgairement écrouelles ou humeurs froides ;
9°. Le goitre ou gouctre ou bronchocèle ; io°. La teigne ou radie , lichen des Grecs, porrigo des Latins ;
ii°. Les dartres , herpes de Cullcn, de sauvages. DEUXIÈME SECTION.
Endémies par Miasmes morbifiques émanés de • lieux circonscrits.
Ces émanations sont celles des hôpitaux , des prisons, des camps, des amphithéâtres, des cime-
EN GÉNÉRAL, tières, des voiries. Elles produisent, sur tout sOus une température chaude - humide , de longue durée , et en automne ,
i°. Toutes les affreuses maladies du second paragraphe de la seconde section de la première division ( page 111)5 2°. La pourriture ou gangrène d’hôpital ;
3°. La pustule maligne ou boulon malin ;